avermes

    Superficie de 1560 ha - Altitude de 199 à 262 mètres - 3838 habitants environ.

    Avermes s'étend du nord au sud sur un promontoire dominant l'Allier. Le site était déjà occupé durant la préhistoire, comme le prouve la découverte de silex taillés, de grattoirs, et plusieurs autres instruments en pierre. Par la suite, une villa gallo-romaine a dû constituer l'emplacement primitif de la paroisse d'Avermes, mentionnée dès le VIIIème siècle.

    Au Moyen-Age, le grand chemin de Paris à Lyon remplace une voie romaine, confirmant la situation privilégiée de l'agglomération. Certains spécialistes ont la certitude de l'existence au Moyen-Age d'une seigneurie primitive d'Avermes dont le château, aujourd'hui disparu, se situait tout près de l'ancienne église.

    La commune est, avant la révolution, paroisse du diocèse d'Autun et dépend de Souvigny, sur un territoire plus étendu que celui actuel, englobant la partie nord de Moulins et quelques terres de Trévol. De 1851 à 1870, Avermes possède un hippodrome transféré par la suite à Moulins le long de l'Allier. A la fin du XIXème siècle, l'industrie n'est représentée que par une fonderie de suif et une fabrique de chandelles, qui ont fermées en 1913.

    La place actuelle du bourg est de facture récente. Elle n'était autrefois occupée que par l'ancienne église et le cimetière. Une mairie-école y est édifiée au milieu du XIXème siècle. Une nouvelle église y verra le jour en 1871, une nouvelle maison école en 1883, l'orphelinat agricole en 1885 et enfin une auberge en 1894.

    Depuis 1884, un grand bâtiment entouré de murs accueillait l'orphelinat agricole Saint-Michel. Dirigé par des religieuses franciscaines, il était composé d'une chapelle, d'une école à deux classes, d'un réfectoire, d'une cuisine, d'une buanderie. Il abritait également le logement des soeurs, des enfants et du personnel, ainsi que les dépendances pour les animaux et l'outillage agricole. Jusqu'à une soixantaine d'orphelins y ont été hébergés et y ont reçu un enseignement à la fois scolaire et religieux.

    Il existe encore de nos jours une motte féodale dite de" Chambonnage", siège d'une seigneurie depuis longtemps disparue. Au hameau de "la Rigolée", existant encore au XIXème siècle, mais qui ne figure plus sur les cartes I.G.N. actuelles, une motte jadis entourée d'eau était dite "la Motte-Cheval", probablement en souvenir de ses anciens possesseurs: la famille Cheval qui fournit de nombreux officiers à l'administration ducale. Aussi, la motte du "Pré des Malots" était le centre d'un ancien fief peut-être né du défrichement de la région. Enfin, sur les bords du "Rif Batier", existait une autre motte féodale, de même qu'à "Villene". Aux "Taillons", subsiste une motte féodale, signalant la présence d'une seigneurie.

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