LIERNOLLES

    Merci à Mesdames LAPANDRY Danielle, PETIOT Isabelle (Maire de la commune), et Monsieur PARUZOT Jean-Pierre pour leur accueil, disponibilité et gentillesse.

    3 731 ha - Altitude de 247 à 340 mètres - 211 habitants environ

    Occupée dès l'âge de bronze, la commune est signalée par N. de Nicolay comme "paroisse et chasteau, membre de Chastel-Perron, dépendant de la châtellenie de Moulins." Une hache à ailerons médians fut d'ailleurs découverte. Liernolles est issu du nom de l'anthroponyme latin "Liternes" et du suffixe "Ola". Plusieurs seigneuries se partageaient le territoire. Un couvent de bénédictines fut détruit probablement au XIVème siècle par un incendie, et en 1242, l'ancienne paroisse d'Huvers était le siège d'une commanderie qui abritait un hôpital dont il ne reste pas trace. A Huvers, la petite église fut très sérieusement endommagée suite à l'invasion des Huguenots, à l'époque des guerres de religion. Nous pouvons affirmer, avec ces quelques éléments, que l'origine de Liernolles comme paroisse, remonte à une époque fort lointaine.

    Les carrières d'Arny (photo ci-dessus) et de Valtan  (photo ci-dessous) ont fourni, du XIIIème siècle à 1639, des pierres de grès rouge que l'on retrouve dans plusieurs constructions sur la commune (Château, ferme de Valtan), et communes voisines (bourg de Saint-Léon par exemple).

    C'est en 1901 que le fossoyeur de Liernolles mit à découvert, dans l'angle sud-est du cimetière, les fragments de la statue de Saint-Louis. Même privée de sa jambe gauche, et d'une grande partie de son manteau royal, cette statue est enterre cuite émaillée, et date du XVème siècle. La particularité du personnage est le chapeau qui couvre lourdement son chef.

    En effet, le chapeau du saint Louis de Liernolles, de forme assez haute, cylindrique, à bords circulaires larges et relevés, n'est pas orné, comme celui de Charles VII, de galons d'or en zigzags réguliers, mais de fleurs de lis posées très symétriquement, en relief sur un fond rayé. Un émail vert couvre le chapeau, et tout le devant du manteau.

    Cette statue devait mesurer plus d'un mètre, depuis la base du socle sur laquelle elle était placée, jusqu'au sommet du chapeau. Elle est assez grossièrement faite d'argile et, sauf la tête qui est particulièrement réussie, le reste paraît avoir été exécuté par un ouvrier assez ordinaire.

    Le corps est fait de larges bandes de terre, posées l'une sur l'autre, soudées ensemble par les bords, et sur le plat desquels l'ouvrier a appliqué partout des fleurs de lis qui viennent en creux et de petits ornements, fleurs ou pois, qui harmonisent et relient ces fleurs de lis au simple tore des bandes.

    De l'ancien château des Augères, démoli en 1750, il ne reste que quelques substructions sur le replat de la motte féodale. Le tertre artificiel, en forme de tronc de cône, était d'un diamètre de 25 mètres, ceinturé par un fossé d'une dizaine de mètres de large.

    De même, au lieu-dit la "Berthière", il subsiste une motte, partiellement détruite. Le tertre était de plan circulaire de 30 mètres de diamètre, entouré d'un fossé de 7 mètres de large.

    Au "Vignoble", deux tertres artificiels existent encore, marquant l'emplacement de la maison forte. Le plus important est de plan rectangulaire de 20 mètres de côté, et entouré d'un fossé large de 11 mètres. Il supportait la maison forte. Le second est à une soixantaine de mètres du premier, et est de plan circulaire, de 6 mètres de diamètre, ceinturé par un fossé. Il devait servir de base à un système défensif avancé.

    Enfin, aux "Grands Jollets", se trouve une maison à pans de bois (photo ci-dessous). 

    Le testament lapidaire de 1431, les deux procès-verbaux des visites de Monseigneur Massillon (1707) et de Monseigneur de la Garlaye (1745), les registres paroissiaux remontant jusqu'en 1665, la prise en charge de l'église par les religieuses de Marcigny (1702), nous donnent des dates précises. Ils nous conduisent jusqu'en 1133. Nous pouvons donc affirmer que l'existence de Liernolles comme paroisse remonte à plusieurs siècles plus loin que le testament lapidaire.

    Jusqu'en 1803, la paroisse de Liernolles est obligé de subir l'époque révolutionnaire. Les prêtres restés fidèles doivent se cacher au fond des bois pour éviter la mort. Pendant cette période, les habitants font baptiser leurs enfants à l'église de Saint-Révérien, située entre Vaumas et Chapeau.

    De même, les habitants qui, pendant la révolution,s'étaient mariés sans prêtre, régulariseront leur union auprès du curé Jean-Baptiste Sarret. Ce dernier mourut le 18 février 1814, et fut inhumé devant la grande porte de l'église. Il n'a pas été dressé d'acte de sépulture à l'église. L'acte de décès est à la mairie.

    Liernolles a vu la naissance de Marc Antoine Baudot le 18 mars 1765. Son père était le fermier du domaine de la Forêt de Viry. Médecin, révolutionnaire, député à l'Assemblée législative, puis à la Convention, il décèdera à Moulins le 23 mars 1837. Photos ci-dessus: ancien hôtel-restaurant et ancien couvent.

    Ci-dessous, vous pourrez observer, pendant votre ballade, photos de haut en bas: la belle demeure des "Pourrats", les ruines près du domaine de Valtan,le  Moulin de Valtan restauré et désormais propriété privée, et une vue sur les ruines et le Moulin de Valtan.