le bouchaud: patrimoine

    la tour des pelliers

    La tour des Pelliers, du XIXème siècle, est une cour carrée à un étage, qui ne remplissait pas la fonction de pigeonnier. A la fin du XIXème/début XXème, elle sert de logement aux domestiques de la ferme. Un solin de pierre de 50 centimètres de hauteur protège les murs en pisé de l'humidité. Au rez-de-chaussée est présente une cheminée percée d'une bouche de four à pain. La porte d'entrée comporte un encadrement en pierre. Le soin mis à la construction de cet édifice laisse supposer une habitation principale la jouxtant, aujourd'hui disparue. Tout près, il existe une motte dont les fossés sont comblés.

    le monument aux morts

    Le monument aux morts est en forme d'obus, et a été inauguré le 26 août 1923. Il est entouré d'une grille de pics, et de 4 obus surmontés d'une croix de guerre placés à l'extérieur. Un support de fer avec feuilles de laurier présente les photographies des 31 jeunes hommes tués lors de la 1ère guerre mondiale. Il figure aussi les décorations des soldats tués, ainsi que les mentions de leur âge, date et lieu de leur mort.

    l'hôtel marc

    L'hôtel Marc se composait au rez-de-chaussée d'une salle de café faisant fonction de salle à manger, et de la cuisine, avec une petite salle pour le repas des clients souhaitant être isolés. L'étage comportait trois chambres pour la clientèle, et de deux chambres pour le personnel. Les toilettes étaient dans le jardin. Le chauffage central et l'eau courante avec lavabos et bidets sont apparus en 1938. Voyageurs de commerce et ouvriers constituaient la principale clientèle. La foire du 16 février et les marchés drainaient une clientèle de forains, coquetiers et négociants en bestiaux pour le déjeuner, tandis que les paysans des environs consommaient au café. Le jour de foire, 50 kgs de pot-au-feu et 15 à 20 poules bouillies étaient préparées avec de la mayonnaise ou en vinaigrette. Un poste d'essence se trouvait à la disposition  des différents véhicules.

    l'église sainte catherine

    L'église SAINTE-CATHERINE, au XVIIème siècle, est mentionnée comme "rien de plus petit ni de plus pauvre... Elle est une pauvre bâtisse toute délabrée, de terre et de bois, couverte de tuiles creuses sans lambris". Paroisse du diocèse d'Autun jusqu'à la révolution, l'édifice est en ruine dès la fin du XVIIème siècle. Dès 1851, la construction d'une église débute, et elle se terminera en 1852. Néanmoins, elle est à reconstruire en 1887. Les principaux travaux, dont la construction d'un clocher, se terminent à la fin du XIXème siècle.

    Le retable (photo ci-dessus) est du XVIIème siècle, et est en bois. Le décor d'angelots, de petites rosaces, de volutes et de colonnes dorées torsadées, caractérisent cette époque marquée par le style baroque. Classé Monument historique.

    L'église se compose d'une nef unique de deux travées, prolongée par une travée de choeur, et par une abside à trois pans plats.

    Au revers de la façade, l'oculus a été bouché et orné d'une croix en briques.

    La Sainte-Catherine (photo ci-dessous) était la patronne de la paroisse. Elle date du XVIIème siècle, et est en plâtre et bois. Le drapé et les bras donnent un élan, une impression de mouvement saisissant et inhabituel pour une statue religieuse, surtout dans la région. Le visage et le regard, par une expression de résignation, contrastent avec le haut du corps qui semble se libérer.

    Le portail est encadré par deux voussures en cintre brisé qui retombent sur des pilastres moulurés. Au-dessus, un oculus orné d'une rosace polylobée, éclaire le revers de la façade. Le dernier niveau est celui du clocher. Il est percé, sur chacune de ses faces, par un triplet de baies en cintre brisé, orné de colonnettes et de chapiteaux.

    La toiture est soutenue par des modillons en pierre. Les baies en cintre brisé, présentent également dans la nef et dans le choeur, sont caractéristiques du style néo-gothique. La tour de clocher est placée en façade. La façade est percée par un portail orné d'un tympan décoré d'une croix stylisée. Elle comporte également un portail ouvragé.

    Photo ci-dessous: Vierge à l'enfant en bois polychrome.

    L'église a conservé une belle série de vitraux (photos ci-dessous) de la fin du XIXème siècle, représentant quelques-uns des saints les plus vénérés par la piété populaire, parmi lesquels saint Pierre, saint Jean l'Evangéliste, l'Ange Gabriel ou le Sacré-Coeur.

    la ferme des brenons

    La ferme des Brenons caractérise bien les constructions du milieu du XIXème siècle, période d'explosion démographique et de partage des terres. On appelait ces fermes des locateries.Elle servait d'habitat à un petit propriétaire ou locataire, paysan de domaine sur la fin de sa vie ou journalier.Ce type d'exploitation a disparu vers la fin des années 60.