lapalisse

    un peu d'histoire

    Superficie de 3301 ha - Altitude de 264 à 465 mètres - 3 105 habitants environ.

    L'origine du nom de la commune divise. Elle peut être issue du bas latin palicium, dérivé de palus (pieu), nom donné aux fortifications aux Xème-XIème siècles, ou de l'ancienne cité Lipidacus, de saint Lupicin. La commune est située à un point stratégique entre le Berry, la Bourgogne, la région Rhône-Alpes et l'Auvergne, entre la Loire et l'Allier. Avant Lapalisse existait Lubié, une ville Gallo-Romaine, couvrant plusieurs hectares, où saint Lupicin se retire te meurt en 480. Sa paroisse est tutélaire de Lapalisse jusqu'à la révolution, époque à laquelle elle est supprimée. La création de la commune entraîne le rattachement de Lubié à celle-ci.

    Au Moyen-âge, les fortifications, alliées à l'emplacement sur un axe de passage, contribuent au développement de la ville. Des changements importants interviennent au XVIIIème siècle. En 1759, le grand chemin de Lyon est tracé et provoque l'abattement d'une partie des murailles, en ruine à cette époque. Il reste quelques témoignages de ces murailles. En effet, la ruelle ci-dessous, dite rue Billaudy, témoigne de l'existence d'une enceinte en contrebas du château, les anciens remparts du bourg castral dont le tracé reste très flou.

    La fin de l'année 1851 est marquée d'un fait notable. Après le coup d'état de Louis Napoléon Bonaparte, le 02 décembre, la population locale, en apprenant la nouvelle, se soulève. Soutenant la République, elle crée une émeute qui lui permet de prendre la ville et la sous-préfecture le 04 décembre, obligeant le sous-préfet à s'enfuir. Plusieurs coups de feu sont échangés entre la gendarmerie et la population. On dénombre des victimes des deux côtés. Le tocsin ne cesse de sonner dans les communes alentour, dont les populations viennent en aide à celle de Lapalisse. La dispersion des insurgés n'est due qu'à une intervention des renforts de l'armée. Le monument ci-dessous commémore cet évènement.

    La création de la ligne de chemin de fer entre Saint-Germain-des-Fossés et Roanne, à partir de 1858, nécessite la construction d'une gare. La volonté d'un tracé rectiligne, ainsi ainsi que les obstacles naturels font que cette gare est excentrée de plus de deux kilomètres à Saint-Prix (photo ci-dessous). Un viaduc y a néanmoins été bâti. La commune est labellisé "Village étape" le 25 octobre 2006, jour de l'ouverture officielle de la déviation de la route Nationale 7. Lapalisse est également référencée parmi une centaine de destinations par l'association des Plus Beaux Détours de France.

    En 1821, le marquis de Chabannes fait don à la commune d'un terrain, bordant la route impériale Paris-Antibes, pour en faire un foirail. Ci-dessous, photos du champ de foire.

    Lapalisse est également une ville marraine de l'Aviso Commandant Blaison. Ce navire est le treizième de la série aviso du type "d'Estienne d'Orves". Sa construction a débuté en 1979. Il est affecté à Brest depuis juin 2000.

    Il est baptisé en l'honneur du capitaine de frégate Louis Blaison (photo ci-contre issue d'internet), né en 1906 à Lapalisse, et disparu en mer des caraïbes en 1942.

    Photos ci-dessous: plaque commémorative, maison natale de Louis Blaison, monument aux morts.

    mottes et patrimoine disparu

    Il existe sur la commune plusieurs mottes. La motte de Lubié, ci-dessous, étant à l'abri des crues de la Besbre, était utilisée comme cimetière, dépendant des moines de Lubié.  Cette motte a pu être un fief secondaire temporaire, très tôt annexé par une seigneurie voisine, puisqu'en 1300, un Johannin de Lubié, damoiseau, figura parmi les vassaux du seigneur de La Palice.

    Tout au bout de la commune de Bussolles, dans les bois Diots, une motte entourée de fossés, couronne un mamelon du relief. Certainement abandonnée très tôt, aucune trace de construction n'y a été relevée. Cependant, d'après le nom du lieu, cette motte a dû servir de base à l'édification d'un ancien château.

    Au Moyen-âge, un château se dresse sur la motte des Noyers. Il contrôlait le passage sur la Besbre. En 1300, il est la propriété de Geoffroy des Noyers. Il appartient ensuite aux La Palice à partie de 1342, avant de passer par alliance aux Togues à la fin du XVème siècle. Puis Jean de Togues, compagnon du connétable de Bourbon, se fait confisquer ses biens. Le château de la Motte des Noyers est alors rasé, et les terres sont données aux Saint-Aubin, parents des Togues. Après plusieurs changements de possesseurs, la motte et sa maison seigneuriale sont offertes le 27 août 1690, par Bernard de La Guiche, aux religieuses de l'hôpital de Lapalisse.

    Proche de la motte de Couldray à Périgny, Rouzières était un fief tenu par les sires de Saint-Gérand, dès le XIIIème siècle. En 1324, un de leurs descendants, Josserand du Vernet, portait le titre de seigneur de Rouzières et de Couldray. Il reste aujourd'hui de l'ancienne fortification deux mottes artificielles accolées. Au XVIIIème siècle, Rosières n'était plus qu'une "mauvaise" maison couverte de tuiles, avec une étable presque ruinée, et un petit logis de métayers en torchis.

    Le bâtiment agricole ci-dessous est situé sur un domaine comportant autrefois un château fort, qui est repris aux Anglais en 1366, lors du retour du duc Louis de Bourbon. Il apparaît la première fois comme poste fortifié. La seigneurie des Borbes était composée de maison, motte et fossés avec caves en-dessous, portail fort et colombier. Ce château a de nos jours disparu, comme celui de La Meignée (aujourd'hui Méquée), et celui de Palin qui surplombait la Besbre. Pour ce dernier, seuls des débris de poteries attestent d'une occupation ancienne.

    édifices à découvrir à lapalisse

    Cette maison du XVème siècle possède un escalier à vis en pierre de taille. le passage d'entrée, autrefois pavé, est maintenant bétonné. L'ancienne toiture de tuiles plates est remplacée par des tuiles à emboîtement, dites mécaniques. Située sur l'ancienne voie Paris-Lyon qui longeait le château, ce bâtiment est durant des siècles une auberge pour les gens de passage. Cette activité cesse à la fin du XIXème siècle. Inscrit à l'Inventaire des Monuments Historiques en 1932.



    Cette vieille auberge ci-dessous, du XVème siècle, dite de "Auberge du chapeau rouge", est située sur l'ancienne voie Paris-Lyon. A ce niveau, se trouvait jusqu'à la fin du XIXème siècle, une porte fortifiée, appelée "Porte de la Voûte". L'emplacement devient alors la cour de l'ancienne école de filles, construite au XIXème siècle (photos plus bas).

    Le bâtiment ci-dessous était, jusqu'au début du XXème siècle, un hôpital gratuit pour les pauvres. Il est construit par la famille de La Guiche, possesseur du château de Lapalisse durant un siècle et demi. L'acte de fondation stipule que, si l'hôpital confié à  des religieux, cesse un jour son oeuvre gratuite, l'édifice revient au château. C'est le cas vers 1925, mais faute de revendication, il est pris en charge par la municipalité, qui y place, entre autres, un bistrot et une salle de cinéma. Vers 1980, il est décidé d'y installer la poste.

    De nos jours la mairie, le bâtiment ci-dessous était le siège de la sous-préfecture jusqu'en 1941, date à laquelle elle est transférée à Vichy. Dans l'aile ouest, qui lui est perpendiculaire, se trouvaient, avant la révolution, les grandes écuries. Le château est ensuite le siège de la gendarmerie et du tribunal, puis celui de la sous-préfecture sous le Consulat. Il est rendu aux Chabannes en 1802 avec toutes se dépendances. Des nouveaux bâtiments sont donc érigés à l'emplacement des annexes seigneuriales construites et incendiées au XVIIème siècle.

    L'imposant moulin ci-dessous sert longtemps au traitement du grain local qui approvisionne la commune. Il est alimenté par un bief dont l'eau provient de la Besbre, toute proche. Pour des raisons non définies, il cesse son activité dans la première moitié du XXème siècle.

    La Grenette est construite, en 1837, en guise de grenier à grains. Ses fondations, qui s'enfoncent jusqu'à 1m20, dont d'elle un lieu de stockage particulièrement solide, que viennent renforcer de nombreux piliers. Le bâtiment est encore utilisé au début du XXème siècle. Abandonné jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale, il est repris ensuite par la mairie qui le transforme en salle des fêtes.

    Au milieu du XIXème siècle, une école privée est construite sur un terrain offert par la famille de Chabannes. C'est une école pour les filles, qui demeure opérationnelle jusqu'après la Seconde Guerre Mondiale. L'enseignement public regroupe ensuite tous les élèves dans l'école située avenue de la gare.

    les guerriers de lapalisse

    le parc floral

    Autour d'un kiosque, par rayonnement des allées, le parc de trois hectares se compose d'un jardin à la Française et d'un jardin à l'Anglaise. Il compte plus de 95 essences différentes, ainsi qu'une collection de pivoines, dont la pivoine Doriat, fleur emblématique de la commune. Un parcours de découverte des arbres remarquables est également à découvrir. L'entrée est libre.

    A l'époque, le parc est l'attraction du dimanche, car les habitants de Lapalisse et des alentours ne voyageaient pas beaucoup. Il y avait des concerts au kiosque et les visiteurs pouvaient consommer dans des buvettes.

    Dans le jardin à la Française, on utilise des formes géométriques comme les cubes et les boules. Les arbres sont taillés tous les ans pour garder l'alignement. Chaque année, 5 000 plans sont installés pour le fleurissement estival, en plus des 500 rosiers qui fleurissent le parc.

    Du côté Anglais, pas de fleurissement annuel, les arbres ne sont pas taillés, les allées ne sont pas rectilignes, mais arrondies. Il y a 26 arbres remarquables signalés dans le parc par des écriteaux indiquant la famille, les noms commun et latin et l'origine.

    Depuis 2011, l'approvisionnement en eau pour l'arrosage et l'alimentation des bassins provient d'un forage. Une source a été captée à 50 mètres de profondeur. Un arrosage intégré y a été installé pour les parterres et la pelouse. Une fontaine symbolise cette source. Un jet d'eau a été aussi installé dans le bassin principal. Il a un côté esthétique et permet d'oxygéner l'eau afin d'éviter les problèmes d'algue. Des plantes aquatiques, telle l'Iris d'eau et le nénuphar sont également à découvrir pour les promeneurs.

    QUELQUES VUES DE LA BESBRE

    La Besbre traverse le coeur de la ville, et invite à la promenade, à la détente, et aussi à la pratique de la pêche.

    QUELQUES VUES DE LAPALISSE