coulanges: patrimoine

    voies romaines et vieux chemins

    La voie de Bourges (Avaricum) à Autun (Augustodunum) continuait sur Coulanges en suivant la route moderne. Mais deux voies sont possibles.

    Son ancien nom, Colonic, apparaît au XIème siècle, et rappelle une colonie Romaine. Les découvertes de quelques deux cent haches taillées et polies, ainsi que des pointes de flèches en attestent.

    La route moderne est en partie superposée à un ancien chemin, depuis le bourg jusqu'à l'allée du château de Mortillon et de la Micaudière à Digoin.

    Entre Mortillon et la Micaudière, le chemin subsiste à soixante mètres au sud de la route moderne où il avait été établi en terrain solide.

    Mais, sur le cadastre de 1843, un autre chemin vient du château de Vesvre, passe près de la Commanderie (qui dépendait de Beugnet), aux Collins (autrefois Maison Dieu, hôpital du Moyen-Age), puis aux Pras.

    Il est interrompu au nord des Guillots et se raccorde au nord du château de Mortillon.

    La voie Romaine passait également au lieu-dit "Talenne" où un gué permettait la traversée de la Loire, et une autre voie, connue sous le nom de chemin ferré, venant par le bois des Forges, y aboutissait.

    Elle servait notamment au transport des poteries fabriquées en grande quantité dans la région.

    Coulanges était également concernée par la voie d'Avaricum (Bourges) à Lugdunum (Lyon). En effet, au lieu-dit "Tureau", quelques traces laissent à penser que cette voie passait par la commune.

    l'église saint-réverien

    L'église Saint-Réverien, de style néo-roman avec chapelles gothiques, dépendait de l'ordre du Temple existait au Moyen-Age. Par la suite, elle passe aux hospitaliers, puis à l'ordre de Malte. Au XVIIème siècle, elle ne possède plus de chapelle, et consiste en une modeste maison, flanquée de grandes dépendances.

    Restaurée et agrandie par deux fois, cet édifice a conservé ses fondations d'origine qui peuvent remonter au XIIème siècle. En 1864, la nef est agrandie de 6 mètres et, en 1892, une sacristie, avec trois croisées est construite, et la voûte du choeur est refaite. Trois baies sont percées à l'abside centrale. La porte latérale, donnant sur la route, est également percée.

    Le tabernacle (photo ci-dessous) est bois polychrome, et date du XVIIème siècle. Il est sous la forme d'une petite armoire placée derrière l'autel. Il était destiné à conserver les hosties consacrées lors de la messe. Le calice et l'hostie qui composent le décor de ce tabernacle rappellent très clairement la fonction de ce meuble.

    Le saint Révérien (photo ci-dessus) est en bois polychrome, et date du XVIIème siècle. Saint Révérien aurait été le troisième évêque d'Autun. Il a probablement essayé d'évangéliser la contrée et a dû pour cela emprunter les voies Romaines, dont l'une passait à Coulanges. Trois paroisses portent son nom: Coulanges, Vaumas, et celle de la Nièvre. Il est décapité vers 273 sous l'empereur Aurélien, et enterré dans le village de la Nièvre qui porte son nom. Il se fête le 01er juin.

    la gentilhommière des vesvres - bâtiment en u du xviiième siècle

    la maison bourgeoise des prats

    Elle date de 1863, et possède un parc. Les communs sont plus anciens. Le château fut réquisitionnée pour servir de logement à une quarantaine de douaniers Allemands chargés de surveiller la ligne de démarcation. Les propriétaires, Madame et Monsieur De Villette, eurent 48h pour évacuer les lieux. Leur maison leur fut rendue courant 1943.

    Le déménagement eut lieu avec des chars et des tombereaux tirés par des chevaux de trait amenant la plus grande partie du mobilier au château de Contresol, au Donjon. Il resta sur place quelques gros meubles, des archives, et la bibliothèque.... ce dont les Allemands se servirent pour allumer le feu dans les cheminées. Les propriétaires ne purent également emporter un service en cristal, dont ils ne retrouvèrent que les bouchons des carafes.

    le manoir de mortillon

    Le manoir de Mortillon est une propriété privée rectangulaire avec deux pavillons en retour d'équerre anglés de deux tours rondes des XVIème et XVIIIème siècles. La plus grosse, sorte de donjon, présente en sous-sol une embrasure pour canon. Le pont-levis a été remplacé par un portail. En 1886, fut mis à jour une sépulture de l'époque de la pierre polie, et également, à une époque différente, des fours de potiers du IIème siècle. La motte du vieux château est encore visible à l'est du bâtiment. Elle se trouve en position basse, mais dans une zone peut-être marécageuse à l'époque.