créchy

    Superficie de 1161 ha - Altitude de 233 à 344 mètres - 479 habitants environ.

    Entre le village de Créchy et l'église, il fut recueilli, sur un emplacement de 5 à 6 hectares, des débris indiquant des villae. Il fut découvert également, sur les falaises de l'Allier, une petite nécropole et de nombreux vases. Enfin, aux abords du château de Toulle, et entre les domaines de la Feuillouse et des Bonnets, des fragments de vases, de poteries rouges, de tuiles à rebords, ainsi que des matériaux de construction ont été trouvés. Dans une position de surveillance de la vallée de l'Allier, deux mottes, proches l'une de l'autre, sont installées sur les premiers reliefs (photo ci-dessous).

    On trouve mention de Créchy en tant que paroisse à partir du XVème siècle. En 1654, la seigneurie de Fouz, dont paroisse et château se confondaient avec Créchy, est acquise par les Dames de la Visitation de Moulins, dont le couvent se trouve près de l'église. D'après les nombreux procès que les visitandines soutiennent entre 1654 et 1789, elles défendent leur droit sur le domaine avec âpreté contre la noblesse, mais aussi contre des membres du clergé et contre les laboureurs.

    Le district de Cusset met en vente les biens des visitandines en 1791, ainsi que la locaterie, puis l'église, qui date du XIIème siècle. Après le Concordat, la paroisse de Créchy est réunie à celle de Billy. Mais, contrairement à cette dernière, Créchy bénéficie d'une gare dès la création d'une ligne de chemin de fer au XIXème siècle. Dans une position de surveillance de la vallée de l'Allier, deux mottes, proches l'une de l'autre, sont installées sur les premiers reliefs (photo ci-dessous).

    La vigne, jusqu'alors importante, et dont l'exploitation est l'une des ressources de la commune, disparaît, victime du phylloxéra, à la fin du XIXème siècle. Créchy est en fait un groupement de hameaux et n'a pas de bourg à proprement parler. Les éléments s'y trouvant habituellement comme les commerces, la poste, l'école, ou la mairie sont dispersés.

    La cure ci-dessous, logement du curé de la paroisse, est composée de plusieurs corps de bâtiment: une maison Bourbonnaise rectangulaire dont le toit très haut est percé d'une lucarne, des communs et un pigeonnier à base carrée, percé de deux fenêtres et surmonté d'un lanternon.

    Le Christ, au centre, est encadré du tétramorphe aux extrémités des bras de la croix, autrement dit des symboles des quatre évangélistes: le lion pour Marc, le taureau pour Luc, l'ange pour Matthieu et l'aigle pour Jean.

    Le pain, aliment de base, était autrefois l'objet d'une vénération à laquelle n'étaient pas étrangers les récits et les dictons transmis oralement de génération en génération, témoignant de l'horreur des disettes. Le four est donc véritablement au coeur de la vie paysanne. Celui présenté ci-dessous est attenant à la maison, prenant la forme d'un appentis. Le fournil sert à abriter le bois et les fagots.