isserpent: patrimoine

    maison forte de châteauroux

    L'origine du fief de Châteauroux est mal connue, mais était un point stratégique suffisamment important pour avoir appartenu en 1307 au chevalier Henry d'Isserpent, et au XVème siècle, il est aux mains de la famille de Mars qui le possède jusqu'à la fin du XVIIème siècle. Il devait y avoir un château féodal sur le site, précédée par une motte castrale circulaire qui subsiste à deux cent mètres à l'ouest, vers le ruisseau qui passe à Château-Roux. Il fut épargné par le Baron des Adrets, car la famille de Mars était protestante, mais probablement incendié par les catholiques.

    Le manoir actuel, en ruine, est une construction du XIVème siècle. Cette fortification du bas Moyen âge se compose d'un corps de logis de plan rectangulaire élevé sur trois niveaux, dont une partie des murs est aveugle. Deux tours rondes flanquent la façade principale. L'une d'elles, d'un diamètre plus réduit, abrite un escalier en vis en pierre de Volvic pour l'accès aux étages. Ces deux tours ont été tronquées et recouvertes de toits en appentis sans originalité.

    L'ensemble était entouré de fossés, alimentés par un ruisseau descendant des collines. Des aménagements de la fin du XVème siècle et du début du XVIème siècle ont laissé deux petites échauguettes en tourelles d'angle, remaniées dans les transformations postérieures, et quelques ouvertures à meneaux. Dans la bâtisse, se trouve une cheminée Bourbonnaise de la Renaissance.

    château de beauplan

    Le château de Beauplan possède un style sobre, contrastant avec nombre de manoirs bâtis dans la région au XIXème siècle. Sur le site, se trouvent deux mottes, dont l'une porte le nom de Grand-Borne. Elle est ronde, entourée de fossés, d'un diamètre d'environ 30 mètres et était probablement intégrée dans le système défensif de la seigneurie d'Isserpent. Les fossés de la fortification sont encore marqués par la déclivité du sol. Des fouilles tendent à prouver que fut édifiée une tour d'observation annexée à un poste militaire Gaulois ou Romain.

    Le château actuel est uns construction du XIXème siècle. Il consiste en un corps principal de plan rectangulaire à deux niveaux, flanqué de deux pavillons d'angle à pignon et en retour d'équerre. Chaque niveau est marqué depuis le rez-de-chaussée par un double bandeau de pierre. La toiture couverte d'ardoises est éclairée de trois lucarnes et surmontée d'un petit clocheton. Photo ci-dessous issue d'internet.

    manoir de chandian

    Le manoir de Chandian n'est pas sur l'emplacement exact où se dressait l'ancien château, que des archives évoquent dès 1568. Il est possible que l'ancien fief devait se trouver plus à l'ouest, où divers objets sont retrouvés au XIXème siècle. Des traces de fossés et de débris de fondation ont ont aussi mis à jour. Le nom a une résonance Romaine: Campi Diane, Diane étant la divinité Romaine de la chasse. La construction actuelle date du XIXème siècle. C'est un petit manoir de plan rectangulaire, à deux niveaux et cinq travées. la façade s'est dotée d'un avant-corps central, à porte d'entrée en plein cintre et fronton triangulaire. Le toit en pavillon couvert d'ardoises est ouvert de quelques lucarnes. Photo issue d'internet.

    église saint-bonnet

    L'église SAINT-BONNET est construite par un entrepreneur d'Arfeuilles sur l'emplacement du vieux château féodal. Elle remplace une ancienne chapelle, utilisée jusqu'alors comme église paroissiale et détruite au XIXème siècle. La voûte de la nef comporte trois arceaux. Les murs sont percés de six vitraux à cinq rosaces superposées. L'un des autels est dédié à Saint Joseph.

    Certains éléments sont inspirés par l'art roman, comme dans la plupart des églises du Bourbonnais au XIXème siècle. Le choeur est sobre. Les évocations picturales de l'enfer et du purgatoire ont disparu. S'y trouvent également une statue représentant sainte Anne et la Vierge enfant, ainsi qu'une de saint Bonnet, patron de la paroisse.

    manoir des brigAUds

    C'est une longue construction de plan rectangulaire, avec des ouvertures à arc surbaissé, peu nombreuses, et qui sont le résultat de transformations au XVIIème siècle. Un joli toit à la Mansart, couvert de tuiles plates, coiffe ce manoir d'une allure très rurale.