diou: patrimoine

    voies romaines et vieux chemins

    D'après L. FANAUD, DIOU fut directement concernée par la voie reliant Bourges à Autun. Cette dernière suivait l'ancien chemin reliant la commune de DOMPIERRE. Ce chemin, très large par endroits, se situait à 120 mètres au nord de la N480 qu'il coupait à la limite du village. Sur plusieurs paragraphes, Monsieur FANAUD nous apprend une multitude d'informations que nous allons essayer de vous résumer le plus précisément possible.

    Le voyageur arrivait à DIOU par le lieu-dit "L'Odepierre", où fut découverte une sépulture contenant de nombreux objets de l'âge de fer. Elle se situait géographiquement dans un champ près du moulin des Prats (photo ci-dessous).

    Cette voie se dirigeait sur la croix Rativet (photo ci-dessus), passait devant le cimetière, traversait la voie ferrée, coupait la nationale 488, et continuait vers le château de Putay (photo ci-dessous, prise avec l'aimable autorisation de Monsieur BERNACHEZ Joseph. Qu'il soit également remercié pour son accueil et les nombreuses informations transmises).

    Plusieurs voies convergeaient vers Diou où existait, paraît-il, sur la Loire, un pont Romain. On pouvait encore distinguer, voilà bien des années, sur le bord du fleuve, des restes de construction qui auraient fait partie d'un pont en pierre, détruit depuis plusieurs siècles. Mais aucune trace, quel quelle soit ne permet de l'affirmer. Mêmes les recherches sur la Loire n'attestent pas l'existence de ce pont (photo ci-dessous prise avec l'aimable autorisation de Monsieur BERNACHEZ Joseph).

    Ce pont était connu sous plusieurs appellations: pont BERNACHON, BRUNICHON, ou encore VIRMACHON. Toujours au conditionnel, il se situerait dans le prolongement du chemin partant de l'église, et établissait la liaison entre les deux voies riveraines. Seules deux bases de piles, en matériaux très durs et recouvertes de sables, subsisteraient. On pourrait les apercevoir aux basses eaux. Il aurait été remplacé après sa destruction par un bac, qui lui fut bien réel, établi en amont.

    le chemin de l'ancien bac

    Le chemin de l'ancien bac, datant de Louis XIV est situé derrière le camping, et est pavé jusqu'au fleuve (photos ci-dessous). Partant du canal, il se dirige sur la croix Rativet, passe devant le cimetière, traverse le vois ferrée, coupe la nationale 488, continue vers le château de Putay et le Perroyer, puis par le nord de l'étang du Perroyer, aboutissant à la locature de l'Enfer à Pierrefitte.

    le première maison bernachez

    Autrefois propriété du "Maître voiturier par eau", la première Maison BERNACHEZ, long bâtiment bas à deux entrées ci-dessous, est surélevée par crainte des crues de la Loire, et couverte d'un toit à croupe de tuiles plates.

    la seconde maison bernachez

    Le propriétaire fit ensuite construire en 1750 un corps de logis, de plan rectangulaire à deux niveaux. Sept ouvertures symétriques, à chaque niveau, scandent la façade. Un toit à croupe élevée, percée de trois lucarnes et de deux cheminées, gravées de l'emblème des mariniers, couvre la demeure.

    le château de putay

    Au 15ème siècle, s'élevait le château de Putay. Il était établi sur une motte féodale où était érigé un système défensif, protégeant une structure massive défendue par un pont-levis, bordée d'un large fossé.

    Il était encore habité à la fin du 19ème siècle et comprenait deux tours et deux corps de logis, le tout entouré de fossés. Il ne reste aujourd'hui que ce bâtiment en ruines, envahi par les ronces et l'herbe haute.

    Ce site fossoyé d'une vingtaine de mètres de côté possédait des fossés d'une quinzaine de mètres de large pour trois mètres de profondeur. La voie Romaine côtoyait le domaine où furent mis à jour vases et poteries Gallo-Romaines.

    De plus, une antique sépulture a fourni une belle hache de bronze à talon, une épée de même alliage, et une grossière urne de terre avec couvercle, renfermant des os incinérés. Par la suite, ce chemin fut nommé le "Grand Chemin Royal", et effectuait la liaison de Lyon à Paris.

    l'église saint-cyr et sainte-juliette

    L'église SAINT-CYR et SAINTE-JULIETTE est un édifice Néo-Roman bâti sur l'emplacement d'une petite église du XIème siècle dont le toit du chœur s'effondra en 1858. Auparavant, il y fut découvert un Mercure de Bronze vendu en 1815 à deux officiers des armées alliées.

    Les colonnes de la nef et l'entourage des baies sont en pierre dorée.

    Le chemin de croix, décrit en tableaux, est de la fin du 19ème siècle, et a été restauré en 1996.

    La nef est composée de trois travées et d'un clocher porche. Le clocher fut construit après la nef.

    Cet autel datant de Louis XIV, en marbre de Diou, était le maître-autel de l'église antérieure, elle-même construite sur un temple consacré à Mercure.

    Les fonds baptismaux sont en marbre local. Ces derniers, ainsi que le maître-autel sont à l'inventaire des monuments historiques.

    L'ancienne paroisse de Coutard n'existe plus depuis la révolution. Les bâtiments sont inclus dans un domaine agricole. Les deux montées de la place de l'église sont en marbre local.

    Le prieuré (photo ci-dessous), situé à côté de l'église, a appartenu à l'Abbaye de Sept-Fons. Il a été transformé en centre socio-culturel. L'ancien cimetière était autour de l'église. Le nouveau date de 1811

    l'abbaye de notre dame de saint-lieu à sept-fons

    L'Abbaye de Notre Dame de Saint-Lieu à Sept-Fons était une importante seigneurie ecclésiastique fondée en 1132 par les cisterciens qui ont défriché la région. Les premiers bâtiments monastiques furent construits sur une légère éminence, en bordure de Loire, lieu austère et humide. Il n'en reste rien aujourd'hui. 

    Vue aérienne. Photo issue d'internet.

    Cloître. Photo issue d'internet.

    Procession. Photo issue d'internet.

    Scriptorium. Photo issue d'internet.

    La communauté accordait une place importante au travail, et possédait un important domaine. Se dépeuplant et menacés de tomber en ruines, les bâtiments fortifiés subirent de nombreuses transformations, en particulier au 17ème siècle. Deux tours rondes existent encore aux angles de la propriété, de même qu'un moulin et le toit à la Mansart.

    L'église est à nef unique et chevet plat. Le fronton en façade est soutenu par des colonnes doriques et orné d'une trinité. Le porche monumental de son ancienne entrée est surmonté d'une statue de la Vierge Marie.

    L'Abbaye est occupée par les Trapistes depuis 1845 après avoir été expulsés en 1791 et connus misère et exil. Ils y observent la règle écrite par Saint-Benoit, Père des moines d'Occident, au VIème siècle. Leur journée est entrecoupée d'offices liturgiques, messes, prières, lectures, études et chants pieux.


    Ainsi, mènent-ils une vie basée sur la prière aussi continuelle que possible même dans le travail manuel, la médiation, le silence, les études, et la lecture spirituelle (lectio divina) afin d'être en union intime avec Dieu.C'est également une entreprise à part entière où se fabriquent artisanalement divers produits diététiques, des compléments alimentaires, des petits déjeuners à base de Germalyne, de la farine tonique au germe de blé, une large gamme de confitures, et des fromages au lait cru. Tous ces produits sont vendus en boutique ou par correspondance. La longue journée des moines débute à 03h15 pour célébrer les matines et se termine à 20h00, heure à laquelle ils regagnent leur dortoir pour l'extinction des feux.