besson: patrimoine

    voies romaines et vieux chemins

    Fourchaud signifie en vieux Français "grande bifurcation". C'est là que la grande voie Romaine de Lyon à Bourges s'écartait de celle se dirigeant vers Clermont. Il est possible de les suivre car elles sont dallées.

    l'église saint martin

    Une église était placée sous le vocable de saint Blaise au début du XIème siècle sur la commune. Elle est même citée comme église paroissiale aux XVII et XVIIIème siècles. En très mauvais état, elle fut détruite à la révolution. Une donation du 20 septembre 1077, de l'évêque de Clermont, Durand, à Guillaume, prieur de Saint-Pourçain-sur-Sioule, fait figurer Saint-Martin de Besson parmi les possessions de l'abbaye de Saint-Philibert de Tournus.

    Mais, depuis, l'église Saint-Martin est le seul monument de la paroisse. Aucun élément ne permet de savoir quand saint-Martin est devenue église paroissiale. Pendant la révolution, elle devient bien national, et est achetée par le marquis de Tilly, seigneur de Bostz, suite à une vente aux enchères, afin de la sauver de la démolition. Elle passe ensuite aux vicomtes de Bourbon-Busset, qui en font don en 1824, tout en se réservant l'usage de la chapelle et du bas-côté sud. Cette partie appartient de nos jours aux Bourbon-Parme.

    Dans un environnement de ciel bleu, volètent des angelots, décrits par une tête d'enfant et deux courtes ailes. En haut, dans un halo lumineux et rayonnant, l'Esprit Saint, sous forme d'une colombe, les ailes ouvertes, inonde la scène. Au centre, de profil, Marie, agenouillée, vêtue d'une robe rouge sous une large cape bleue, porte sur ses longs cheveux un nimbe doré. Les mains jointes, la tête légèrement inclinée, elle est dans une attitude de recueillement. De chaque côté, Dieu le Père, au nimbe quadrilobé, et le Christ au nimbe crucifère, sont assis sur une nuée, dans une composition circulaire, symbole de l'Unité et de la Plénitude. Dieu le Père porte le globe surmonté de la croix, ainsi qu'une croix de saint André. C'est le Dieu Universel. Le père et le fils tiennent la couronne d'or fleuronnée et la posent délicatement sur la tête de Marie. A l'occasion du "Couronnement de la Vierge", le peintre a représenté la Trinité et l'Unité de l'Eglise, rendues nécessaires après les troubles de la Réforme.



    Classé Monument Historique en 1933, cet édifice d'époque romane du XIIème siècle possède une nef de quatre travées avec deux bas-côtés, un transept non saillant, une abside et deux absidioles en hémicycle, et un clocher sur la croisée. Sa construction s'est opérée en deux temps: le choeur, les bras du transept et les bas-côtés de la nef dans un premier temps, puis l'achèvement de la construction dans un second temps. La simplicité du plan est à noter.

    Les deux effondrements successifs du clocher en 1620 et 1700 ont entraîné la disparition des voûtes d'ogives, à l'exception d'une partie de celle des bas-côtés. Les deux portails sont d'inspiration Bourguignonne. La porte principale, en plein cintre, est ornée de colonnes aux chapiteaux de feuillages et d'animaux fantastiques. La porte latérale sud est également décorée.

    Porte principale en plein cintre. Ci-dessous, les chapiteaux aux feuillages et animaux fantastiques.

    Vue d'ensemble depuis l'entrée principale. Ci-dessus, vitrail de Saint-Martin.







    Porte latérale. Ci-dessous, les chapiteaux décorés.

    Vue d'ensemble depuis le choeur. Ci-dessus, vitrail de Saint-Blaise.





    Quelques graffitis subsistent sur les murs de l'église.

    Sur un fond de ciel bleu semé de croix fleurdelisées à quatre branches, saint Louis, de face, est assis sur son trône à piédestal. Vêtu d'une chasuble bleue à fleurs de lis et parements ocres, il porte aussi une couronne d'or et un sceptre, ornés de fleurs de lis. De chaque côté de lui, debout, deux allégories tiennent une couronne d'épines au-dessus de sa tête. A sa droite, dans une robe jaune et une cape rose, la Justice tient l'épée levée. A sa gauche, dans une robe rose et une cape verte, l'Eglise tient la Croix et le Globe. La mission de saint Louis est tracée. Grâce à la Force et à la Loi, il fera régner la justice dans l'église universelle. Au XVIIème siècle, saint Louis devient un saint dynastique, défenseur de la France et de l'Eglise.

    Son vitrail, réalisé par Mailhot en 1885, est certainement l'un des plus beaux vitraux du XIXème en Bourbonnais. Il représente le Saint agenouillé, tenant la couronne d'épines, tandis que sa propre couronne et son sceptre sont posés à ses pieds.

    Le bénitier est orné d'une tête double. Peut-être cela provient-il de l'origine du vocable de la commune, du latin "Bisso", deux fois? Les chapiteaux sont décorés de feuilles de marronniers, de chênes, de houx....







    le château de rochefort

    Le château de Rochefort, inscrit à l'Inventaire des Monuments Historiques en 1928, se compose de différents bâtiments. Une imposante tour à contreforts, d'allure défensive, appartient vraisemblablement à un premier ensemble féodal antérieur au XVème siècle.  Cette dernière est surmontée d'un clocheton, ainsi qu'une porte de la courtinelle. Un logis du XVème siècle, au pignon élevé, est flanqué d'une aile plus récente. Aux XVIème et XVIIème siècles, une construction plus confortable est bâtie d'un logis accosté de tours, sur le modèle des manoirs Bourbonnais.

    L'ancienne chapelle du château, ainsi que le portail d'entrée, datent du XVIIème siècle. Un mur d'enceinte entoure les bâtiments, sur lequel vient une grange-étable vient s'appuyer au XVIIIè siècle. A la fin du XVIIIème siècle, le château est transformé en ferme. Au XIXème siècle, son mauvais état est aggravé par le vandalisme et le vol, qui en accélèrent la ruine.

    le château de ristz

    Le château de Ristz, inscrit aux Monuments Historiques en 1928, est caractéristique des maisons fortes de la fin du Moyen-Age. Le corps de logis  principal est flanqué de tours rondes et octogonales. La tour octogonal, au milieu de la façade, comprend un escalier à vis. L'entrée principale est marquée d'un décor sculpté. Le mur d'enceinte, en partie détruit, et d'importantes douves entourent l'ensemble. En 1584, le bâtiment est surélevé. En 1627, l'agrandissement et la multiplication des ouvertures transforment cet édifice en une demeure plus confortable. Le fief de Ris est alors un domaine très important qui comprend, outre le château, une chapelle sur place, une deuxième à distance, et une troisième dans l'église paroissiale. Il possède également un pressoir banal, ainsi que les droits de justice haute, moyenne et basse, et de dîmerie. Il englobe l'ancien fief de La Ronde ou de La Tour, autour duquel s'est vraisemblablement formé le bourg de Besson.

    le château du vieux-bostz

    Le château du Vieux-Bostz se compose d'un logis rectangulaire de style Renaissance, épaulé de tours carrées ou rondes et entouré de douves. L'ensemble a été surélevé et agrandi à la fin du XVIème ou au XVIIème siècle.

    La chapelle, au toit à croupes, surmonté d'un lanternon, ainsi qu'une partie des communs, datent du XVIIème siècle. Des statues malheureusement martelées trônent dans le jardin avec une fontaine.

    La cour d'honneur, bordée au nord d'une aile du XVIIIème siècle, est accessible par un portail de fer forgé ouvragé. La façade, la toiture et les grilles du château ont été classées Monuments Historiques en 1983. Les façades et toitures des communs ont été Inscrits aux Monuments Historiques en 1983.

    le château de bostz

    Bostz est une maison forte que nous pouvons comparer à une maison bourgeoise. Elle se situe dans un parc, et date de la fin du XIXème siècle. Le parc et les douves ont été conservés. Une belle grille donne accès à la cour principale. Cette demeure fut le témoin, en 1944, de l'arrestation du prince Xavier, incarcéré à Clermont, puis déporté pour l'aide qu'il apportait à la résistance.

    le château de fourchaud

    Le château de Fourchaud comprend une tour-logis et une basse-cour, et est entouré d'une enceinte rectangulaire. ce donjon est muni d'un pavillon en saillie sur les faces nord et sud, et de deux grosses tours rondes à l'angle sud-ouest dont on peut encore apercevoir le dispositif de défense. A l'intérieur, quatre niveaux d'habitation sont desservis par un escalier à vis, relié par une galerie de bois, à la tour circulaire dont le sous-sol est une cuisine. Les circulations des nobles et des domestiques étaient donc séparées. L'immense charpente est de type médiéval.

    Du temps de sa splendeur, cette illustre forteresse féodale était composée de carrelages, de planchers, de cheminées, de portes finement moulurées, et de voûtes avec leurs nervures et culs-de-lampe. Sur de vastes sous-sols, voûtés et appareillés, le château comprenait le corps de logis  principal, avec deux pièces à chaque étage, et deux pavillons en saillie, l'un au nord abritant une salle voûtée avec des aisances dans l'épaisseur de plus d'un mètre cinquante des murs, et celle du sud, l'escalier et la chapelle.

    le petit-fourchaud

    Le Petit-Fourchaud, à droite sur la photo, un peu plus loin, est une tour aux proportions beaucoup plus modestes. Ce type de donjon carré avec colombages au dernier niveau de la façade, très épandu au XVème siècle dans l'Allier notamment, disparaît au milieu du XVIème siècle avec la diffusion du modèle Italien. Classé Monument Historique en 1932.

    le manoir du pressoir-ban

    Situé au coeur d'un ancien domaine, le manoir du Pressoir-ban est une construction du XVIIème siècle à deux niveaux et niveau de comble. L'organisation des ouvertures est symétrique par rapport à la porte d'entrée. Sa façade est scandée de travées régulières et de larges bandeaux horizontaux à chaque étage, alors que les angles sont à harpages de pierre. Par leur forme, la toiture, qui reçoit des lucarnes plus récentes, et les cheminées rappellent les manoirs du XVIIème siècle. Deux ailes plus basses, à un seul niveau et trois travées, ont été ajoutées au XIXème siècle et accolées au logement principal. A proximité, séparées par un mur, se trouvent les dépendances, décorées d'encadrement en brique.

    la gentilhommière de givreuil

    La gentilhommière de Givreuil est caractéristique de l'architecture du XVème siècle. Une porte à linteau sculpté en accolade montre l'existence de Givreuil à la fin du Moyen-Age, peut-être siège d'un petit fief. Des transformations à la Renaissance ont percé la façade de grandes fenêtres à meneaux, et donnent à cette maison l'allure d'une belle gentilhommière.