petites histoires d'avermes

    histoire d'auberges

    En 1894, une auberge est ouverte, qui sera malheureusement détruite par un incendie en 1907. Une nouvelle auberge est inaugurée en 1911, et elle fut de longues années le siège du premier poste public de téléphone. A partir de 1930, le bar-tabac, géré par les époux Dugreneau, a été le lieu de convivialité incontournable lors des fêtes religieuses, patronales ou encore commémoratives. Les habitants, les pèlerins, et autre public aimaient à s'y retrouver en grandes tablées autour d'un verre ou d'un bon repas. Avant la rentrée des classes, annoncée par le tintement de la cloche, les enfants s'y approvisionnaient en caramels à 2 sous, bâtons de réglisse, boîtes de coco et autres friandises en tout genre.

    lettre du 05 octobre 1846 du curé de corps à monseigneur l'évêque de grenoble

    Le 19 septembre 1846, deux pauvres enfants de Corps (Isère), Maximin Giraud (11 ans) et Mélanie Calvat (14 ans), gardent leur troupeau sur la montagne de la Salette à 1800 mètres d'altitude. Après avoir déjeuné, ils s'endorment et, à leur réveil, ils aperçoivent une Dame assise. La peur les empêchant d'avancer, elle s'est levée et les a invités à s'approcher sans crainte. Quand ils ont été tout près et en face de cette Dame, ils ont entendu sortir de sa bouche des paroles étonnantes.

    La Dame se plaignait surtout des faits suivants: "les travaux du dimanche, l'éloignement, la désertion des églises de la part des hommes, les blasphèmes.... la négligence..... l'abandon de la prière. L'année dernière, les hommes ont été avertis par la maladie des pommes de terre, ils n'en ont pas fait de cas..... cette année sera plus mauvaise encore, et s'il n'y a pas de retour à Dieu, l'année prochaine, il y aura une famine horrible!"

    Ordre formel est donné de la part de cette Dame à ces deux enfants de faire savoir à tout le peuple. Après quoi, elle s'est éloignée de quelques pas, s'est élevée de terre et a disparu à leurs yeux étonnés.

    hector rolland

    Cet homme politique Français est décédé à Avermes le 07 mars 1995. Abandonné à la Noël 1911, jour de sa naissance, il est recueilli par l'Assistance publique, qui le place chez un couple d'agriculteurs, dans la Nièvre, à Varennes-Lès-Narcy. Il fut député Gaulliste de l'Allier de 1968 à 1981, puis de 1986 à 1988, et maire de Moulins de 1971 à 1989. Son franc-parler, un accent rocailleux trahissant une éducation campagnarde faisait de lui une figure pittoresque du monde politique. Il était d'ailleurs surnommé Spartacus. Il fut le premier à proposer en 1978 une loi mentionnant, pour la première fois et pour les seuls pupilles de l'Etat, le droit de connaître leurs origines. Il ne fut pas suivi, et son texte ne fut jamais soumis au vote.

    Il mènera également le combat contre le droit à l'avortement. Lors du débat sur la loi Veil de 1974, instituant ce dernier, il est particulièrement virulent, allant même jusqu'à évoquer "le choix d'un génocide", formule qui a d'autant plus choqué que Simone Veil était une rescapée des camps de concentration. De même, en 1986, il tente de créer, avec la députée de droite Christine Boutin et le député d'extrême droite Michel de Rostolan, un "groupe d'étude parlementaire pour favoriser l'accueil à la vie", création qui ne fut pas autorisée par l'Assemblée Nationale.

    le royaume des défunts

    Outre les lieux de vie, l'archéologie permet également d'appréhender le monde des morts. A Avermes, une nécropole datée du Ier siècle après notre ère a ainsi été fouillée. A cette époque, les défunts étaient incinérés sur un bûcher, dont certains vestiges ont ici été découverts, accompagnés de nombreuses poteries brisées. Ce sont les témoins du banquet qui accompagnait la cérémonie funéraire. Autour de ce lieu, étaient disposées des urnes qui accueillaient les ossements calcinés.

    GABY Jean dit Jean-Baptiste

    Cet hommage aurait pu se situer sur la commune de Bessay, lieu de naissance de GABY Jean-Baptiste, le 18 septembre 1894, au domicile de ses parents, cultivateurs.

    Il est incorporé le 16 septembre 1914 au 16ème régiment d'artillerie, réformé temporairement en décembre 1915, puis définitivement en février 1918, classé service auxiliaire avec pension et affecté au 36ème régiment d'artillerie.

    Le 16 octobre 1920, il épouse Rose GADAT à Avermes. La même année, cet homme engagé devient membre du Parti Communiste.

    La seconde guerre mondiale se déclenche et, le 01er juin 1940, il est affecté au dépôt de cavalerie n°13 et maintenu dans ses foyers comme détaché à l'agriculture. En effet, douze ans auparavant, il s'installe à Avermes et exerce le métier d'agriculteur aux Biomonts. De même, son engagement politique le conduisit à devenir le responsable de la Confédération Générale des Paysans Travailleurs, membre du syndicat agricole d'obédience communiste, et secrétaire fédéral de l'ARAC (Association Républicaine des Anciens Combattants).

    Toutes ces fonctions n'étaient pas du goût de tous. En effet, dans une note du 05 novembre 1940, le Préfet de l'Allier reçut une note mentionnant que Monsieur GABY "s'occupait spécialement des questions agricoles et se livrait à une propagande active dans le but de recruter des adhérents dans les milieux paysans", et "prenait fréquemment la parole dans les réunions du Parti Communiste".

    Après la rupture du pacte germano-soviétique, quatre personnes, dont GABY, sont arrêtées par les Allemands le 22 juin 1941 pour "menées communistes". GABY est interné à la Mal-Coiffée, prison militaire Allemande à Moulins (photo ci-dessus). Il est transféré à Compiègne au Frontstalag 122. Il y reçoit le matricule n° 1144. Son épouse écrit au Préfet de l'Allier pour lui demander d'intervenir auprès des autorités compétentes, lettre qui restera sans suite.

    Le 17 janvier 1944, il est déporté de Compiègne à Buchenwald où il arrive le 19 janvier par le convoi n° 171, et y reçoit le matricule n° 39752. Il va rester au camp central de Buchenwald comme beaucoup de personnes d'un certain âge. Le 07 avril 1945, il est évacué vers Flossenbürg par un convoi d'invalides. Il décèdera d'épuisement, couché sous une auge de lavabo, le 17 avril 1945 selon l'état civil de Bessay et le Journal Officiel n° 51 du 29 février 1992. Son nom figure sur le monument aux morts d'Avermes.