DOMPIERRE-SUR-BESBRE

    Commune de 3 860 habitants environ, d'une altitude de 207 à 271 mètres, et d'une superficie de 4 563 hectares.

    L'origine de son nom est issu du latin Dom (de Dominus: maître) et de Saint-Pierre. Selon la légende, il se trouvait sur la commune un mégalithe celtique objet de la ferveur superstitieuse de toute la région. Là, saint Martin, plutôt que d'admettre la pierre, y fit sculpter une croix, et la consacra au Seigneur en la nommant Domini Petra, nom qui devint plus tard Domna Petra, puis Dompierre, lorsque l'on y construisit une église qui tout naturellement fut placée sous le vocable de saint Pierre.

    La commune porta le nom de Source-Libre pendant la Révolution. A partir de l'Ancien Régime jusqu'au XVIIème siècle, la commune connut un important essor économique grâce notamment aux nombreux artisans et marchands installés sur la rive gauche de la Besbre, bien à l'abri des inondations. Après une période de stagnation, elle reprend son développement au XIXème siècle avec la construction du canal, et du chemin de fer, tous deux conditionnés par les mines de Bert.

    Le blason de Dompierre est composé de l'écu de la famille Chasteauvilain, qui a fourni à la commune les premiers seigneurs connus (XIIème), et des armoiries de la famille des Gallois de la Tour, derniers seigneurs de Dompierre avant la Révolution. L'écrivain Louis Pergaud (1882-1915), auteur de la Guerre des Boutons (1912), effectua un séjour dans la commune où le collège porte son nom. En avril 1312, le Roi Philippe le Bel, venant de Lyon et se rendant à Decize, fit étape à Sept-Fons. En décembre 1754, le célèbre bandit Mandrin passa à Dompierre avec les armées du Roi à ses trousses.

    Des fouilles ont permis la découverte d'une nécropole de l'âge de bronze, ainsi que de nombreux objets de l'époque Gallo-Romaine (pièces, poteries....). Nombreux sont les lieux où des objets antiques furent mis à jour: près de la gare du chemin de fer, torques et bracelets de bronze, quantité de vases Gallo-Romains dans un puist, un pot de terre dans le champ Garcin, une centaine de monnaies de bronze du milieu du IIIème siècle à la Planche (près du pont du chemin de fer, entre la route de Sept-Fons et le canal), et une nécropole de l'époque des champs d'urnes à 3 kilomètres du bourg.      

    Les visiteurs et les locaux peuvent profiter des voies vertes le long du canal latéral à la Loire, du tourisme fluvial, du parc de la source libre et du jardin inondable. Photo ci-dessus, chargement du charbon sur une péniche.





    Au niveau des édifices disparus, citons le château de Chezelles-La-Tour, la motte et château de l'Hautbois près de l'étang des Pacauds, le fief du Méage, la motte de la Mothe où, d'après l'Abbé Déret: "au début du XXème siècle, quelque part en dehors du bourg de Dompierre (se trouvait) le château de la Motte....".  La motte du Chambon était une motte féodale élevée en tant que seigneurie pour surveiller l'exploitation des terres de la vallée autant que la voie de passage.

    L'étang de Picuze (photo ci-dessous), mesurant sept hectares. La base de la digue est constituée de pieux en bois. Plus bas, maison à pans de bois des Amoineaux.

    L'ancienne tuilerie, construite en pierre et brique, et édifiée au XVIIème siècle (photo issue d'internet).

    La Tuilerie, grange à pans de bois, ancien séchoir à briques (photo issue d'internet).



    L'ancienne église Saint-Gildard-de-Bourbon-Coutard est certainement le plus ancien édifice de la commune. De style roman, refaite au début du XVIIème siècle, elle resta paroisse jusqu'en 1789. A l'intérieur, on peut encore voir des traces de peinture datant du XVIème siècle et qui représentent des figures de Saints. De nos jours, elle est transformée en grange et fait partie de l'ensemble des bâtiments d'exploitation d'un domaine agricole.

    La motte du Cros ou du Chastellier était un site fossoyé du XIIème siècle. C'était d'une motte circulaire entourée d'un fossé large de treize mètres et profond de cinq. Dom Jalloutz, Abbé de Sept-Fons, écrivait en 1780 que "l'ancien chemin de Dompierre à Diou est flanqué au sud par la motte du Cros ou motte le Chastellier. Il existait là, autrefois, un château fortifié avec fossés profonds, entouré par la Besbre."

    La gare (photo ci-dessous) a été construite au XIXème siècle. Dompierre fut parmi les premières communes rurales à bénéficier du chemin de fer. L'ancienne auberge de Sept-Fons, faite de pans de bois et briques, a servi de relais de poste et a été édifiée au XVIIIème siècle.

    Petite anecdote, l'écrivain Jeanne Cressanges est née dans un milieu modeste. Sa famille paternelle est une famille de plâtriers-peintres de Dompierre-sur-Besbre. Elle a gardé des liens forts avec l'Allier. De son vrai nom Jeanne Mouchonnier, Cressanges est un pseudonyme emprunté à la commune du même nom.