bresnay: patrimoine

    l'église saint barthélemy

    les photos de l'intérieur de l'église ont été prises grâce à la gentillesse et la disponibilité du personnel communal

    L'église saint Barthélemy comporte une nef de trois travées et deux collatéraux. l'abside est flanqué de deux absidioles. Le plan de l'église est remanié plusieurs fois. Ainsi, la voûte d'ogives n'existe plus. De plus, à l'extérieur, le chevet du XIIème siècle est désaxé par rapport à l'ensemble de l'édifice. Le portail date de la fin de l'époque romane, et possède des colonnettes à chapiteaux feuillus. Au XVIIIème siècle, la nef est refaite, et le clocher reconstruit.

    Le décor peint actuel semble dater du XIXème siècle. Les archives mentionnent, avant le XVIIIème siècle, l'autel de la Vierge, appartenant aux seigneurs du château de Givry, l'autel Sainte-Anne, relevant des domaines des Ecossais et de Champagnat, et enfin l'autel Saint-Sébastien, qui devient l'autel Saint-Sébastien-et-Saint-Roch.

    Cette pierre sculptée, très endommagée, provient probablement d'une chapelle d'un château voisin, et est réutilisée comme devant d'autel. Ce bas-relief représente le martyre de saint Sébastien, entouré de deux archers avec deux martyrs célèbres de Soissons, les deux frères cordonniers saint Crépin et saint Crépinien. Classé Monument Historique en 1922, tout comme ces fonts baptismaux octogonaux plus bas, attenant à une piscine carrée. Ils sont décorés de blasons polychromes, non identifiés car bûchés.

    Aux XVIème et XVIIème siècles, le château des Ecossais a droit de chapelle en l'église de Bresnay. Cette chapelle est placée sous le vocable de sainte Anne. Une statue de la sainte s'y trouve encore. Sainte Anne tient la Vierge enfant dans ses bras et lui apprend à lire. Par la suite, on représente plutôt la Vierge enfant debout à côté de sa mère. La facture naïve de cette statue indique une origine locale. Sainte Anne se reconnaît à son costume archaïsant, en particulier sa guimpe, qui laisse cependant des cheveux apparents.

    la maison forte des pierredons (ou piardons)

    La maison forte des Pierredons (ou Piardons) n'est pas mentionné comme fief, et semble être l'ancienne maison forte d'un riche bourgeois. Il consiste en un logis rectangulaire à rez-de-chaussée et comble élevé, couvert d'une haute toiture à deux croupes, et flanqué aux angles de tours circulaires. L'une d'elle, endommagée, n'est couverte que d'un seul versant de toit. Au XVIème ou XVIIème siècles, une façade semblable à la première, avec des ouvertures agrandies, est probablement construite. A l'époque moderne, le logis est cité comme relais de diligences sur la route qui relie Souvigny à Saint-Pourçain-Sur-Sioule.

    le manoir de châtelus

    Le manoir de Châtelus aurait abrité un ancien ensemble monastique. Des extensions, grange-étable, chapelle et pressoir sont réalisées aux XVIIème et XVIIIème siècles. Le logis est agrandi vers la fin du XVIIIème siècle. La partie la plus ancienne du logis, du XVème siècle, à un étage et comble élevé, comprend des murs intérieurs à pans de bois et hourdis de torchis. L'intérieur est double en profondeur et en largeur. La maison possède plusieurs cheminées. Les bâtiments sont entourés d'un mur d'enceinte qui s'ouvre par une porte cochère, accosté d'un pigeonnier du XVIIème siècle. A proximité, se trouve un ancien château entièrement détruit, peut-être celui de Bresnay.

    le château des écossais

    Le château des Ecossais est construit dans la seconde moitié du XVème siècle, et sera très remanié au XIXème siècle. Maison forte Bourbonnaise typique, elle comporte un corps de logis rectangulaire à deux niveaux et comble perdu, flanqué de deux tours rondes. La façade est occupée en son milieu par une tour hexagonale abritant un escalier à vis. Les murs épais sont percés de meurtrières.

    L'intérieur, qui ne conserve du XVème siècle qu'une vaste cheminée, est éclairé par des baies élargies postérieurement. Autour du domaine se trouvent les traces de fossés et un pont en pierre sur arches plus récent. Une grange-étable et des communs furent construits au XVIIIème siècle. Ils sont placés à la perpendiculaire du logis, formant ainsi une cour. Un ancien colombier muni de meurtrières est adossé à la grange.

    le château des périgons

    Le château des Périgons comprend un logis principal présentant un corps de bâtiment rectangulaire, un rez-de-chaussée surélevé, un étage et niveau de comble, avec pavillon en léger retour d'équerre. La toiture élevée reçoit cheminées et lucarnes. Les décors intérieurs du XIXème siècle n'existent plus. Les communs, de larges écuries et étables, sont en vis-à-vis. Ils contiennent un four à pain, et sont dominés par un pigeonnier en forme de lanternon à pans de bois et hourdis de brique. L'édifice a gardé bien des caractères de la fin du Moyen-Age.