chevagnes: patrimoine

    le château de la chassaigne

    Le château de La Chassaigne est une haute maison des 16ème et 17ème siècles, anglée de tours carrées en briques décoratives.

    l'église saint-sixte et saint-nizier

    L'église Saint-Sixte et Saint-Nizier date du 12ème siècle, mais fut très remaniée par la suite. L'abside trapézoïdale date de la fin du 14ème et du début du 15ème, la charpente de la nef du 18ème et fut allongée en 1873, et le clocher octogonal de 1816. Sur l'un des murs extérieur, une inscription partiellement effacée "Liberté, égalité, fraternité" date de 1793. A cette époque, l'église était "Temple de l'Etre Suprême", et lieu de réunion des citoyens.

    Cet édifice abrite dans son chœur un maître-autel de bois sculpté, surmonté de deux colonnes torsadés de style baroque. L'ensemble est entouré de Saint-Nizier, patron de l'église, et représenté sur un vitrail, et de Saint Jean-Baptiste. L'ancien coq de clocher se trouve aujourd'hui à la Mairie. Il a été remplacé au sommet de l'église en 1996. Son flanc était transpercé par des balles tirées par les Allemands pendant l'Occupation.

    l'ensemble rural de la boube

    L'ensemble rural de la Boube, de 1661, inspiré de celui de Moulins de l'hôpital général de Moulins, à cour fermée avec portail à bossages de pierres vermiculées, rappelle une imposante demeure. Ce dernier s'ouvre en arc surbaissé, au fronton surmonté de deux lanternes et d'un édicule néo-renaissance abritant une statue de Saint-Antoine

    Sur un côté, on devine la marque d'une ancienne porte autrefois réservée aux gens à pied. Au XIXème, la Boube était un haras. Les boxes y sont encore visibles. Curiosité, ils possèdent des conduits de cheminées qui laissent deviner un usage antérieur d'habitation. Les communs possèdent une charpente superbe en bel état.

    la gentilhommière du pavillon

    La gentilhommière du Pavillon est un logis du 17ème accolé à une maison bourgeoise du début du 20ème siècle où l'on accède par un portail de 1716. En 1794, le prêtre y donne, clandestinement, les sacrements de baptême et de mariage. Constitué de harpages de brique et encadrements de pierre, il s'articule en deux corps de logis disposés en équerre dont les étages sont desservis par l'escalier d'une tourelle d'angle.Les deux corps sont à deux niveaux de deux travées. Un niveau, sous comble élevé, éclairé de belles petites lucarnes.  Les hautes toitures en pavillon reposent sur des entablements de brique et supportent de grandes cheminées.  La maison longue et basse est à six travées, et coiffée d'un toit à croupe et à jet d'eau.

    la grosse maison

    La grosse maison est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1981. Située place de l'église, c'est un beau logis de briques bicolores avec des restes du 15ème siècle. C'est une longue maison basse, à rez-de-chaussée surélevé, et aux six fenêtres réparties symétriquement par rapport à la porte d'entrée. Les combles, élevés et éclairés de trois lucarnes, sont couverts d'un toit à croupe et jet d'eau.

    la maison "charbonnier"

    La gentilhommière "maison Charbonnier" de 1466 de plan rectangulaire et à étage débordant, avec un toit à croupe ouvert de deux lucarnes, et possédant deux cheminées jumelles. Sa façade à pans de bois est constituée de quatre rangées de croix de Saint-André. Marie Litaudon (1886-1970), historienne locale, a vécu dans cette maison contemporaine de Louis XI et d'Anne de Beaujeu.

    personnalité(s)


    René BARJAVEL (1911-1985) est arrivé en Bourbonnais après l'école primaire, puis exerça, bac en poche, différents métiers à Cusset, Vichy et Moulins.

    Passionné d'écriture, on retrouve son nom au générique de films célèbres tels que: le Guépard, la série des Don Camillo ou encore le mouton à cinq pattes.

    Sa fille Renée, née le 10 mai 1937, fut inscrite du 11 avril au 06 octobre 1944 à l'école de Chevagnes et domiciliée à l'Hôtel du Cheval Blanc.

    Poli, mais peu bavard, René Barjavel a laissé le souvenir d'un homme pacifiste, solitaire, parfois taciturne, et qui aimait les choses simples, la terre et la nature.


               

    Parfois, dans ses livres, il rendait hommage au Bourbonnais par ces mots: "Si j'étais Dieu, je viendrais en France au printemps. Je choisirais le Bourbonnais à cause de la douceur de ses collines où l'on a envie de promener  sa main comme sur une femme".

    "Les paysages du Bourbonnais sont tout en courbes, douces et riches, seins et hanches coupés qu'on voudrait caresser de la main comme on les caresse de l'œil."

    Affaire(s) criminelle(s)

    "L'affaire de Chevagnes" débuta par un arrêté du Directoire de Moulins, le 03 août 1793, portant réquisition de 10 000 quintaux de blé sur douze communes, dont Chevagnes.

    Son maire réunit chez lui six autres élus le 04 août 1793 , et décident d'un commun accord de recenser les denrées.

    Informé, le Directoire de Moulins prend des sanctions sévères.  Dans la maison dite de la Grosse Maison a lieu une séance de délibérations le 17 août 1793. Cette dernière constitue la plus importante opposition contre-révolutionnaire de département de l'Allier sous la Convention.

    En effet, Messieurs Durand et Delafosse de Chevagnes sont emprisonnés pendant un mois, Messieurs Salle l'Huillier de Seneval et Alarose de la Bresne, respectivement maires de Gennetines, Lusigny, et de Chézy sont transférés à Paris et exécutés le 09 août 1794.