anecdotes de gennetines

    la peste à gennetines

    En 1631, le curé de Gennetines se nomme Duvivier. Selon lui, la peste a sévi sur la commune et les décès sont nombreux. On enterre les morts, souvent plusieurs à la fois, au plus près des habitations.

    gabriel-françois sallé, maire de gennetines

    En 1789, Gabriel-François Sallé est nommé maire de Gennetines. Il le resta jusqu'au jour de son arrestation en 1793. Cette année-là, la récolte de grains est mauvaise, et le canton de Chevagnes est réquisitionné pour approvisionner le marché de Moulins.

    Mais, par la suite d'une grève des bouviers, le grain n'arrive que le 16 août au soir, après la fermeture du marché. Les procureurs du canton de Chevagnes sont alors accusés d'avoir voulu affamer la ville. Le 17 août 1793, Gabriel-François Sallé et trois autres personnes sont écroués à la Tour carrée de Moulins, dite de la "Mal Coiffée". Leur détention s'étend sur onze mois, malgré les protestations des municipalités et de la population.

    Ils sont transférés à paris et écroués à la Conciergerie. Ils feront partie des quarante-cinq victimes guillotinées, entassées dans les dernières charrettes. Sallé avait trente-cinq ans. Le bourreau lui-même demanda à remettre l'exécution au lendemain. Implacable, Henriot refuse.

    Le lendemain, ce sera son tour, ainsi que celui de Robespierre, Saint-Just et des autres républicains, accusés de terrorisme, à être conduits à la guillotine.

    l'âge du bronze à gennetines

    Il fut découvert aux Forêts, une hache à douille, à anneau. Plusieurs affûtoirs en quartzite de l'époque du bronze ont été recueillis sur la terre de Vignoble.

    le bénitier de gennetines

    La commune est connue pour son dicton: "sec comme le bénitier de Gennetines". Plusieurs histoires courent sur ce sujet:

    A la révolution, le village était rattaché à la commune de Saint-Plaisir. Le bénitier de la chapelle du château, simple pierre sans ornements, fut monté sur un chariot attelé de quatre boeufs pour effectuer le trajet de Gennetines à Saint-Plaisir. Il fallait suivre la lisière d'un bois, par de des chemins dégradés et difficilement praticables. A mi-parcours, les boeufs refusèrent d'aller plus loin. On alla en chercher d'autres, mais les chaînes se rompirent. Le bénitier fut alors déchargé, et laissé dans une haie. A la fin du siècle dernier, il était surmonté d'une croix au village de la Faie. Comme il n'y avait jamais d'eau dedans, la population disait "sec comme le bénitier de Gennetines". Depuis, un cantonnier de Saint-Plaisir l'a cassé.

    Une autre version affirme que c'est l'âne du garde champêtre, logeant tout près de l'église, qui voyant la porte de l'édifice religieux ouverte, serait venu boire l'eau du bénitier. D'où l'existence du dicton suite à cet évènement. Certains habitants, plus pragmatiques, affirmaient que le bénitier était tout simplement percé.

    Plus simplement, cet adage serait dû à la pauvreté spirituelle et matérielle des habitants de la commune. En effet, il n'y avait pas de curé dans la paroisse. Ce dernier faisait le déplacement de Moulins ou d'Yzeure par des chemins peu engageants. Il était donc rarement à la disposition des ses paroissiens. Il n'y avait pas non plus d'école, d'où un illettrisme important.


    ETIENNETTE GUERRET

    Grand-mère de Charles Péguy. Elle naquît le 18 mars 1812 à Gennetines, au lieu-dit Monfou. Analphabète, confrontée régulièrement à la misère, elle n'en possédait pas moins un caractère  indépendant et fier. Très croyante, elle ne ménageait pas sa peine, et inculquera à son petit-fils que le travail est source de dignité et de joie.

    Très engagé politiquement, Charles Péguy tombera sur le champ de bataille, à Villeroy, le 05 septembre 1914, fauché d'une balle en pleine tête.

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