chemilly

    Superficie de 1694 ha - Altitude de 206 à 276 mètres - 632 habitants environ.

    Relevant de l'ancien diocèse de Bourges, la commune est rattachée au prieuré Clunisien de Souvigny. Elle dépend de la châtellenie de Moulins. En 1560, Nicolas de Nicolay signale les châteaux et seigneuries de La Jolivette, des Foucaults, et de Biraigne. En 1686, l'intendant Florent d'Argouges note le fief de Méage, et compte quatre-vingt-deux feux.

    En outre, la paroisse de Soupaize fait maintenant partie de la commune. Après la baisse démographique enregistrée depuis le début du XXème siècle, Chemilly voit sa population augmenter à partir des années 1980. La commune se trouve en effet au carrefour de deux axes routiers importants, et bénéficie de l'influence de l'agglomération Moulinoise. Photos ci-dessous: ancien lavoir et ensemble rural à pans de bois.

    Commune rurale, l'économie y est surtout agricole: élevage, cultures et vignobles. Chemilly produit du vin de l'aire viticole de Saint-Pourçain, dont elle constitue la limite nord. Les domaines à cour fermée sont fréquents dans la région. Le portail, souvent couvert au XVIIème siècle, peut être marqué par une tour-porche ou, comme ci-dessous, par une tour-colombier de 1662, s'ouvrant sur un ensemble rural avec logis de maître et chapelle aux belles portes et bâtiments à pans de bois. Au XXème siècle, les constructions à pans de bois sont devenues rares.

    La commune comprenait jadis de nombreuses constructions à pans de bois, ce qui s'explique par la proximité du Val d'Allier, et par la nature géologique de son sol. Détruites par le temps, les incendies et les inondations que mentionnent les registres, ces maisons sont remplacées par des constructions en maçonnerie dépourvues de pans de bois. Ci-dessous, un exemple de grange-étable.

    Au sud de la commune, se trouve le lieu-dit "La Motte", où subsiste une motte quadrangulaire en partie arasée. Il s'agit de l'emplacement de la seigneurie de "La Motte Jolivet". D'ailleurs, le hameau "La Jolivette" est à proximité. En 1630, le curé du village était Pierre Daboisset. Il le fut de 1617 à 1635. Selon ses écrits, la peste sévit à Chemilly du 14 juin au 09 septembre 1630. On y dénombra dix-neufs morts. Ils furent enterrés dès l'aube, et au plus près de leur maison.