chassenard: patrimoine

    voies romaines et vieux chemins

    A Estrées, sur la commune de Molinet, la voie se dédoublait. La branche de droite conduisait à Rodumna (Roanne) et à Lyon. Ce diverticulum se détachait à Estrées et continuait sur Chassenard par l'ancien bourg de Molinet, Percy et Beugnet.

    Longtemps fut supposé qu'à Percy, un reste de chemin correspondait à une voie Romaine. Mais, il semblerait plutôt que ce chemin passait par la Verne (ou Petite Varenne). Ce dernier est d'ailleurs désigné au cadastre de 1838 de la commune sous le nom "Chemin de Pierrefitte".

    Chassenard recevait sur sa gauche, venant de Digoin par les Bretons, un très ancien chemin (peut-être Romain), qui permettait aux voyageurs allant de Digoin à Roanne (et inversement) d'éviter le détour par Estrées. Cette vieille route bordait le domaine de Vivant où fut découverte la sépulture d'un chef Gaulois.

    Il est possible que cette voie continuait par l'est de Beugney, le lieu-dit le Tureau et la rue Molle, pour arriver au hameau de Cée. A partir de là, elle se dirigeait sur la Croix-Rouge, la Baume, puis longeait à l'est la colline de Laugère avec sa motte de 40 mètres de diamètre (en partie nivelée aujourd'hui) jusqu'à Luneau.

    l'église saint-georges

    L'église Saint-Georges, datant du XIIème siècle, était fortement délabrée au début du XXème siècle. Il faut attendre 1914 pour le début des travaux, vite interrompus par la guerre. Ils ne reprendront qu'en 1919. 1922 voit la destruction de l'abside romane sans qu'aucune mesure conservatrice ne soit prise pour sauver les peintures murales qui la décoraient. L'ancienne chapelle Saint-Claude fut à son tour détruite en 1923.

    En son sein se trouve un autel de marbre rose et gris-noir. Derrière lui, la statue de Saint-Georges en bois polychrome du XVIIIème siècle, représente le saint terrassant le diable sous la forme d'un dragon à tête mi-humaine, mi-animale. La facture générale de la statue caractérise bien l'époque de sa conception: le personnage est barbu, et il porte des éléments de tenue guerrière empruntée à l'Antiquité.

    Toujours derrière l'autel, se trouve également Saint-Roch. Cette statue, du XVIIIème, présente Saint-Roch accompagné d'un chien tenant dans sa gueule une galette. Le saint exhibe sa jambe blessée, montrant une plaie en haut de la cuisse. La ressemblance de facture avec la statue de Saint-Georges laisse à penser que les deux statues pourraient avoir été exécutées par le même artiste.

    Le Tympan de l'église représente un combat de chevaliers et l'Adoration des Mages. Sur la partie gauche, l'un des chevaliers, portant cotte de mailles et casque a été désarçonné par l'autre. La pointe de la lance adverse pénètre sous son menton. A droite, les rois mages couronnés et vêtus de longues robes s'avancent de profil. Le troisième est agenouillé. Sa sculpture a été malheureusement endommagée en 1925 lors de leur découverte.

    De nouveaux travaux eurent lieu en 2000. Monsieur Albert FEJARD, alors chef de chantier, mis à jour la tête d'un ange, puis le Christ. Nous pouvons également observer: un homme ailé symbolisant l'évangéliste Saint-Mathieu ou un ange, un lion ailé symbolisant l'évangéliste Saint-Marc, l'étoile des rois mages, le Christ en gloire, les trois rois mages, la vierge Marie et l'enfant Jésus, un taureau ailé symbolisant l'évangéliste Saint-Luc, un aigle symbolisant l'évangéliste Saint-Jean, un ange. Classé monument historique en 2001.

    le château de la croix

    Le château de la croix, actuellement la Mairie de la commune, est un logis du XVIIIème siècle avec deux ailes ajoutées au début du XXème. Les boiseries semblent dater du 19ème siècle et peuvent avoir été peintes (ou repeintes) en 1896 après l'agrandissement du château. Les armoiries sont d'azur au chevron d'or avec deux étoiles, et la pointe d'un croissant.

    A l'intérieur de la Mairie, un lambris du XIXème siècle a pour particularité que chaque élément sculpté correspond à une saison, et que chaque saison se place en fonction d'un point cardinal précis: l'été au sud, l'automne à l'ouest.

    Ce cabinet d'aisance ci-dessous, du XIXème siècle en pierre enduite, se situe devant l'aile gauche du château. Il est coiffé de tuiles en écailles et poinçons. La partie haute comprend deux ouvertures, mais sa fonction reste inconnue. La porte du rez-de-chaussée a un encadrement en pierre.

    Cette pompe ci-dessus date du XIXème siècle, et est en briques, pierre et fonte. Le corps central, encadré de deux piliers, renferme le mécanisme de la pompe, puisant  l'eau à 5 mètres au-dessous du niveau du sol. La manivelle, en fonte, envoie l'eau à l'extérieur par deux gros robinets. Elle se situe à l'arrière du château.

    Les écuries (photo ci-dessous) datent du XIXème siècle. Le bâtiment se situe à l'arrière du château, et comprenait la sellerie, les box, et un lieu de stockage. Il est percé d'une porte cochère. L'encadrement des ouvertures est le fruit d'un travail minutieux, dont la symétrie du linteau, légèrement arqué aux parties supérieures. Plus bas, parc du château.

    le château des blancs - castel du début du xxème siècle