coulandon

    Superficie de 1706 ha - Altitude de 212 à 278 mètres - 673 habitants environ.

    En 1886, fut découverte une bourgade de l'époque paléolithique dont les premiers habitants vivaient dans des trous creusés et recouverts de branches et de feuillages. Ces habitations sous terre se dénomment "mardelles", par analogie avec les margelles de puits. Au début du XXème siècle, des fouilles ont permis de mettre à jour un silo gallo-romain renfermant du blé carbonisé. La paroisse de Coulandon faisait partie du diocèse de Bourges avant la révolution, et appartenait au prieuré de Souvigny, comme en témoigne la bulle du pape Eugène III en 1152. Ci-dessous, logis du XVIIème siècle.

    Lors de la construction de la voie ferrée de Moulins à Montluçon, vers 1858, il a été découvert à un mètre de profondeur, dans la tranchée proche du château de Montgarnaud où passe la voie, trois bracelets en bronze et une agrafe en or. Ces objets provenaient probablement d'une sépulture qui n'a pas été reconnue.

    Pendant plusieurs siècles, des carrières de grès sont exploitées sur le territoire de la commune. C'est avec ce matériau qu'ont été construits au XVème siècle la collégiale de Moulins, les ponts de Nevers et de Moulins. En 1852, Coulandon possédait encore trois carrières en activité. Jusqu'en 1914, des fours à chaux ont fonctionné au domaine des Douets, tandis que l'activité artisanale qui s'y déroulait donna son nom au hameau de La Poterie. Les deux derniers potiers ont cessé leur activité en 1872.

    Sur la commune, se dresse un pigeonnier-porche, relativement nombreux en Bourbonnais, qui constitue l'une des spécificités de la région. La combinaison d'un pigeonnier et d'un porche est en effet rare dans les autres provinces. Plus bas, tourelle en ruine, dernier élément d'une construction plus importante qui a pu être une ancienne maison forte.

    Le patrimoine vernaculaire de Coulandon est riche: croix, fours.... comme il l'est dans l'ensemble du Bourbonnais. De nombreux carrefours de chemins Bourbonnais, et de nombreuses places de village possèdent une croix en pierre ou en fer forgé. Ces constructions marquaient les points d'arrêt des processions organisées dans les paroisses à l'occasion des fêtes religieuses telles que les rogations ou la Fête-Dieu. Plus bas, logis doté d'une tourelle ronde.