bagneux: patrimoine

    l'église saint paul

    Au XIIème siècle, l'église existait déjà et dépendait de l'abbaye de Saint-Menoux. De nombreuses transformations ont modifié l'intérieur, tout en conservant le caractère de petit édifice rural. Le corps du bâtiment se compose d'une nef, sans bas-côtés, et d'une travée droite qui s'ouvre sur une abside en hémicycle. Le clocher, de base hexagonale et à toit de charpente, a été recouvert d'une flèche à jet d'eau. Le mur nord, refait au XVIIème siècle, a été augmenté d'une petite salle rectangulaire au niveau de la travée droite. Au XIXème siècle, la voûte de la nef a été entièrement refaite, et le porche de bois primitif supprimé. Inscrite aux Monuments Historiques en 1926.



    Le carrelage du XIIIème siècle de l'abside, ci-dessous, est constitué de carreaux rouges portant la trace d'une incrustation en terre cuite jaune, que l'usure a fait disparaître. Néanmoins, le dessin en creux subsiste. Chaque rosace procède de la juxtaposition de quatre carreaux. Ci-dessus, plafond de la nef.

    Jusqu'au VIème siècle, seuls les adultes étaient baptisés, et le baptême se faisait par immersion. Les cuves étaient alors très grandes.A partir du VIème siècle, la plupart des païens étaient convertis. L'usage se répand alors de baptiser les nouveau-nés par souci de leur salut en cas de mortalité. Seule la demi-immersion  était pratiquée, complétée de l'affusion, qui consistait en l'aspersion de la tête du baptisé.

    Les cuves deviennent donc moins volumineuses. A partir du XVème siècle, où l'affusion devient seule en usage. Les cuves se font encore plus petites, et l'idée d'édifier deux cuves séparées fait son chemin: l'une servant de réservoir, et l'autre faisant office d'évier pour évacuer l'eau ayant servi à l'affusion. Photo ci-dessous: fonts baptismaux du XIIIème siècle.

    Il existait, dès le XIVème siècle, des peintures qui décoraient le choeur et qui ont été relevées par Gelis-Didot et le chanoine Clément. Elles ont été, au XIXème siècle, remplacées dans le même cadre de l'hémicycle, par une Vierge à l'Enfant et les quatre Evangélistes. Ces dernier apparaissent debout dans leurs édicules, le Livre serré contre la poitrine. Seul saint Marc tient le Livre ouvert. Ils laissent place, dans un registre supérieur, à la représentation de leurs symboles.

    Cette inscription funéraire ci-dessous, du XVIIème siècle, concerne l'un des curés de Bagneux, François Bouquereau, décédé le 22 janvier 1679. Elle relate quelques dispositions pieuses de ce prêtre, et plus précisément quatre fondations de messes pour ses parents et lui-même. La forme et l'ornementation du calice révèlent le type des vases sacrés utilisés au XVIIème siècle.

    La scène ci-dessous est très détériorée. Il ne subsiste que quelques traces du fond bleu et des vêtements de la Vierge.

    Une croix de procession du XIIIème siècle, protégée du public, représente le Christ, et est en bronze doré. Il porte la couronne royale qui fera place au XIVème siècle à la couronne d'épine. Il est vêtu d'un périzonium émaillé bleu lapis.Les deux pieds séparés, cloués par deux clous, sont posés sur un suppedaneum. Au bas de la croix, sort en demi-relief une petite figure qui lève les mains vers le ciel. Il est possible d'y voir l'Humanité rachetée, symbolisée par Eve sortant du tombeau.

    le château de saligny

    Au lieu-dit Ray, se trouvait" la motte de Rez" avec prés, vignes et terres. L'ancienne construction est remplacée de nos jours par une gentilhommière, maison Bourbonnaise à cour fermée, du XVIIIème siècle, restaurée en 1840. Pas de photo disponible pour ce site. Ci-dessous, le château de Saligny est constitué d'un logis du XVème siècle. La maison de maître a été restaurée à la fin du XVIIIème siècle. Il possède un gros pigeonnier rond.