chemilly: patrimoine

    l'église saint denis

    L'église Saint-Denis, de style roman des XIème et XIIème siècles, témoigne des influences Auvergnate et Bourguignonne. Comme à Besson, le plan en est simple. La nef à trois travées, couverte en berceau brisé, est flanquée de bas-côtés voûtés d'arêtes. Le transept non saillant ouvre sur une abside, et deux absidioles en hémicycle.

    Par ailleurs, le portail en ressaut est surmonté d'une archivolte à trois voussures, et les piédroits sont formés de colonnettes à chapiteaux sculptés. Le clocher carré est édifié sur la croisée. A la suite d'orages et de tempêtes, des travaux de réparation sont effectués aux XVIIème et XVIIIème siècles. Classée Monument Historique en 1910.

    La Vierge est représentée avec l'Enfant et un oiseau, illustrant un épisode des évangiles apocryphes au cours duquel l'Enfant Jésus modèle avec de l'argile des ânes, des boeufs et des oiseaux. En soufflant sur les moineaux en terre, il les anime et leur ordonne de venir picorer dans sa main avant de s'envoler. Il s'agirait de son premier miracle.

    Le vitrail ci-dessous représente le Sacré-Coeur. Crombak, maître verrier de Moulins, réalise de nombreux vitraux pour les églises du Bourbonnais. Le thème du Sacré-Coeur est extrêmement répandu en France dans la seconde moitié du XIXème siècle.

    la gentilhommière des méages

    Le fief du Méage, bientôt remplacé par le château de Chemilly, est signalé en 1686 par Florent d'Argouges. Cette maison, typique du XVème siècle, marque encore l'emplacement de l'ancienne maison seigneuriale. La gentilhommière des Méages est composée d'un corps de logis de forme quadrangulaire, à un rez-de-chaussée surélevé et de hauts combles couverts d'une toiture importante à deux rampants.

    le château de chemilly

    En 1614, les registres paroissiaux de Chemilly mentionnent la bénédiction d'une cloche pour la chapelle de la maison des Moquets, qui appartient à Pierre Bardon. La terre des Moquets est signalée en 1686 par Florent d'Argouges, comme faisant partie du fief de Méage. Vers la fin du XVIIème siècle, le domaine des Moquets devient le château de Chemilly. Le corps principal, en forme de U, se compose de deux parties de différentes époques. Une première construction, flanquée de tours, datant sans doute du XVIème siècle, se voit augmentée d'une aile qui est reliée à la chapelle du XVIIème siècle. Les communs comprennent un colombier circulaire, surmonté d'un campanile.

    la gentilhommière des bernards

    La gentilhommière des Bernards, typique des maisons Bourbonnaises, possède un haut toit à longs pans, deux croupes et deux lucarnes, et larges murs-pignons qui indiquent un volume intérieur assez important. Ce type de maison, souvent en moellons de grès et en calcaire sous enduit dans la région de Chemilly, relève d'un modèle de construction répandu aux XVIIIème et XIXème siècles. Cette demeure a succédé à une construction plus ancienne, où résidait en 1685 François Bardon, écuyer et seigneur des Bernards. La maison actuelle, plutôt modeste, est composée de deux corps de bâtiment bas rectangulaire à un seul niveau. Le plus important a conservé des combles élevés éclairés de deux lucarnes et coiffés d'un toit à croupe. L'autre logis est plus bas, et aussi plus récent.

    le château de préviat

    Le château de Préviat, construit pour un riche propriétaire terrien au XIXème siècle, présente une façade symétrique classique. Il possède une terrasse bordée d'une longue rampe à balustres, avec vue sur le val d'Allier. La façade principale, flanquée d'une tour centrale, s'ouvre sur un joli parc arboré. Un grand corps de bâtiment à rez-de-chaussée sur terrasse et niveau de comble, reçoit aux angles deux pavillons carrés en retour d'équerre, à toits à quatre pans. Des lucarnes éclairent les combles et celles des pavillons sont surmontées d'un linteau triangulaire.

    le château des ramillons

    Le château des Ramillons, du XIXème siècle, présente un important corps de logis rectangulaire flanqué d'une tour carrée, et d'une tour ronde à toit conique de la fin du Moyen-Age, vestige de l'ancienne seigneurie. Les bâtiments actuels, logis et communs, sont relativement peu élevés. Un pavillon rectangulaire à quatre niveaux est adossé à l'un des pignons. Il se termine par un étage en forme d'oriol, largement ouvert sur l'extérieur. Comme les communs du château, la chapelle est en partie construite en brique, et de style néoroman. Alors que les tuileries et briqueteries se multiplient dans le département, la brique est de plus en plus utilisée au XIXème siècle pour des édifices socialement représentatifs, ainsi que pour des bâtiments utilitaires.

    le manoir des foucauds

    Le manoir des Foucauds est doté de deux tours, une grosse tour ronde et une seconde à canonnières en façade qui date du XIVème siècle. Le reste est du XVIIème siècle, et les communs sont importants.

    la gentilhommière de soupaize

    La gentilhommière de Soupaize a été le siège d'une paroisse, et probablement d'une seigneurie. Les bâtiments sont encore importants et distribués autour d'une cour fermée par des murs, des grilles et un portail tenu par des piliers de pierre. Le logis quadrangulaire est accosté d'une tour ronde à clocheton, et d'une tour carrée en façade. Un joli porche à toit à l'impériale est intégré dans les communs. Photo ci-dessus issue d'internet.