bert: patrimoine

    L'église Saint-Laurent

    L'église Saint-Laurent était autrefois rattachée au diocèse de Clermont. Elle semble être bâtie sur l'emplacement d'un ancien temple Romain. Des morceaux de colonnes et un chapiteau Corinthien ont été mis à jour à l'occasion de la démolition de vieilles maisons qui étaient groupées au pied de la butte. Le chapiteau constitue à l'heure actuelle la base de l'autel, tandis que le reste des vestiges sont installés en haut des marches qui conduisent à l'entrée de l'église.

    Remanié à plusieurs reprises, elle comprend un choeur rectangulaire du XIème siècle et une nef à trois travées, avec deux bas-côtés datant du XIIème siècle. Le clocher carré, qui remonte au XVème siècle, est un ancien donjon. Il est surmonté de créneaux au-dessus du croisillon nord du transept. Une simple échelle permet d'y accéder. La salle du premier étage a été utilisée en tant que salle de mairie pendant plusieurs années. Classée Monument Historique depuis le 28 décembre 1926.

    Le portail de plein cintre, ci-dessous, repose sur deux colonnettes. la voussure est perlée, ce qui signifie qu'elle présente des motifs en dents de scie. Le tympan n'est pas historié, mais le linteau est strié de lignes diverses dont l'interprétation est inconnue.

    La nef est construite par des moines bénédictins originaires de Cluny, et est flanquée de deux bas-côtés au XIIème siècle. Elle est couverte de voûtes d'arêtes avec des arcs doubleaux en plein cintre. Les trois travées de la nef sont séparées par des piliers massifs ornés sur deux faces par d'élégantes colonnes dont les bases sont sculptées et les sommets couronnés de chapiteaux dont quatre sont historiés.

    Sur la colonne qui se trouve à gauche de la porte, ci-dessous, le chapiteau représente l'immortalité de l'âme et la vie bienheureuse du ciel. La mort présente l'âme sous forme d'un ange à saint Michel qui l'introduit parmi les bienheureux, tandis que le corps reste dans le tombeau.

    Du même côté, sur le pilier suivant, on voit la face du Christ avec, à sa droite, des brebis qui s'embrassent (Les Justes), et à sa gauche le diable, bête féroce qui pousse les damnés en enfer.

    Dans le chapiteau qui fait face à celui présenté précédemment, de l'autre côté de l'église, est sculptée la tête d'un moine qui pourrait être celle du supérieur du monastère qui présida la construction de l'église.

    La tête de l'architecte est sculptée dans le chapiteau de la troisième colonne à droite.

    Au-dessous des fenêtres de la nef, se déroule une gracieuse corniche à billettes. Elle s'harmonise parfaitement avec l'élégance de l'architecture de ce monument, merveille de style roman Bourguignon.

    La cuve octogonale des fonts baptismaux ci-dessous est  particulièrement travaillée et décorée. Le couvercle est surmonté par deux sculptures qui représentent le baptême du Christ par saint Jean Baptiste.

    Le château de la Bêche

    En juin 1632, Gaston d'Orléans, frère de Louis XIII et associé aux complots du duc de Montmorency, couche au château de La Bêche, lors de son passage dans le village avec son armée, comme le mentionne le curé du Donjon dans son registre paroissial. Le château est alors beaucoup plus important que l'édifice actuel et compte sept tours.
    Sous la Terreur, le conventionnel, ministre de la police, Joseph Fouché, visite le district du Donjon et trouve suspecte la silhouette féodale de La Bêche. Averti, le propriétaire du lieu, Monsieur Josse de La Bêche et du Lonzat, se hâte d'atteler à ses charpentes les boeufs de ses domaines et de faire jeter bas les créneaux compromettants. C'est aujourd'hui un simple bâtiment rectangulaire flanqué de deux tours rondes aux angles d'une façade.

    le vieux châtaigner

    Surplombant la vallée des Gouttes Barres, situé à 395 mètres d'altitude sur la commune, le châtaigner ci-contre, nommé Castanea Sativa, possède un tronc unique et un branchage équilibré. Né voici plus de 300 ans, il possède une circonférence de 9.60 mètres et une hauteur de 20 mètres. Le circuit qui vous est proposé vous fera découvrir cette curiosité faunistique.