CONTES ET LéGENDES: Petites histoires Beaulonnaises

    La commune n' est pas avare en petites histoires mystérieuses. De suppositions aux contes et croyances, en voici quelques exemples:

    Se hissait sur la colline de Mont le château de Sire de Mont-En-Maix, homme fourbe, cruel et débauché. Au cours d'une dispute, il fut assassiné par son fils un vendredi Saint. L'année suivante, le même jour, ce dernier donna une grande fête au château. Malgré le caractère joyeux de ce rendez-vous, tous les convives allèrent se recueillirent devant la tombe du père défunt. C'est alors qu'au moment où la cloche de la chapelle sonna pour rappeler la mort du Sauveur sur la croix, un grondement se fit entendre, et un gouffre s'ouvrit sous les pieds du fils et de ses invités.

    Histoires de trésor maintenant........

    La vouivre garde jalousement un trésor englouti. A qui il appartenait, et comment il s'était retrouvé à cet endroit? Personne ne le savait. Il échappe à la surveillance de sa gardienne uniquement pour permettre à cette dernière d'aller étancher sa soif. Et ce n'est qu'une fois par an, le jour des Rameaux! Elle se rend alors à l'étang de Pétrot au moment où les cloches du village annoncent le sanctus. C'est à cet instant précis que quiconque peut s'emparer du trésor! Mais, attention d'avoir accompli son méfait avant le retour de la vouivre sinon......... le jour se transformera en nuit éternelle.

    Entouré de nombreux sentiers et forêts incitants à la balade et au recueillement, il n'est néanmoins pas de bon ton de se promener par le bois du Mont. Pourtant, sous quelques amas de terre, troncs et pierres, est enfoui un trésor, produit de pillages en tout genre. Voilà de quoi attiser les convoitises de personnes avides de richesses. Seulement, il est de notre devoir de prévenir que la cupidité est un bien vilain défaut porteur de danger. En effet, ce trésor est soigneusement gardé par un serpent de feu qui apparaît quelquefois sous les traits d'une jeune femme. Attention aux mauvaises rencontres........

    Est-ce également la cupidité qui, près du domaine de "chez Lamouche", fit disparaître par un matin brumeux un attelage complet de bœufs que son propriétaire ne revit jamais? Possible.....

    Et ce ne sont pas les eaux troubles et profondes de l'étang des Bluziaux qui nous contrediraient. Ni même le paysan qui y repose. Celui-ci, attiré par l'appât du gain, en plus d'être violent et grossier, fut excité par quelques croyances et supputations. Il se mit en tête de sortir des eaux de cet étang le trésor qui, soi-disant, s'y cachait. Alors que ces bœufs s'échinaient à extraire cette supposé fortune sous une pluie d'injures et de coups, attelage et homme furent soudainement engloutis par les eaux. Punition de la nature face à la bêtise humaine? Qui sait.... Le Diable peut-être......

    Le Diable justement........

    Il était monnaie courante, voilà fort longtemps, de répondre "entrez" à toute personne qui frappait à votre porte, sans savoir qui était derrière. Et c'est ce qui est arrivé à ce couple une nuit où tous deux dormaient du sommeil du juste. Nous sommes au village des Thuriers et il est fort tard. On frappe: TOC... TOC...TOC Madame, réveillée en sursaut, ne cherche pas à comprendre et invite le visiteur nocturne à entrer. Peut-être est-ce un voisin en difficulté? Et là pénètre le Diable en personne! Réveillé à son tour, le mari ne se dégonfle pas et fait face à cet intrus qui n'est pas le bienvenu. Très pieux, l'homme, sans trembler, affirme utiliser l'eau bénite régulièrement. Le Diable, dans le doute et perturbé par l'aplomb de ce paysan croyant et travailleur, préfère s'éclipser en laissant derrière lui une forte odeur de souffre. Depuis cet évènement, il est demandé "qui est là" à toute personne qui frappe à votre porte.

    Le Diable toujours.......

    Est-ce lui qui a élu domicile à la ferme de "La Source" comme on le suppose depuis 1931?  Ou alors est-ce près du lieu-dit du "Basset", dans ce trou entouré d'épais buissons appelé le "Crot du Vilain"? Dans tous les cas, il n'hésitait pas à voler le matériel des paysans qu'il jugeait trop croyants. L'autre de ses spécialités était de les martyriser en prenant la forme d'une poule noire.

    Comment l'expliquer.......

    Les "Turiers" était un territoire laïque, puisqu'aucune construction (église ou croix), ne fut érigée. Ce site avait la prétention d'être le pays des sorcières, privilège de la survivance de cultes antiques tels que druides ou druidesses, d'où le nom possible de "Curesse".

    Les "Villars" affectionnent le prénom Archambault, que l'on relève à chaque génération, de 1488 à 1518. Une motte féodale, dont des traces subsistent encore dans le bois de Mont, aurait servie de trame à la légende contée ci-dessus.