luneau: patrimoine

    voies romaines et vieux chemins

    A partir de Chassenard, la voie Romaine, qui se confond certainement avec le chemin moderne, se dirigeait sur la Croix-Rouge, la Baume, puis longeait à l'est la colline de l'Augère avec sa motte de 40 mètres de diamètre, orientée vers le fleuve, et qui a été en partie nivelée voici plusieurs dizaine d'années.

    Elle continuait sur Lurcy, ancienne paroisse, où furent découvertes des traces d'établissements Romains. Une maladrerie était établie au sud de Lurcy, en bordure de la chaussée qui se dirigeait sur l'antique village de Bonnand. D'ailleurs, un terrier de 1395 précisait "près le grand chemin par où l'on vait de France en Advignon". 

    La route était dominée à l'ouest, par la motte  aux Singes, éperon difficilement accessible, qui a dû être occupé par les Romains. Non loin de là, il existait un antique sanctuaire dédié à saint Martin. Plus à l'ouest, le Carignat était peut-être, comme semble l'indiquer son nom, un poste de signaux par le feu, surveillant la voie qui se dirigeait vers Avrilly où Monsieur Courtépée en a reconnu des vestiges.

    Il est également possible qu'une voie secondaire partait d'Estrées à Molinet, et remontait la rive droite de la Vouzance jusqu'à Luneau, puis s'infléchir au sud-est pour se réunir à la voie principale.

    l'église saint pierre

    L'église Saint-Pierre menaçait de ruine au XVIIIème siècle, ce qui nécessita en 1869 une transformation complète de la nef, des baies et des parties hautes du clocher. Seul subsistent de l'époque romane l'abside en hémicycle et une travée droite, ainsi que le clocher et ses ouvertures en plein cintre. La cloche date de 1516.

    L'édifice se compose d'une nef unique de trois travées, prolongée par une travée de choeur, et une abside en hémicycle. L'encadrement des baies, ainsi que les chaînages d'angles et les corniches, sont formées d'une pierre calcaire jaune qui contraste fortement avec l'appareillage granitique de la nef.

    La façade occidentale est précédée d'un grand escalier à deux degrés. Elle comporte un portail en plein cintre, dont l'encadrement est fortement mouluré.

    Au-dessus, un large oculus éclaire le revers de la façade. Les travées de la nef sont percées, latéralement, par une baie en plein cintre.

    La travée de choeur est encadrée par deux sacristies modernes. Elle supporte un clocher de plan carré, élevé sur deux niveaux, et couvert d'une toiture à quatre pans. Son second étage est percé, sur chaque face, d'une large baie en plein cintre. L'abside en hémicycle est recouverte d'un enduit au ciment. Elle est ajourée de trois fines baies en plein cintre, fortement ébrasées. La corniche, supportant la toiture, est en pierre.

    La nef unique est couverte par un plafond légèrement cintré. Elle communique avec la travée de choeur par un grand arc en plein cintre. La travée de choeur, voûtée d'arêtes, est délimitée par deux grands arcs en plein cintre. Elle est percée, de chaque côté, par une porte et par une large baie aveugle en plein cintre, fortement ébrasée.



    La travée de choeur communique avec l'abside par un grand arc en plein cintre. L'abside sst voûtée par un cul-de-four en plein cintre. La maçonnerie des parties romanes se compose de simples moellons équarris pour les murs. Seuls les baies et les arcs sont appareillés avec de belles pierres taillées. L'ensemble de ces maçonneries a été jointoyé avec du ciment.

    Statue en bois représentant saint Pierre.

    Statue en plâtre représentant sainte Thérèse de Lisieux

    Statue en plâtre représentant sainte Jeanne d'Arc.

    Statue en plâtre de saint Joseph.

    Tous les vitraux datent de la fin du XIXème siècle. Photo ci-dessus de haut en bas: saint Hyppolite, saint Barthélémy et saint Louis. Photos ci-dessous de haut en bas: saint Joseph, sainte Anne et saint François de Sales.

    le pont aqueduc

    Le pont Aqueduc permettait le passage des riverains sous le canal pour aller dans les champs du bord de Loire. Au début du XXème siècle, une chapelle et une ferme existaient entre le canal et la Loire, à l'origine de la construction de cet aqueduc. Un appareillage en pierre taillée constitue l'ouvrage. Au sommet, sur chaque bord, une rambarde en fer boulonné assure la sécurité. Le canal, au-dessus de l'édifice, est entièrement empierré avec des joints d'étanchéité.

    le canal latéral à la loire