besson

    Superficie de 4716 ha - Altitude de 224 à 350 mètres - 778 habitants environ.

    Besson (Bettius ou Bessonius) a été peuplée très tôt comme l'attestent les découvertes de silex taillés et de sépultures humaines. A l'époque gallo-romaine, une importante villa se trouvait à proximité du bourg actuel.

    Désignée sous le nom de Behenson au Xème siècle, puis de Bessonio au XIIIème siècle, la paroisse n'a jamais été rattachée ni à Cluny, ni à Souvigny. Des confusions ont pu être commises avec la donation de certaines terres de la paroisse à l'abbaye de Cluny. Quant à l'acte de donation du sire Archambault aux moines de l'église Saint-Pierre de Souvigny, il s'agissait d'un faux.

    Plusieurs châteaux sont les vestiges d'anciens fiefs. En 1569, Nicolas de Nicolay recense dans la paroisse deux cent feux. En effet, La commune a fait l'objet de plusieurs reconnaissances de fiefs au XVIIIème siècle. Par exemple, est tenu en fief "la terre de Besson... par l'eschange de la terre de Beaumont...". Il s'agit du fief primitif où s'installera le fief de La Tour, et où se développera le bourg de Besson.

    Le prieuré, ci-dessous, était une ancienne dépendance de l'abbaye de Saint-Gilbert, puis du couvent des minimes de Moulins. Il est vendu pendant la révolution, et devient alors une ferme, puis une propriété particulière. Le logis prieural, restauré, peut être daté des XVème et XVIème siècles.

    En 1860, la voûte de l'église s'effondre, amis ,les murs ainsi que les colonnes et chapiteaux subsistent encore. Il n'existe aujourd'hui qu'une partie de l'escalier à vis menant au clocher, un pan de mur présentant une porte à linteau en bâtière, et un pilier.

    Ce logis, ci-dessous, du XVIIème siècle, remanié au XVIIIème siècle ne peut être un ancien fief. Il peut s'agir en revanche d'une ancienne possession monastique. A la fin du XIXème siècle, la multiplication et la modernisation des industries briquetières en Allier permet d'abaisser le coût de production. L'utilisation technique et décorative de ce matériau pour les bâtiments agricoles de la région se répand alors. La grange-étable, se trouvant sur ce site, avec ses encadrements et ses bandeaux de brique, en est un exemple type.

    Ce bâtiment décoré de briques est consécutif à la loi de 1882 qui rend l'école obligatoire. A l'époque, un type architectural correspondant aux besoins scolaires est créé, ce qui explique la relative uniformité des écoles de cette période. L'école des filles et celle des garçons sont séparées. Plus bas, l'ancienne place du foirail.

    A ses débuts, le Couvent, ci-dessous, était une tour de guet qui, au XVème siècle, communiquait avec le donjon de Fourchaud et le château de Rochefort. Au XVIIIème siècle, la tour est abattue car il n'y a plus de routiers, ces soldats appartenant à des bandes d'irréguliers et de pillards. Les matériaux démontés servent à élargir le bâtiment d'habitation. Un escalier fut construit à cette époque, permettant de desservir le premier étage. les communs datent de la fin du XVIIème, début XVIIIème siècle. Jusqu'en 1942, le Couvent abrita une école libre de filles.

    Au lieu-dit de "La Creuse" existait "une mothe, foussez, maisons, granges, estableries, coulombiers, vignes, jardins, prés, terres, boys, estangs, moulins, cens, rentes, ,corvées, gélines". Les toponymes de la Creuse sont nombreux. Il en existe un en particulier à la commune proche de Cressanges.

    Le château de Saint-Rodin a disparu rapidement. Il ne restait en 1782 qu'un domaine. Autre château disparu, celui du Treuil, référencé par des aveux et dénombrements. La "Maison de Troyl" (ou Treuil) possédait des prés, des vignes, des terres.....

    quelques paysages et édifices durant votre parcours