chavroches: patrimoine

    le château

    Le château de Chavroches est classé monument historique. Cet édifice du 13ème siècle serait construit sur une grotte d'où serait issu le nom de la commune: Cavarupes. Il possède un portail roman, et est dominé par un haut donjon rectangulaire dont le sommet est tronqué. L'entrée était protégée par un pont-levis encadré de deux tours circulaires. Ancien siège d'une châtellenie, le logis seigneurial s'adosse aux courtines qui ont été percées de plusieurs fenêtres à l'époque moderne.

    Lors des attaques, les habitants venaient s'abriter à l'intérieur de la cour du château, qui a conservé l'indispensable puits, profond de vingt-sept mètres. Le château eut jusqu'à cinq ou six tours. La grande courtine flanquée de deux tours du XIIème siècle rappelle ce glorieux passé. La vue y est très belle, auréolée des monts d'Auvergne.

    le château de la pouge

    Le château de la Pouge domine la vallée de la Besbre, et est composée d'un bâtiment d'habitation à deux niveaux plus combles. Ces derniers sont flanqués dans les angles du côté sud de deux tours cylindriques dont l'une est d'un diamètre inférieur. Vestige de la guerre de Cent ans, un souterrain reliait La Pouge à Chavroches. Il permettait d'appeler du renfort d'un château à l'autre. Son entrée est toujours visible sous des bâtiments modernes. A l'angle nord de la cour, s'élève un donjon rectangulaire du 14ème siècle.

    le pigeonnier

    L'imposant pigeonnier circulaire des Tilliers date du 15ème siècle. Le toit conique est surmonté d'un lanterneau à deux étages de fenêtres d'envol couvert d'ardoises.

    la maison forte du paturail

    Positionnée stratégiquement sur une petite colline à l'ouest du château, la maison forte du Paturail est composée de deux tours carrées d'un étage, à toit en pavillon, encadrant un logis bas d'un seul niveau.

    les châteaux du verger et du vieux verger

    Modifié en construction moderne au 19ème siècle, le château du Verger (photo ci-dessus) se présente sous une forme rectangulaire à laquelle est accolée, à l'angle droit de la façade antérieure, une tour carrée plus haute, alors qu'à l'angle opposé de l'autre face est suspendue une échauguette. Les ouvertures ont presque toutes été refaites au 19ème siècle. Tout près, se trouve le château du Vieux Verger (photo ci-dessous) qui date du XVIème siècle.

    l'église saint-michel

    L'église Saint-Michel est un édifice en pierre locale du 12ème siècle, de style roman, présentant un clocher mur à quatre baies. Même très remaniée, cette église mérite que le visiteur s'attarde à l'intérieur où il pourra contempler (ou admirer) multiples curiosités: une nef à trois travées se terminant par une abside en hémicycle précédée d'une travée voûtée en berceau, un vitrail consacré à Jeanne d'Arc datant de 1890, une peinture murale de 1902 représentant Saint-Michel terrassant le dragon, une statue de notre Dame Des Lérets. L'église fut restaurée entre 1887 et 1894.

    Ci-dessus, Notre Dame Des Lérets.Ci-dessous, peinture murale de 1902 représentant Saint-Michel terrassant le dragon.

    la maison dite "du tisserand"

    Appelée autrefois le "sentier des rocs", cette maison troglodyte, dite du tisserand, ci-contre, date du 12ème siècle, et son allure actuelle date des années trente. Elle ne comprend qu'une seule pièce avec porte et fenêtres, et servit de refuge aux pauvres gens de la paroisse. Elle est habitée jusqu'en 1914 par un tisserand fabriquant de la toile à la main, puis par un ermite jusqu'en 1930, date de sa mort, mais aucune trace n'atteste de leur présence en ce lieu.

    la tour du crachet

    La tour du Crachet, seul vestige d'une maison forte du 15ème siècle, possède un toit en appentis.

    les fours à chaux

    Six fours à chaux, de pierre et de briques, sont apparus vers le milieu du 19ème siècle avec l'exploitation des buttes calcaires de la commune, et furent en activité jusqu'en 1971. La pierre était extraite manuellement et transportée jusqu'aux fours dans des wagonnets. La chaux était livrée par chevaux, puis par camions. Le four était chargé par sa partie supérieure: une couche de pierre, une couche de charbon, une couche de pierre etc.....). La température devait atteindre 1000°. Une fois prêts, les blocs de chaux étaient ensuite broyés, et la poudre qui en était issue stockée dans des sacs. Les plus importants furent à la "Pouge"  (photos ci-dessous) et à la "Bergerie".

    la nécropole des "chenaux"

    Au lieu-dit "Les Chenaux" fut découverte une quantité inhabituelle de tessons de céramique datant de l'époque Gallo-Romaine, dont une urne quasi intacte contenant des fragments osseux calcinés.Le Docteur Bailleau signala, vers 1900, des cimetières Gallo-Romains aux carrières des Chenaux et des Genins.

    Il mit à jour des sépultures (qui étaient côte à côte) d'incinération avec leurs vases, et d'autres d'inhumation bien caractérisées par les pièces de monnaie Romaine placées dans la bouche du défunt pour payer son passage dans l'au-delà.Le scientifique avança alors l'hypothèse que la nécropole pouvait se prolonger jusqu'à la Besbre après la découverte de squelettes et divers objets à différents endroits.

    Auparavant, vers 1874, plusieurs défunts à l'état de squelettes avec des vases placés entre leurs jambes avaient déjà suscité l'intérêt des scientifiques et historiens.