barrais-bussolles

    Superficie de 2534 ha - Altitude de 300 à 512 mètres - 205 habitants environ.

    L'origine du nom vient de l'union, le 16 mars1833, de deux paroisses distinctes de la vallée de la Têche: Barrais et Bussolles. Le nom de Barrais vient vraisemblablement de sa situation au bord du ravin des Gouttes-Barres, qui est surmonté du lieu-dit "Tureau de la Motte", sur lequel se dressait le vieux château de Bar, aujourd'hui disparu. Des recherches ont permis d'exhumer des débris de tuiles et de poteries anciennes. La commune possède un souterrain, à la ferme des Bûts. Plusieurs sites entourent Barrais, dont les vestiges du vieux château de Montjournal, la tour Pourçain, l'étang des Bûts et le fief de Quirielle, où se trouvait un château féodal.

    C'est au "Tureau de la Motte", sur la partie la plus haute de la commune, proche de l'église et de l'ancien monastère, que devait se situer l'ancienne forteresse, nommée "château de Bar". Les textes signalent une "motte où fut le vieux château de Bar". On ne sait rien de ce fief avant le début du XVIème siècle. Le château a maintenant totalement disparu. Le sommet de la motte artificielle porte des traces d'occupation, retrouvées au XIXème siècle: pierres de construction, des restes de tuiles et des tessons de poteries. C'est une fortification de terre de plan circulaire d'une vingtaine de mètres de diamètre sur la plateforme qui était entourée de fossés. En ce lieu se déroule un duel en 1653, à la suite duquel Jean de Quirielle est condamné, par contumace, à être décapité. Il échappe néanmoins à ce jugement. Aujourd'hui, une construction moderne du XVIIIème siècle a remplacé le vieux château (photo ci-dessous). C'est un manoir de plan rectangulaire à deux niveaux, flanqué de deux pavillons carrés aux angles et d'un  troisième pavillon en façade.

    Edifié sur une petite butte, sur une propriété privée, se trouve un site druidique, formé de deux imposantes pierres sur lesquelles repose un gros bloc. Au XVIème siècle, la maison noble de La Bruyère était vassale de la châtellenie de Chaveroche, mais ne possédait pas la justice. La maison actuelle, qui a remplacé la maison forte du XIVème siècle, a été entièrement reconstruite au début du XIXème siècle.

    Photo ci-contre issue du livre "Le patrimoine des communes de l'Allier", page 537.

    Barrais dépend de l'abbaye de Saint-Rigaud en Bourgogne, à laquelle ce territoire est donné au XIème siècle. Des archives de 1542 mentionnent un prieuré près de l'ancienne église Saint-Julien où vit Christophe de Damas. Ce dernier construit le choeur de l'église, dans un style gothique. La clef de voûte porte ses armes. Ce prieuré et l'église sont situés, comme la tour Pourçain, sur la voie de Lapalisse au Donjon. Le presbytère, ci-dessous, dans lequel se sont succédé des occupants civils et religieux, y est également établi.

    En 1150, un membre des Montjournal, religieux à Marcigny, hérite de ce fief. C'est cette famille qui fonde la chapelle de Beaulieu avant le XIIème siècle. Le premier seigneur connu est Pierre de Montjournal en 1375. Il existe des traces de la descendance jusqu'à François, qui possède la justice de Bussolles, en 1505. Les propriétaires se succèdent ensuite.
    En ruine, le château carré, de petite dimension, flanqué de quatre tours aux angles, était bâti sur une butte fossoyée tout autour. Les dépendances étaient en dehors des murs de l'enceinte. A la base, le long du ruisseau, subsistent des vestiges de digues. Celles-ci formaient des fossés, qui rendaient la forteresse imprenable.
    Une légende évoquant un trésor, dont un jeu de quille en or, a entraîné des fouilles qui ont contribué à la dégradation du château.

    La photo  ci-contre est issue d'internet.

    Au lieu-dit Le Cros, appelé aussi Château-Vert, il subsiste les ruines d'un ancien château fort sur les collines de la vallée de la Besbre. De même, on ne sait rien du fief de Quirielle avant le début du XVIème siècle. Ci-dessous, le site de Montjournal en 2017. Les ruines se trouvent derrière la maison.