le donjon: anecdotes, légendes et personnalités

    saint roch et la peste

    Les habitants du Donjon, traumatisés par la vigueur de la peste et de ses conséquences désastreuses, décidèrent, ne sachant plus quoi faire, de se rendre à Montpellier pour prier sur le tombeau de Saint Roch. Ils espéraient obtenir du ciel l'arrêt de l'épidémie. Ils partirent, pieds nus, pour un long voyage, hasardeux et périlleux. Ils revinrent en rapportant quelques reliques. A leur retour, les voeux furent exaucés car la peste cessa. En signe de reconnaissance, le 16 août de chaque année, était organisée une procession en l'honneur de Saint Roch.

    histoire de saint hilaire

    Saint Hilaire, en compagnie de son beau frère saint Loup, fuyait les persécutions des partisans d'Arius. Les deux hommes s'arrêtèrent sur une petite colline près de la rivière Lodde. S'attardant quelques temps en ce lieu, saint Hilaire bâti  un oratoire et une cabane où vint se réfugier par la suite un pieux ermite. La colline, ainsi sanctifiée, devint peu à peu un lieu de pèlerinage dont le souvenir fut conservé par une foire qui se tenait au village tous les 13 janvier, jour de la saint Hilaire. L'oratoire fut remplacé par une chapelle placée également sous le vocable de saint Hilaire.

    les seigneurs du donjon

    Deux seigneurs du Donjon, Guy et Beaudoin du Donjon, firent construire au pied de la colline de saint Hilaire un château puissamment fortifié. Les habitations des villageois du voisinage vinrent former à l'abri de cette forteresse une petite ville qui, du nom de ses fondateurs, s'appela Le Donjon. Ce château fut démoli en 1666 pour bâtir un couvent. Voici encore quelques années, on pouvait apercevoir la motte bien distinctement, et sur la route de Monétay, les ruines d'une vieille tour noyée dans les constructions environnantes.

    personnalités


    Jacques Lagardette (1890-1985), auteur du "passé aux basses marches du Bourbonnais", livre de référence sur la région.

    Jean-Baptiste Méplain (1729-1794), procureur fiscal et notaire royal au Donjon dès 1762. Premier maire du Donjon à la révolution Française.

    Jean-Marien de Viry (armes ci-contre), président du Directoire du Donjon. Guillotiné à Lyon en 1793 pour n'avoir pas détruit les tours de son château du Coude à Loddes.


    Hector  François Préveraud de la Boutresse (1743-1845), député de l'Allier de 1815 à 1827.

    Jules GACON (1847-1914)

    Sénateur-Maire du Donjon sous la IIIème République. Médecin, il exerça au Donjon. Ci-dessous, sa statue dans le bourg.

    Simone de Tervagne (1911-1992)

    Ecrivain et journaliste, née à Londres. Elle revient au Donjon, dont sont originaires ses parents à l'âge de 7 ans, et y vit jusqu'à sa majorité.

    Roger de la Boutresse (1860-1931)

    Naît au château des Plantais. Avec Genest Emile Aubert de La Faige, il consacre sa vie à l'étude de l'histoire d'une partie du département de l'Allier. En 1896, il publie "les fiefs du Bourbonnais". Ce premier tome se consacre à la région de Lapalisse. Le second sera sur la région de Moulins. Le premier tome obtient la médaille d'argent de la société Française d'archéologie au congrès de Brest en 1896. Les deux ouvrages renferment de nombreux éléments archéologiques, généalogiques et architecturaux.

    Naquit également au château des Plantais Honoré Préveraud, compagnon d'exil de Vicxtor Hugo. Enfin, Gilbert Montagné, chanteur, vit au Donjon.

    39-45

    Les Allemands entrèrent au Donjon le 19 juin 1940 à 08h00 du matin. Ils furent reçus à coups de fusil par l'Abbé Villain. Deux soldats furent tués. Maîtrisé notamment par le Maire, l'Abbé fut considéré comme fou, ce qui évita à la commune d'être bombardée, incendiée, et à cinq habitants d'être fusillés.

    Toujours pendant la seconde guerre mondiale, le château de Contresol fut réquisitionné par l'état pour y mettre à l'abri, des risques de bombardements, des caisses contenant des collections des musées de Fontainebleau, de Malmaison, et du musée du Louvre. Ainsi, dans le vestibule d'entrée, était déposée une grande caisse contenant le Berceau du Roi de Rome, et dans une autre, un grand bureau de Napoléon.

    le tacot du donjon

    Le conseil général de l'Allier, en août 1905, a étudié avec son homologue de la Saône-et-Loire, une liaison entre Le Donjon et Digoin. La mise en service de ce projet a lieu le 30 septembre 1911. La gare était située juste à la sortie nord du bourg, sur la petite route de Monétay-sur-Loire.

    Les voyageurs allaient régulièrement dîner à l'hôtel de l'avenue de la gare. De 1906 à 1911, la gare du Donjon était le terminus de la ligne en provenance de Varennes-sur-Allier. Depuis, elle conservait une fonction de terminus intermédiaire, et disposait à cet effet d'une remise à machines.

    Le bâtiment-voyageurs, dont le corps central avec étage et fronton, donnait sur la voie. Il était construit exactement dans le même style que celui de Lurcy-Lévis. La cour était ceinturée par une voie de pourtour, équipée d'une grue fixe, facilitant les chargements dans les wagons.

    la glacière du château de contresol

    Cette glacière, aujourd'hui disparue, datait du XIXème siècle. L'hiver, à partir d'une barque à fond plat, et avec des crochets, la glace était cassée, puis tirée d'un étang dans un tombereau, versée dans la glacière, et enfin cassée à la grosseur d'un poing. Après remplissage d'une couche de 50 centimètres de fond, on lançait deux ou trois seaux d'eau chaude pour permettre la cohésion de la surface. Puis, la glacière, à cave hémisphérique, continuait d'être remplie jusqu'au couloir d'accès.

    Un garnissage de paille entre les deux portes de l'entrée et sur la toiture en bois assurait l'isolation thermique. Un siphon au fond de la glacière permettait l'évacuation de la glace fondue. Deux fois par semaine, le jardinier apportait la glace dans des caissons placés dans un meuble en bois très épais, qui renfermait les laitages, la viande et le vin blanc.

    paysages du donjon