avrilly

    Superficie de 1148 ha - Altitude de 234 à 312 mètres - 142 habitants environ.

    Des découvertes, mises à jour lors de travaux effectués près de l'église, et l'implantation du village sur un éperon, permettent de penser à une occupation protohistorique. Jadis nommé du nom Celtique d'Arcoleca, puis Haberly, Avrilly existait avant la conquête Romaine. Au fil des siècles et des guerres, de ville florissante, Avrilly se transforma en un petit village.

    C'était une ville importante grâce aux voies Romaines qui s'y croisaient, dont une, venant de Bourges ou d'Autun en direction de Lyon, longeait la Loire. Tous les services administratifs et militaires de l'organisation Romaine s'y regroupaient. L'endroit fut choisi car il dominait la plaine de la Loire. Par un chemin abrupte, on descendait au port de la commune, où un pont de bois, puis un bac permettaient de traverser le fleuve.

    Vers 900, la commune dépendait de la puissante maison des Semur qui occupait tout le Brionnais. Une dizaine d'années plus tard, Avrilly est rattachée au prieuré d'Anzy-Le-Duc. Trois fiefs importants existaient: Bonnant, Brières, et surtout Clavegris. Ce dernier vivait des droits de circulation des bateaux sur la Loire et d'un bac. Le siège de l'ancienne seigneurie de Clavegris se situait sur la ligne de crêtes dominant la Loire, en dehors des zones inondables, sur un éperon fortifié défendu par deux fossés. Il dépendait à l'origine de la Bourgogne, et du puissant bailliage de Semur-En-Brionnais.

    L'Haye était une implantation des templiers avant d'appartenir aux hospitaliers, puis de disparaître. En 1452, une transaction entre Charles le Téméraire et Charles 1er, duc du Bourbonnais et d'Auvergne, ancre Avrilly au Bourbonnais. La commune compte 73 feux en 1670, dont une partie dépend du bailliage et grenier à sel de Semur. Les fiefs de Brières et Clavegris sont du Charolais, grenier à sel de Paray-Le-Monial. En 1682, Avrilly passe aux mains de Marie de la Guiche, marquise de Saint-Gérand. A partir de 1804, une partie considérable de la commune appartient au comte de Vichy-Champrond. Photo ci-dessus, ancien presbytère.

    A la Croix-Bouquet, une ferme du XIXème siècle, aujourd'hui rénovée (photo ci-dessous), se démarquait des autres locateries ou petites fermes, de par sa superficie plus importante (une quinzaine d'hectares), un nombre de pièces  d'habitation plus élevé et un étage., caractérisant une certaine aisance de ces petits propriétaires. L'habitation était composée d'une salle, une cuisine, trois chambres, et d'une petite pièce fraîche pour la préparation du laitage. Le travail quotidien permettait de vivre en semi-autarcie tout en réalisant un petit bénéfice sur le surplus de production.

    Un cadran solaire, de 1846, se trouve aux "Rabots" (photo ci-dessous). Exposé plein sud, il est peint sur la maçonnerie des communs d'une maison bourgeoise construite en 1846. Il participe, avec le parc attenant et les communs, à l'agrément de l'agencement général de la propriété. Photo plus bas, maison de 1878.

    L'entrepôt de Chibrely (photo ci-dessous), date du XIXème siècle, et était appelé halte en langage populaire. Il est implanté contre le canal de Roanne à Digoin, et témoigne d'un passé révolu du trafic des péniches tirées par les chevaux. Il semble être contemporain du canal, avant son élargissement. Sa fonction principale était dans le stockage et la vente du fourrage pour les animaux des mariniers. Il jouxte un bâtiment qui servait d'auberge à ces derniers. A l'écart du bourg, ce lieu, avec son quai d'amarrage, atteste d'une activité commerciale non négligeable que constituait le canal pour Avrilly avec, entre autres, l'expédition de vin et de sabots.