le bouchaud

    Superficie de 2255 ha - Altitude de 269 à 332 mètres - 213 habitants environ.

    L'origine du nom vient de Bois-Clos, qui devient Bos-Clos, Boschaut, puis en 1411, le Boschaut. Une vénus anadyomène en bronze, Gallo-Romaine, est découverte dans le village au début du XXème siècle. Quatre seigneuries se trouvaient sur le territoire de la commune. La famille de Semur tient le fief par alliance jusqu'en 1411.

    La motte du Bouchaud, en 1663, ne comporte plus qu'une maison appelée Châteauvert. Le fief est traversé par la voie médiévale de Lapalisse à Marcigny. Une autre motte quadrangulaire existait aussi à la Bonnette. De son côté, la seigneurie des Ponthères dépendait de la paroisse de Lenax. Il ne reste rien de la motte primitive. Le château qui lui succède est tellement endommagé par la foudre en 1850 qu'il faut le détruire.

    La lave et la pierre de Volvic ont été utilisées au début du XXème siècle comme le montrent la tombe de soldats ci-dessus. Autre exemple d'utilisation de la lave et de la pierre de Volvic sur cette tombe de 1920 ci-dessous.

    La commune avait un marché le vendredi de chaque mois, et la grande foire d'embouche annuelle, le troisième samedi de février. Elle voyait affluer toute la population environnante, et les négociants de commerce. Aussi, une signalisation d'itinéraire fut installée assez tôt (photo ci-dessous). Les deux plaques en fonte situées sur la partie supérieure du poteau indiquent la distance des bourgs les plus proches en kilomètres et centaines de mètres. Elles mentionnent également le classement du chemin, communal, vicinal, et son numéro.

    Au lieu-dit la "vieille cure", près d'une ancienne église, était installée une maison forte sur une plateforme rectangulaire de 30 x 20 mètres, entourée d'un fossé d'une quinzaine de mètres de largeur. La seigneurie du lieu semble avoir été, dès le début du XVème siècle, intégrée dans le fief du Bouchaud, et avoir appartenu à ses seigneurs.

    Tout près des "Coulons", au lieu-dit la "Chaume de la Tour", dominant la rivière Vouzance, subsistent les traces d'une motte circulaire d'environ 30 mètres de diamètres, ceinturée d'un fossé de 15 mètres de largeur. Aux "Gacons", il reste des vestiges d'une motte circulaire de plus de 20 mètres de diamètre, et de son fossé d'environ 13 mètres de largeur.

    La ferme de la Rue (photo ci-dessous) est une bâtisse faisait partie à l'origine d'un ensemble de trois maisons. L'encadrement de la porte est en pierre du Brionnais, les autres murs se composent de pisé réalisé au XIXème siècle, à l'exception de la façade qui conserve son torchis d'origine.Une grange en torchis, plus haute, jouxte la maison d'habitation. Un four à pain, dont il ne reste que les traces, se trouvait contre le mur de la maison, à côté de la grange.Un pilier de bois, à proximité de la porte d'entrée, repose sur une pierre rectangulaire semblant faire fonction d'évier.

    Aux "Pelletets", se trouvait une fenêtre, d'époque Louis XII, à meneaux et accolade de la fin du XVème siècle. Provenait-elle de la seigneurie des Ponthères située à proximité, et dont le puissant château fut détruit par la foudre au milieu du XIXème siècle? Ou bien faisait-elle partie d'une de ses dépendances? Le bâtiment, au XIXème siècle, était déjà en très mauvais état. Les restes de l'habitation pouvaient peut-être faire partie d'une ancienne maison forte. Il existait également, attenante à une maison basse, une petite cour carrée, couverte d'un toit pyramidal.

    Sa cabane de vigne servait de remise à outils, et abri en cas d'intempéries. Son originalité résidait en l'aménagement pour greffer et mettre en pot de jeunes plants de vigne. Deux baies vitrées assuraient l'éclairage nécessaire. Les pots étaient placés sur des paillasses, et une cheminée permettait de chauffer la pièce. Elle était construite en briques creuses.

    Une éolienne était installée pour alimenter en eau le cheptel bovin de la ferme. Elle pompait un demi-litre d'eau à la fois et, par grand vent, 3 000 litres en une nuit. L'eau était stockée dans un réservoir de 70 litres, situé habituellement en haut du bâtiment à proximité de l'éolienne. Un trop-plein évacuait l'eau dans un deuxième réservoir.Les pales en tôle galvanisée actionnaient une tige montante et descendante grâce à un arbre à came qui entraînait une pompe refoulante envoyant l'eau dans le réservoir.La vallée de la Loire assure un vent régulier et continu, sauf environ quinze  jours par an, au mois de novembre.