luneau

                        

    Superficie de 2727 ha - Altitude de 232 à 302 mètres - 291 habitants environ.

    Le nom de la commune vient du latin Lunello. Au début du XVIIIème siècle, cette région fertile du département a connu d'importantes inondations de la Loire. La voie Gallo-Romaine longeant cette dernière traverse la commune.

    Le premier seigneur connu, en 1226, se nommait Simon, sire de Luzy. Cette seigneurie implantée sur un éperon dominant la Loire, devait sa prospérité aux différents droits et péages qu'elle tirait du fleuve, et de la voie terrestre qui la longeait.

    Cinq seigneuries étaient implantées à Luneau: la Motte aux Singes à Bonnant, la Grande-Maison à Lurcy, Giverdon, la Rosière, la Petite-Vallée à la Chapelle de Saint-Fiacre-De-Fol. Les trois premières, les plus anciennes, doivent leur puissance à la Loire et au grand chemin médiéval longeant le fleuve.

    La motte qui portait l'ancien château de Bonnant couronnait encore un éperon qui dominait la vallée. Cette motte était nommée "la motte aux singes", et avait regroupée autour de ses fossés un village, détruit avec le château par un glissement de terrain.

    On distingue encore à Giverdon (photo ci-dessous) les vestiges d'une motte qui portait la maison forte, dont les droits consistaient surtout en péages. A la fin du XVIIème siècle, il est fait mention d'un pavillon de Giverdon où décéda Françoise Céline Gontier des Dureaux. Ce pavillon a pu disparaître lors d'une des nombreuses inondations qui ont touché la commune.

    La motte féodale de la Grande-Maison (photo ci-dessous) est d'une structure oblongue, de 60 mètres sur 50, entourée de fossés, et occupée par une maison forte. La basse-cour, d'une dimension de 30 mètres sur 20, supporte encore des bâtiments agricoles et habitation.

    La paroisse de Lurcy (photo ci-dessous) est par la suite rattachée à Luneau. Les nombreuses crues de la Loire font baisser considérablement sa population au XVIIIème siècle.

    La mairie.

    Grosse maison.

    Située sur les bords de Loire, la seigneurie de l'Augère n'apparaît qu'au XVIIIème siècle dans les documents. Le vieux château était un vieux logis délabré, flanqué d'une tour carrée. Au XVIIIème siècle, il a été remplacé par une maison de maître.

    De l'ancienne cure (photo ci-dessus), il ne reste plus que deux cheminées d'époque Louis XV. De son côté, le tertre de Giverdon, placé en position de refuge, servait à l'origine à supporter une tour en bois et torchis pour le logement du seigneur, séparé de la basse-cour (vaste enclos protégé) par un fossé.

    La ferme des Coudriers est typique des bâtisses du XVIème siècle, avec son avancée de toit, qui permettait de protéger le torchis des murs de la pluie. Sur la photo ci-dessous, seuls les bâtiments d'exploitation marquent l'emplacement de l'ancienne maison seigneuriale des Lafonds.

    Quelques curieux que vous pourrez rencontrer durant votre balade.

    Belle demeure.

    La maison forte des Rosières comprend une tourelle avec escalier à vis qui dessert le rez-de-chaussée et le premier étage intérieurement et extérieurement, grâce à une galerie au premier étage. Installée sur une ancienne motte féodale, la petite maison forte est une construction du XIVème siècle. Le corps de bâtiment à colombages, de plan rectangulaire, à deux niveaux, est flanqué d'une petite tour ronde qui donne une belle allure à l'ensemble.

    L'ancienne maison forte de la Vallée datait de 1636, mais est aujourd'hui disparue. Ses communs sont devenus une ferme. Petite curiosité, le four à pain et à pâtisserie, qui se trouvait dans l'ancienne réserve de la maison bourgeoise, jouxtait une chambre de bonne. Sa motte, située tout près de la ferme des Bécauds, est de forme carrée, de 30 mètres de côté, et ceinturée d'un fossé de 7 mètres de large. Si la plateforme a pu recevoir une maison forte, il ne subsistait au XVIIème siècle qu'une chapelle dite de Saint-Fiacre, et un pavillon. En 1761, la chapelle était en ruine, et le pavillon remplacé par une construction.

    Les piles du pont de Lurcy (photo ci-dessus), soutenant le tablier, sont constituées d'un appareillage en pierre avec joints de maçonnerie. La tablier en béton repose sur des poutrelles de fer, tout comme les rambardes rivetées. Un pont fut réalisé dans les années 20, et permettait le franchissement du ruisseau Picard, puis un autre en 1934, permettant la circulation entre l'Allier et la Saône-et-Loire.

    Maison à Bonnant.

    Maison à Bonnant.