molinet

    Superficie de 2 598 ha - Altitude de 219 à 288 mètres - 1 173 habitants

    Nombreuse furent les découvertes préhistoriques de l'âge de bronze et Gallo-Romaines sur la commune, notamment en 1885 avec un poignard en silex fauve et une petite hache à ailerons médiaux. De même, en 1893, fut trouvé un denier d'argent "CAIUS JULIUS CAESAR" avec un éléphant piétinant un serpent, et, au dos de la calotte, la hache, le goupillon et la louche représentant les attributs sacerdotaux. Ces découvertes dateraient de la fin de la campagne de Jules César (52 av. J.C.), dont par exemple, une hache de transition, à ailerons rudimentaires, avec une encoche peu marquée au sommet.

    D'après les auteurs des "Fiefs du Bourbonnais", page 422, la Fontaine Saint-Martin était l'objet d'un culte Gallo-Romain et probablement druidique. Longtemps la source, dédiée à Saint-Martin de Tours (destructeur de sanctuaires païens), continua d'attirer la dévotion des voyageurs qui y jetaient, suivant l'antique usage, des offrandes légères. Aussi, lors de l'assèchement de la fontaine, furent découverts, dans ses trois bassins successifs et dans son déversoir, des objets de toutes les époques (statuettes de bronze par exemple), depuis l'âge du silex taillé jusqu'au Moyen-Age.

    En 1891, furent mis à jour un bras de Mercure tenant une bourse, des débris de vases rouges ornés dont l'un portait, tracé à la pointe, "O.P.", une monnaie de la colonie de Nîmes, deux petits bronze de Constance, plusieurs du Bas-Empire, un sanglier de bronze ciselé de facture Gauloise...... Une verrerie antique existait également au lieu-dit de la Broche, manoir à tours carrées du 17ème siècle. (photo ci-dessous).

    Molinet a aussi son pont aqueduc (photo ci-dessous). Il franchit la rivière Vouzance au lieu-dit le Péage, et est un ouvrage composé de trois arches surbaissées de 5.20 mètres aux naissances, de deux piles, de deux culées accompagnées de demi-piles et de murs en retour d'équerre. Sa construction eut lieu entre 1832 et 1834. En 1893, la bâche en fonte de la voûte a été remplacée par une charge en mortier de ciment renforcée par une chape en asphalte. La voie verte actuelle fait le bonheur des sportifs et promeneurs de tous horizons.

    Pour les édifices disparus, l'ancienne église Saint-Pierre-Aux-Liens était située "au vieux bourg" dans la vallée de la Vouzance. L'abside était entièrement recouverte de peintures du 16ème siècle. L'une d'elles représentait le Christ en majesté et apôtres, encadrée de rinceaux. Il ne reste malheureusement rien de ce monument. Au lieu-dit Percy, subsiste une ancienne motte entourée de fossés, parfaitement visibles autour du domaine qui a remplacé le château disparu. La maison actuelle, datant du XIXème siècle, est un bâtiment en pans de bois obliques, avec un four accolé.

    La nature n'a pas été tendre avec les villageois de la commune comme l'attestent les épisodes grêleux du 13 mai 1694, 1701, et des 08 et 18 août 1705, année où a sévit également une sécheresse importante.

    Après avoir subi une épidémie de petite vérole en 1714, la grêle, de nouveau, ruina le village le 18 juin 1715 et le 04 juillet de la même année.

    Nouvel exemple de la rudesse de vie des villageois, une vague de froid intense de six semaines s'abattit sur la paroisse en 1709, en plus de trois crues de la Loire et la guerre.

    Cette situation poussa certains habitants à quitter leur maison pour aller chercher de quoi se nourrir. Beaucoup décédèrent pendant le voyage.

    Ci-contre: Villa des Guéruppes.

    De nos jours, Monsieur et Madame Deloire, anciens instituteurs et toujours domiciliés à Molinet, sont les parents de Christophe Deloire, journaliste d'investigation de presse écrite et télévisuelle, aujourd'hui directeur de "Reporters sans frontières". Photo ci-dessous: la mairie et la poste.