lavoine: patrimoine

    l'église saint-vincent

    Au XIXème siècle, les Pions doivent se rendre à la messe à Ferrières, à une dizaine de kilomètres. Une jeune fille serait morte de froid au cours de l'un de ces trajets. C'est pourquoi, en 1837, la population décide de construire sa propre église dans le bourg qui n'est alors qu'un hameau. A cette époque, Lavoine dépendait de la commune de Ferrières-sur-Sichon. Les habitants rassemblèrent une somme suffisante et firent établir un acte notarial pour la fondation de l'église, daté du 24 décembre 1837. De style roman, elle fut terminée en 1850, et est une des rares églises de France appartenant à ses habitants.

    la scierie à eau

    Dans les scieries collectives des Bois-Noirs, anciennes scieries communautaires, chaque usager avait droit à un jour par semaine pour débiter son bois. Il apportait avec lui son matériel (lames, courroie...), et de quoi s'alimenter, ne regagnant que très rarement le village pour déjeuner. On comptait une quinzaine de scieries sur la commune de Lavoine, différenciées par leur nom qui trouvait son origine soit dans le lieu d'implantation, ou bien en référence aux propriétaires. Au fil des années, les progrès techniques permirent la construction de scieries alimentées par le courant électrique et, au milieu des années 70, le crépitement de l'eau et le chant des scieries des Bois-Noirs se turent à tout jamais.

    Ces scieries, d'une architecture relativement modeste, étaient construites avec les matériaux de pays: pierre des champs, chaux, bardage en bois, charpente en bois rond, tuiles canal... Elles étaient situées à proximité d'un ruisseau, le Sichon ou la Besbre, ou d'une réserve d'eau qui, dans un premier temps, servait à actionner une roue à aube, nécessaire au fonctionnement. Cette dernière fut remplacée au milieu du XIXème siècle par des turbines en fonte, permettant d'accroître la vitesse de rotation de la lame circulaire. A l'intérieur du bâtiment, un simple banc de scie, composé d'un ou de deux chariots, de trains de rouleaux et de la lame servaient à débiter charpentes et voltiges.

    l'horloge à billes

    Acquise par la commune en 2000 à des fins touristiques, cette horloge est le résultat d'un travail de l'école d'ingénieurs d'Epinal. Il n'en existe que trois dans le monde: à San Francisco, Munich et... Lavoine. La roue, d'un diamètre de deux mètres, est fabriquée, de même que la structure, en bois d'Iroko (Afrique). Quant aux goulottes permettant le transport des billes, l'essence utilisée est l'épicéa, traitée en autoclave, puis peint. Les billes en Assamela ont un poids précis: 1.400 kg pour un diamètre de 20 centimètres. Elles sont au nombre de 32. Le fonctionnement de cette horloge à billes et à eau est basé sur le même principe que celui qui actionnait jadis les scieries à eau présentes dans les Bois-Noirs.

    Une chute d'eau entraîne la roue à aube qui, via une courroie et une poulie de rappel, permet à un bras de soulever une bille et de la déposer dans une goulotte, l'acheminant dans un premier réceptacle indiquant les minutes. Cette opération est répétée cinq fois de suite, jusqu'à ce que la cinquième bille permette le basculement du réceptacle, grâce à un contrepoids. Quatre billes sont alors recyclées et rejoignent le point de départ. La cinquième, quant à elle, va prendre place dans un second réceptacle gradué de cinq minutes en cinq minutes. De la même façon, la bille correspondant à la soixantième minute permet le basculement de ce second réceptacle afin que l'une d'entre elles rejoigne le réceptacle des heures, tandis que les autres vont retrouver le point de départ. Pour connaître l'heure, il suffit de lire les chiffres placés en face de la dernière bille de chaque réceptacle.

    les ruines du château de pyramont

    Point stratégique aux portes de la Montagne Bourbonnaise, dans la vallée du Sichon, le mont Saint-Vincent, qui doit son nom à la chapelle dressée au XVIème siècle en l'honneur du fameux prédicateur dominicain Vincent Ferrier, est un piton rocheux, site défensif naturel pour une position forte imprenable. C'est au sommet de ce piton que le château de Pyramont dressait son donjon carré, entouré d'une enceinte qui couronnait le promontoire. En contrebas, sur un replat du massif, étaient installés l'appareil défensif avancé et les dépendances de la basse-cour. Au XVème siècle, le château était déjà abandonné.

    Une légende raconte qu'une jeune fermière portant son nouveau-né vit le rocher s'ouvrir, laissant apparaître une caverne pleine d'or. La jeune fille y déposa son enfant et se chargea d'or qu'elle emmena au village. A son retour, le rocher s'était refermé. Elle dût attendre une année pour reprendre son enfant et laisser l'or maudit.

    la tourbière de leidy

    lavoine, véritable château d'eau