le pin: patrimoine

    voies romaines et vieux chemins

    La voie de Clermont à Autun, à Talenne (Coulanges), se divisait et, une route secondaire, passant très près de la Forêt et au sud de Montourmentier (Monétay-sur-Loire), se dirigeait sur le camp de César au Pin.

    la maison des chenots

    La maison des Chenots était une ferme du XVIème siècle, avec habitation, grange et écuries. Le bas des murs entre les hourdis de bois comportait des briques. La partie la plus haute, protégée par l'avancée du toit, était en torchis. La grange, par les traces de mortaises laissées sur le bois, semble avoir été démontée puis reconstruite. Le torchis se trouve appliqué sur des clayonnages de baguettes de bois. Le soubassement est constitué par un muret de brique sur lequel reposent des troncs équarris et grossièrement chevillés. L'auvent devant la grange permet de protéger de la pluie un chargement de foin ou de paille.

    le château des dureaux

    Devant le château des Dureaux se situe une motte carrée, possible emplacement d'une ancienne seigneurie. C'est une construction constituée d'un grand corps de bâtiment de plan rectangulaire, à trois niveaux. Elle est flanquée en façade d'une tour ronde à l'angle ouest, et d'un pavillon carré en retour d'équerre à l'angle est. Le corps de logis a été entièrement remanié au XVIIIème siècle, dans le style classique, s'ouvrant sur trois rangées de fenêtres, et d'une porte à pieds droits et frontons en saillie. A la veille de la révolution, la restauration de l'ancienne maison est agrémentée d'un joli jardin à la Française. Derrière le château, se dresse la maison forte des Durand, commencée au XVIIIème siècle, et achevée au XIXème siècle.

    l'église saint pierre

    Elle est installée au sommet d'une ancienne motte féodale, et a conservé de l'époque romane l'abside et la travée de choeur. La nef, fortement remaniée, semble avoir été bâtie à l'époque gothique. Elle est prolongée par une travée de choeur, et par une abside en hémicycle. Une sacristie est accolée au flanc sud du choeur. Le clocher moderne est placé au-dessus de la première travée de la nef. De plan carré, il est ajouré entre ses murs et la toiture, et est entièrement recouvert d'ardoises.



    L'ensemble des ouvertures de la nef et du choeur semblent avoir été refaites au XIXème siècle. Elles sont du même type avec une baie large, cintrée avec un encadrement en pierre calcaire. Une porte-fenêtre, placée sur le flanc sud de la nef, a été percée dans la seconde moitié du XXème siècle. La façade orientale est très simple. Elle est percée d'une porte aux piédroits chanfreinés. Au-dessus, un oeil de boeuf fut ajouté lors des restaurations de 1854. Le pignon est surmonté d'une modeste croix en pierre. Le portail est protégé par un auvent moderne en bois.

    Son intérieur présente une grande simplicité. La nef est couverte par un plafond plat lambrissé. Celui-ci occulte la partie haute du grand arc de communication avec le choeur. Il retombe latéralement sur des colonnes engagées par l'intermédiaire de chapiteaux. La travée de choeur est voûtée en berceau plein cintre qui est amorti par deux arcs formerets placés dans les murs latéraux.

    Le tabernacle.

    Sainte Thérèse de Lisieux en plâtre polychrome fin XIXème/début XXème siècle.

    La Vierge Marie en plâtre polychrome fin XIXème/début XXème siècle.

    Saint Christophe, patron de la paroisse, en plâtre polychrome fin XIXème/début XXème siècle.

    Trois statues en bois doré sont placées dans une niche ménagée dans le mur nord.

    Quatre vitraux très colorés représentent quelques uns des saints les plus vénérés par la piété populaire: le Sacré-Coeur, saint Paul, saint Joseph et saint Louis de Gonzague.