le pin

    MERCI A MONSIEUR BONNOT RAYMOND, MAIRE DE LA COMMUNE, POUR LE TEMPS CONSACRE A NOTRE PROJET ET LES DOCUMENTS FOURNIS.

    Superficie de 2178 ha - Altitude de 237 à 307 mètres - 402 habitants environ.

    L'origine de son nom provient, peut-être, de la famille Dupin, plus précisément d'un poète et moine Jean Dupin (1302-1374) ayant écrit de nombreuses oeuvres: "Je suis rude et mal courtois: si je dis mal pardonnez-moi, je fais par bonne intencion, si n'ay pas langue de Françoys; de la duché de Bourbonnoys fust mon lieu et ma nation". Il est peut-être également issu de l'emplacement de l'église, installée sur une hauteur (De Pinus: hauteur rocheuse).

    En 1268, l'église du Pin doit être rattachée à celle de Saligny-Sur-Roudon, et administrée par 4 chanoines. En effet, la pauvreté des habitants, dont beaucoup s'exilèrent, ne permettait plus d'entretenir le curé. Toutefois, au XIVème siècle, l'église retrouve son autonomie. La motte castrale, située au coeur du bourg, appartient dès le XIIIème siècle à la famille Dupin. L'église, située dans l'ancienne basse-cour, constituait peut-être le prolongement de la chapelle castrale.

    Cette motte énorme (photo ci-dessus) est connue sous le nom de "camp de César", et qui, englobant l'église et le cimetière, se développa en formant un vaste ovale, que coupe une tranchée médiane (photo ci-dessous). Cette dernière, ainsi que les fossés de l'enceinte, vont en s'élargissant. Dès lors, on ne sait si c'est là une seule motte féodale, de dimensions tout à fait inusitées, et coupée en deux depuis la destruction du château, ou si cela correspondait à deux anciennes mottes accolées.

    Si tel est le cas, la première en terre tronconique (photo ci-dessous) servait à supporter une tour en bois et torchis, résidence du seigneur.

    Puis, à proximité, une plate-forme dénommées basse-cour (photo ci-dessous), entourée de fossés, servait à protéger les bâtiments agricoles, et qui est devenue l'église.

    Aux Morillons, une maison forte, aujourd'hui disparue, mais dont les fossés subsistent, est mentionnée de 1311 à 1453. C'était une plateforme quadrangulaire de 20 mètres de côté, très arasée, qui comportait des fossés d'une dizaine de mètres de largeur. Aux Bornats, une ancienne motte féodale ronde subsiste également.

    Sur le ruisseau du Pin, à l'entrée du bourg, se trouvait un moulin qu'alimentait un vaste étang donnant le nom de Pin-en-Moulin. A la fin du XIXème siècle, s'établit la briqueterie Rameaux à Saint-François, qui fonctionna jusqu'en 1914.

    Le tacot, en direction de Digoin, s'arrêtait à la gare du Pin jusqu'à la fin des années 60.  Installé dans les années 1900, ce train effectuait la liaison Varennes-Sur-Allier/Digoin. Sa voie était peu large (1 mètre), et traversait la commune du sud au nord où se trouvait la gare (photo ci-dessous). Cette dernière était très active, notamment pour l'expédition d'animaux, et recevait quantité de marchandises variées.

    Photos ci-dessous: le lavoir et l'ancienne école de de filles.

    Photos ci-dessous, de haut en bas: maisons à colombages des Calais, des Rouliers et des Grands-Pieds.