boucé

    Superficie de 2168 ha - Altitude de 246 à 310 mètres - 523 habitants environ.

    La présence humaine sur la commune, attestée par l'existence de monnaies de petit module, remonterait à l'époque Gauloise. Si l'on trouve la trace d'habitats ruraux pendant la période Gallo-Romaine, c'est au début du XIIIème siècle que Boucé apparaît dans l'histoire. En effet, on peut suivre la lignée de son premier seigneur, Pierre de Boucé (1123), jusqu'au XIVème siècle. En 1629, la terre passe aux Guillaud de La Motte pour deux cent ans, puis est acquise, après 1850, par Rambourg. Photo ci-dessous, route de Cindré avec, à droite, le café de "La Miette". Plus bas, la mairie.

    Boucé n'appartient qu'assez tardivement au domaine du duc de Bourbon. Ses terres sont fertiles, produisant au XVIème siècle noix, fèves et céréales. Cette richesse semble perdurer au XVIIème siècle. Au XIXème siècle, des travaux d'assainissement de la plaine de Boucé, que des difficultés d'écoulement des eaux transforment périodiquement en marécages, permettent d'agrandir le domaine cultivable de centaines d'hectares d'excellentes terres. L'agriculture se modernise, et Boucé devient l'une des plus belles régions de blé et céréales.

    La Forterre est une terre noire issue d'une formation sédimentaire de l'ère quaternaire engendrée par la stagnation d'eaux marécageuses. Il aura fallu de nombreux siècles avant que l'on ne parvienne à domestiquer le sol et la végétation. A l'initiative de l'industriel Rambourg, qui acquiert 700 hectares de terre constitués de mauvais arbustes et de bourbiers, ses régisseurs, Paul et Franz de Vaulx, s'appliquent, de 1857 à 1864, à dessécher, drainer par des fascines, défoncer et assainir cette plaine rebelle. Les efforts fournis par les métayers pour transporter les matériaux nécessaires au drainage et à la construction des domaines sont considérables. Ces travaux ne peuvent se réaliser que grâce à la création, en 1860, d'un syndicat regroupant les communes limitrophes de Boucé.

    Restauré en 1994, le lavoir circulaire semi-couvert ci-dessous est un vestige du château. Creusé en contrebas, on y accède par quelques marches. sa grande capacité lui permet d'accueillir de nombreuses lavandières, qui s'agenouillent au bord de surfaces planes en pierres solidaires.



    Les premiers seigneurs connus de Barchères sont les du Vernet, de Saint-Gérand-Le-Puy. Au XIVème siècle, Jehan de Boucé reçoit le fief de Barchères en dot, en raison de son mariage avec Péronnelle de l'Espinasse. A la fin du XVIIIème siècle, Barchères appartenait à Delvaux de Chambord, aussi seigneur de La Presle.

    En 1569, est mentionnée "la maison seigneuriale de La Grange, paroisse de Boucé", comme maison vassale de la châtellenie de Chaveroche n'ayant pas justice. Il existe un terrier de La Grange-en-Boucé. Les propriétaires portèrent le nom du lieu jusqu'en 1455. Après avoir appartenu, en 1546, à Jehan Bourassat, la terre fut acquise, au XVIIème siècle, par les Thomassin, seigneurs de Boucé.

    Près des Boussarts, il existait une "Motte de Mart", aujourd'hui nivelée. Le fief appartenait à la fin du XIIIème siècle, à Aymon de Mart, damoiseau, qui figure parmi les vassaux de Montaigu-Le-Blin. Comme les petits fiefs voisins, l'hôtel de Mart fut abandonné, et seuls les droits seigneuriaux continuèrent à faire l'objet de transactions, et furent réunis à la maison de Montaigu-Le-Blin.

    Il a existé "une tour ruinée de Regny", et sur une terre dite "de la Tour" se distingue encore la forme d'une motte, ancienne fortification de terre. Après avoir appartenu aux Chabannes, l'hôtel fut abandonné, et en 1745, le fief de Regny ne consiste plus qu'en droits seigneuriaux, acquis par le comte de Douzon.

    Photo ci-contre: commerce de Monsieur NEYRON Jean-Marie à Boucé. Ci-dessous, croix néo-gothique comportant à son pied une représentation du Christ portant la Croix.


    On distingue encore, autour du domaine du Rouzet, des traces de fossés et de fortifications de l'ancienne maison forte. De même, Monsieur Labeaune, propriétaire au Prat, trouva vers 1860 en labourant son champ au terroir de Bigny, un poignard ancien qui aurait été donné au musée de Moulins. Il est néanmoins difficile de dire si cette arme appartient à l'âge de bronze. En 1889, une hachette de bronze a été recueillie dans la plaine de Boucé, et en 1897 une pointe de lance à douille, de même métal, longue de sept centimètres et portant encore le rivet de fixation, a été également trouvée.

    le lavoir de boucé

    l'étang de boucé