gennetines

    Superficie de 3914 ha - Altitude de 224 à 267 mètres - 681 habitants environ.

    Le nom de la commune est issu du latin genestiniis, lieu où poussent les genêts.

    La découverte de silex taillés et polis, de haches de basalte et de forges primitives, atteste l'ancienneté de l'occupation du site. Les fondations de villae Gallo-Romaines ont également été mises à jour. Par contre, rien ne permet d'établir l'origine féodale du bourg. En effet, l'habitation bourgeoise nommée "le château" n'est qu'une ancienne cure construite en 1771 (photo ci-dessous). En 1152, une bulle du Pape Eugène III atteste la dépendance de la paroisse au prieuré de Souvigny. Sous l'Ancien Régime, elle relève du diocèse d'Autun.

    Au Moyen-Age, la justice appartenait aux Thonins, dont la motte a été rasée au XIXème siècle.

    Une ancienne motte castrale, la motte de Paribeaux (photos ci-contre et ci-dessous issues du site de la commune), fut le siège d'une seigneurie mal documentée et rapidement disparue. Peut-être bâtie sur un emplacement Gallo-Romain, cette motte double, avec donjon et basse-cour était entourée d'un double fossé en forme de 8.

    Elle se dressait sur l'ancienne paroisse de Lucenay-en-Vallée, et était entourée de fossés. Elle semble néanmoins avoir joué un rôle de motte centrale par rapport à d'autres mottes moins importantes, dont les fossés communiquaient avec les siens. Cette conformation fait penser à une seigneurie primitive du haut Moyen-Age.

    Dans le petit bois de la Garenne, se trouvait une motte ronde qui n'avait jamais été fouillée, et qui, à cause du nom même du bois, évoque une origine féodale. De même, du fief de la Grange, ne reste désormais plus qu'un domaine. Dans le bois, on peut encore apercevoir un moulin banal, construit à pans de bois.

    Ci-dessous, l'école construite en 1859. Elle est devenue par la suite l'école de filles, puis une auberge. Plus bas, l'ancienne école de des garçons puis, encore plus bas, la mairie avec l'ancienne école accolée.

    La commune posséda une école pratique d'agriculture départementale (photo ci-dessous) de 1888 à 1917, et était classée deuxième de France. En 1888, avec seulement 15 élèves, l'école dispensait des cours d'agriculture, d'élevage, de pisciculture, et d'horticulture, et mettait en pratique des expériences innovantes, notamment sur les engrais. Distinguée de nombreuses fois, cette école forma plus de 400 jeunes hommes. Au début du XXème siècle, le travail du bois et du fer fut intégré dans le cursus, mais la première Guerre Mondiale brisa cet élan.

    Le 16 septembre 1898, l'école a participé à une cérémonie officielle des plus importantes. Le Président de la République Félix Faure, le Duc de Connaught, fils de la Reine Victoria, Chef de toutes les armées Britanniques, le Général de Négrier, commandant les armées en manoeuvre, ont dirigé la revue qui clôturait les grandes manoeuvres militaires. Durant cette cérémonie, les troupes composées de 16 régiments d'infanterie, 15 régiments de cavalerie, 15 groupes d'artillerie, 200 canons et 5 compagnies de génie ont défilé de Beauvoir à l'école d'agriculture, soit environ 100 000 personnes.

    En 1793, la commune de Gennetines a été formée par la réunion de deux paroisses: Gennetines et Lucenay-en-Vallée, suite à l'Arrêté du 29 septembre 1794, ou 16 thermidor an 2 de la République, par le représentant du peuple Fouché.

    Le monument aux morts (photo ci-dessous) est en calcaire blanc et date de 1925. Il est de facture classique, et porte les noms des 47 victimes de la Première Guerre Mondiale. Constitué d'un petit obélisque de calcaire, il est couronné par un coq posant une patte triomphante sur un casque à pointe.