molles: patrimoine

    église saint-jean-baptiste

    Dépendant de l'ancien diocèse de Clermont, l'église était à la présentation du prieur de Ris, dans le Puy-de-Dôme. L'édifice roman, sans transept, à chevet plat, s'est vu adjoindre des chapelles aux XVème et XVIème siècles et a été agrandi au XIXème siècle, ce qui explique sa forme atypique. L'escalier qui monte au clocher a été taillé dans une partie du mur roman dont on voit encore une arcade cintrée.

    Le portail occidental, en retrait par rapport à un premier arc en plein cintre, s'articule autour d'un arc brisé orné de trois voussures. Au niveau du portail de l'église, deux petites têtes sculptées sont isolées dans la façade. Il s'agit peut-être d'éléments de réemploi, issus des remaniements qu'a connus le sanctuaire.

    François de Seneret, seigneur de Molles, est enterré dans l'édifice, à droite du maître-autel, aux cotés de son épouse assassinée de ses mains. La sépulture est profanée à la révolution. La pierre tombale en faisait-elle partie?

    Son mobilier est assez simple et ses vitraux originaux. Des vestiges de peintures murales sont également encore visibles.

    le manoir de molles

    L'édifice est mentionnée en 1314 comme appartenant à Josserand Du Vernet. Il passe ensuite aux familles de Saint-Romain, de Seneret, de Talaru-Chalmazel et de Saint-Germain. Au XVIème siècle, Balthazar de Seneret, qui sert par ailleurs dans les armées de François Ier au cours de la campagne d'Italie, oeuvre pour le développement de sa seigneurie avec  l'institution de foires annuelles à Molles. Son fils François se distingue quant à lui en 1564 par l'assassinat de sa femme, Anne d'Augeran, qu'il commet vraisemblablement dans sa demeure Molloise. Ses relations lui valent l'impunité, puisqu'il obtient de Charles IX des lettres de rémission pour son crime en juin de la même année. Après s'être rapidement remarié avec la fille d'un chambellan du roi, il est tué à son tour, ses assassins n'encourant que des dommages et intérêts à sa famille.

    Le bourg ne porte plus aucune trace de fortifications. Cependant, l'emplacement de la mairie actuelle, ci-dessous, porte encore le nom de "château". Des fouilles ont mis à jour les structures de deux enceintes circulaires, bases de deux tours rondes faisant partie d'un ancien appareil défensif et qui attestent de l'existence d'une ancienne fortification. De nos jours, il reste sur les lieux un bâtiment bas, à deux niveaux, probablement du XVème siècle, épaulé d'une tour circulaire en façade.