montaigu-le-blin: patrimoine

    voies romaines et vieux chemins

    Sur le tracé de la voie de Lyon, se détachait de la voie principale une voie secondaire qui se dirigeait sur Lubié, en passant par Montaigu-Le-Blin. Le bourg possède encore les ruines imposantes de son château féodal qui domine toute la région, et qui fut bâti, paraît-il, sur l'emplacement d'un castrum Romain. La forteresse Romaine se trouvait fort bien placée, non loin de l'intersection de cette voie avec une autre, venant du sud, qui se dirigeait sur Tréteau et la Bourgogne.

    Cette voie secondaire devait, à la sortie de Rongères, passer à la chapelle de La Madeleine. Un acte de 1743 mentionne ses murs ruinés au milieu de la vieille voie. La vieille route continuait, suivant le très ancien chemin de Montaigu, par le pont de Montjallier. Près de cette route fut construit, plus tard, au voisinage d'une source abondante et des substructions d'une villa Gallo-Romaine, le château-fort du Méage. A l'est de ce point, aux abords du vieux chemin, sur la limite de Montaigu, abondent les restes d'habitations antiques.

    La voie, après Montaigu, coupait au nord du domaine Presle une autre voie Romaine venant du sud et se dirigeant sur Tréteau, puis elle continuait sur Champagne, Servilly, et arrivait à Lubié après s'être raccordée à la voie principale passant par Langy. Mais la voie secondaire de Vichy passait par Montaigu-le-Blin. Elle passait en ligne droite, au nord, sur le domaine de "Chez Presle", passait à la Croix, au domaine des Gras et à Puy-Rambaud.

    Le propriétaire des Gras a retrouvé les restes de l'ancienne voie, dans son champ, au nord du domaine et à 10 mètres environ à gauche du chemin, trait simple, porté sur la carte d'Etat-Major. Au nord de Puy-Rambaud, le chemin est établi en tranchée creusée dans le roc. Il arrive devant le domaine "Chez Presle" et continue, inclinant un peu à gauche, jusqu'à hauteur des Morets. Près du domaine Presle, on peut apercevoir une croix, grossièrement taillée dans un gros bloc de calcaire. C'est la croix de Saint-Laurent, qui est très ancienne. Certains ont pensé qu'elle avait été taillée dans une borne itinéraire.

    Le chemin monte ensuite sur la Jarousse, représentée sur les anciens plans par un vieux château flanqué de quatre tours. A l'est de la Jarousse, le monticule calcaire de Chassemiane (cote 301), situé en face du Peu-Némin, domine la vieille voie. Des fouilles réalisées en 1924 en ce lieu ont permis de constater que le sommet de cette colline avait été arasé et régularisé sur ses pentes dans un but de défense militaire. L'enceinte était constituée par un mur de près de 2 mètres d'épaisseur dont le mortier était fait de chaux et de brique pilée, ce qui dénote une construction Romaine.

    L'intérieur de l'enceinte était occupée par une tour carrée dont le sol, bétonné à l'intérieur, mesurait 9 mètres de côté. Les murs avaient environ 1.5 mètres d'épaisseur. Quelques objets et des débris de tuiles à rebords y ont été trouvés. Ces fouilles amenèrent également à la découverte d'armes et de squelettes appartenant à des hommes de très grande taille.

    A Chassemiane, l'enceinte qui suit le pourtour escarpé du plateau est bâtie de murs en pierres sèches, sans mortier, avec des parties en grosse briques, de fabrication primitive, qui se délitent et tombent en poussière au moindre choc. Il s'agit là d'un travail Gaulois, toujours exécuté sans mortier, ni chaux, mais avec des matériaux liés par de l'argile. Il y eut à cet endroit un poste fortifié sur le passage du chemin Gaulois, qui devint plus tard une voie Romaine.

    Le castrum Romain, qui avait succédé au dunum Gaulois, était chargé de la surveillance de la voie, et permettait de résister à un coup de main, facilité, dans cette solitude, par un dédale de monticules abrupts, couverts de forêts. Chassemiane, souvent écrit Chassagne-Miane, dans un terrier de 1449, est un nom qui peut désigner la grande chaussée, "miane" étant un dérivé possible de "magna".

    Au voisinage immédiat de ce point se trouvent trois appellations attachées à des lieux qui, généralement, jalonnent les voies Romaines. C'est d'abord le domaine de "Lestrat", dont le nom est un dérivé de "strata". C'est ensuite le très vieux domaine de "Manson", nom qui présente une parenté avec "mansio", station ou gîte étape. Sur les terres de ce domaine, fut exhumés d'abondants débris de poteries Romaines, d'une facture soignée, et dont l'existence en ce lieu éloigné de tout centre, ne peut s'expliquer autrement que par le passage d'une voie et un gîte étape. C'est enfin la place et le communal "des chaussées", qui figurent dans des actes des XVème, XVIème et XVIIème siècles, et qui sont situés en limite du territoire des Maillards.

    La vieille route continuait entre les Granges et le Grand-Montet, et atteignait le domaine des Leby. Elle était en remblai d'environ deux mètres au-dessus de la vallée et perroyée de blocs de calcaire sur trois faces. A partir de la Jarousse, la route, au lieu de continuer en ligne droite, s'infléchit pour contourner l'immense plaine de Boucé, qui était encore, voici presque deux siècles, occupée par la forêt de Voudelle et entourée de marécages qui la rendaient inabordable.

    église notre-dame

    A l'origine, l'église Notre-Dame était le sanctuaire du prieuré bénédictin de Montaigu-le-Blin, dépendant de l'abbaye de Souvigny. Elle est devenue ensuite église paroissiale. L'édifice est formé d'une longue nef romane à quatre travées terminées à l'est par un chevet à cinq pans du XVème siècle. Quelques chapiteaux d'époque romane subsistent. Les trois travées occidentales sont couvertes par un berceau en plein cintre sur doubleaux correspondant à des colonnes. La travée précédant l'abside est voûtée d'arêtes. Une chapelle axiale, dédiée à la Vierge, a été ajoutée au XIXème siècle.



    La façade est percée d'une porte en plein cintre sans tympan, surmontée d'une archivolte de trois voussures portées par six colonnettes. Ces indications permettent de situer ce porche parmi les oeuvres de la belle époque de l'architecture du XIIème siècle. L'ensemble de l'édifice a été largement remanié jusqu'au XIXème siècle.

    Le choeur fut restauré en 1669. Les ouvertures du choeur d'origine gothique furent bouchées. Elles furent élargies au XIXème siècle pour y placer les vitraux actuels. Le visiteur peut découvrir leur forme d'origine côté sud, là où le crépi a disparu. Les vitraux concentrent la luminosité au maximum pour éclairer l'église, et mettre en valeur le vitrail de l'intérieur.

    Le clocher à peigne est composé de trois arcs en plein cintre. La cloche d'origine, offerte en 1403 à la paroisse de Montaigu-le-Blin par Audin de Rollat, ami et compagnon d'armes de Jean de Montaigu, se trouve toujours en place dans l'arc central. C'est une des plus anciennes cloches du Bourbonnais. Les religieux du prieuré bénédictin de Montaigu-le-Blin célébraient eux-mêmes les offices dans l'église, assurant ainsi le service paroissial. Classée Monument Historique en 1951.

    Le culte de la Vierge de pitié s'est développé à la fin du Moyen-âge. Il correspondait alors parfaitement à la piété et à la sensibilité populaires. Malgré l'évolution des mentalités, ce culte s'est prolongé pendant les siècles suivants, avec quelques variantes. Le corps du Christ défunt est allongé sur les genoux de la Vierge, à la manière des représentations du XVème siècle. Mais, à partir du XVIème siècle, il était également souvent représenté étendu aux pieds de Marie. La statue ci-dessous, en bois polychrome, date du XVIIème siècle, et est inscrite à l'Inventaire des Monuments Historiques depuis 1918. Elle proviendrait de la chapelle du château.

    Le culte de la Vierge connaît un renouveau à partir du XIIème siècle, sous l'influence de saint-Bernard. Elle est d'abord figurée de façon majestueuse, en tant que mère de Dieu puis, à partir du XIVème siècle, des scènes de la vie quotidienne font leur apparition. Les représentations de Sainte-Anne avec la Vierge enfant deviennent alors fréquentes dans l'iconographie religieuse. La statue du XVIème siècle en bois polychrome ci-dessous illustre une scène classique, dans laquelle Anne enseigne l'art de la lecture à Marie enfant. Inscrite à l'Inventaire des Monuments Historiques depuis 1921.

    A l'extérieur, les personnages taillés dans la pierre proviennent peut-être d'une église antérieure. C'est dans tous les cas l'hypothèse qu'émet Monsieur Jules Morel dans son ouvrage "Monographie de Montaigu-le-Blin".

    ancienne chapelle de ciernat

    L'ancienne chapelle de Ciernat, modeste édifice roman, fut le siège de l'ancienne paroisse de Ciernat, réunie à celle de Montaigu-le-Blin à la fin du XVIIIème siècle. L'église, maintenant désaffectée, comprend une nef romane à deux travées, terminée par un chevet plat plus élevé et percé d'une baie gothique, qui correspond à une seconde campagne de construction. Au XVème siècle, une chapelle rectangulaire, voûtée sur croisée d'ogives, a été accolée contre le flanc sud de l'église. Dans le pignon de façade, s'ouvre une porte en anse de panier du début du XVIème siècle.

    château de montaigu-le-blin

    La construction du château de Montaigu-le-Blin débute probablement à la fin du XIIème siècle, et se poursuit au début du siècle suivant. Les premières mentions écrites de son existence datent d'ailleurs de cette époque. Le château se dresse au sommet d'une éminence rocheuse, qui fut parfois taillée en talus pour permettre le ricochet des projectiles lancés depuis le chemin de ronde crénelé sur mâchicoulis qui couronnait les courtines. Il dominait jadis une plaine inondée d'étangs qui en protégeait l'accès. Sa situation géographique et la solidité de ses murailles en ont fait une place imprenable et de surveillance jusqu'au Moyen-âge.

    A la fin du XVème siècle, des travaux sont réalisés afin de rendre le château plus agréable à habiter. De larges fenêtres à meneaux sont alors ouvertes, et un nouveau corps de logis chauffé est ajouté. Au XVIIème siècle, d'autres transformations voient le jour, mais plusieurs documents signalent que, dès le début du XVIIIème siècle, le château se trouve dans un état de délabrement grandissant. Le procès-verbal de sa mise en vente comme bien national pendant la révolution indique qu'il est alors en ruine. Depuis 2001, l'association Etudes et Chantiers de Clermont a signé un bail de trente ans sur le château, et le relève peu à peu de sa ruine. Classé Monument Historique en 1926.

    Le puy calcaire qui reçut au XIIIème siècle la forteresse de Montaigu fut terrassé en deux niveaux. le premier, formant la basse-cour, est soutenu par une grande enceinte flanquée de deux tours rondes au nord et à l'est, et de deux petites tourelles semi-circulaires à l'ouest. L'entrée se fait par le sud, obligeant à longer la courtine du château pour emprunter la rampe d'accès au pont-levis. Celle-ci est terminée par une petite plate-forme en retour d'équerre empêchant ainsi toute manoeuvre face à la porte d'entrée.

    Les courtines sont flanquées de sept tours semi-circulaires, dont certaines sont tangentes entre elles. La porte d'entrée, percée au nord, s'ouvre 8 mètres au-dessus du sol par un passage piétonnier très étroit et une porte charretière surmontée d'un arc brisé. L'ensemble fut refait au XVème siècle par les Chabannes. Au-delà de cette porte, une première cour, également réaménagée au XVème siècle, conduit à une seconde cour intérieure autour de laquelle s'ordonnaient les différents bâtiments de service et logis.

    petite visite du château

    Il est difficile d'imaginer pour le visiteur toutes les richesses que renferment cet édifice. Le château est construit directement sur la colline calcaire, appelée tureau, pour diverses raisons: être en hauteur pour voir et être vu, être au-dessus des marais et des étangs qui recouvraient la région au Moyen-âge, se servir du rocher comme fondations, se fournir en pierres sur place.

    Au XIIIème siècle, l'entrée de la forteresse était protégée par une barbacane. Les axes des deux portes forment un angle qui interdit tout tir en enfilade. Il n'en reste rien. Les murs sont très hauts et épais.

    Aux XVIIème et XVIIIème siècles, le château est abandonné et mis à la disposition d'un fermier. Ce dernier fait des cultures et transforme une des tours en habitation. Une cheminée est ajoutée pour la cuisine et le chauffage. La poutre permet de suspendre des ustensiles.

    L'enceinte extérieure se compose de murs hauts et longs avec seulement deux tours. Les trous de poutre dans les murs extérieurs montrent qu'il existait des bâtiments de ferme appuyés contre le mur, écuries pour les animaux ou granges. La basse-cour est aujourd'hui au-dessus du niveau initial. Les bâtisseurs mettent à profit les grottes naturelles du rocher, et s'en servent comme "pièces" de stockage. Sous le pont, l'entrée de la cavité est aménagée avec deux arcs: l'un pour la porte, l'autre pour la lumière et l'aération.

    Au XVème siècle, Jacques 1er de Chabannes rachète le château. Son fils Geoffroy adapte cette demeure féodale aux nouveaux modes de vie et au nouveau système de défense avec les canons. Le visiteur pourra voir, entre autre, la porte piétonne et porte cavalière....

    Mais aussi les conduits de cheminée de cuisine, la chapelle de la tour de la poterne éclairée par une baie, les trésors cachés de la haute cour, la porte d'entrée gothique, l'intérieure de la poterne, les meurtrières transformées en canonnières...

    Il faut franchir trois portes pour accéder à la "haute cour". la première est visible de la basse-cour, et était protégée par un pont levis érigé au-dessus d'un précipice. Le logis des Chabannes est une tour en forme de U bâtie au milieu du XVème siècle. Il comprend trois grandes pièces sur trois étages. Les meurtrières canonnières sont aussi adaptées à l'usage de l'arbalète. Les planchers sont soutenus par des corbeaux. deux d'entre eux sont ornés de modillons aux armoiries de la famille de Chabannes.

    La tour de guet, sans fenêtre au XIIIème siècle, commandait le chemin de ronde. Au XVIème siècle, elle abrita une chambre éclairée par une fenêtre à meneaux, une cheminée et un magnifique escalier à vis. La grande salle mesure 10 x 7 m et 5 m de hauteur. Les corbeaux et les traces des poutres indiquent la présence de plancher. le seigneur recevait ses visiteurs et rendait la justice. Photos ci-dessus et ci-dessous: vues depuis le château.

    château de la sabotière-ciernat

    Le château de La Sabotière-Ciernat, à façade néo-gothique avec ses deux tourelles encadrant le deuxième niveau du pavillon central, est caractéristique d'une certaine mode. Il s'élève sur le flanc d'une colline calcaire. A la fin du XIXème siècle, un grand nombre de constructions bourgeoises sont influencées par le mouvement néo-gothique.

    Il est composé d'un logis quadrangulaire de trois niveaux, surmonté d'un toit à croupe en ardoise, percé de lucarnes. La façade principale est augmentée au centre d'un avant-corps en saillie, flanqué, au troisième niveau, d'échauguettes en surplomb.

    Le toit de cette tourelle se dresse haut au-dessus du bâtiment. Le style néo-gothique est encore renforcé par les moulures qui soulignent les linteaux des fenêtres du troisième niveau. Tout près, se dresse un ancien pigeonnier-porche du XVIème siècle.

    château de poncenat

    Le château de Poncenat date du XVème siècle. Le fief de Poncenat est d'origine très ancienne, et a donné son nom à une famille noble qui s'éteint au début du XIVème siècle, faute de descendant mâle. On reconnaît sans hésitation le château seigneurial de l'ancienne paroisse de Ciernat dans la masse imposante que forment ses constructions démantelées. Le bâtiment a subi de nombreuses modifications, en particulier au XVIIIème siècle, avec la construction d'une tour. La description du château en 1746 témoigne des nombreux changements intervenus depuis la période médiévale. Il s'agit, au XVIIIème siècle, d'une "belle demeure avec trois corps de bâtiments, donjon, chapelle, chambres, salle à manger, salle de billard et de nombreuses dépendances". A cela s'ajoutait un étang de plus de 16 hectares. Photo ci-dessous issue d'internet.

    Construit sur une motte naturelle terrassée, le château était entouré de marais et d'étangs. Ceci n'a pas empêché sa ruine à la fin du XVIème siècle. Il fut rebâti au XVIIème siècle, pour être à nouveau pillé et démantelé après la révolution. De la dernière campagne de travaux, subsiste une tour semi-circulaire avec un côté plat et quelques pans de mur, ainsi qu'une partie du porche d'entrée. Sa porte charretière a perdu son arche, mais il a conservé une porte piétonnière à fort bossage. Le claveau central de cette dernière est sculpté d'un masque zoomorphe, très usé par le temps.

    Sur la butte où se dressait jadis le château médiéval, seule subsiste une tour ronde, insérée dans un bâtiment plus récent. La présence de meurtrières témoigne de sa fonction défensive. La margelle originelle du puits a été remis en place. Un support métallique permettant de poser le seau y est fixé, et le treuil repose sur une structure en fer. La maçonnerie inférieure, très travaillée, est ornée d'un écusson et de rameaux de branchages. Photo ci-dessus issue d'internet.

    maison forte de puy digon

    Le fief de Puydigon se trouve dans la paroisse de Saint-Etienne-de-Ciernat. Il ne reste plus de traces de nos jours du château médiéval. Située sur le flanc d'un petit tureau ayant pu servir de motte, la maison forte de Puy Digon a conservé des bâtiments médiévaux une cour fermée à laquelle on accède par un châtelet d'entrée, autrefois surmonté d'un pigeonnier, et un logis quadrangulaire sur lequel sont flanquées deux tours carrées. L'une d'elles présente des ouvertures à moulures prismatiques terminées par un arc en accolade.

    château de la jarousse

    Au Moyen-âge, La Jarousse est un château quadrangulaire imposant flanqué de quatre tours circulaires, plus une carrée où était percée la porte d'entrée. Le bâtiment actuel consiste en un logis quadrangulaire auquel est accolée une tour circulaire ancienne. Seule la diversité de taille et de forme des fenêtres trahit l'ancienneté de la construction. La dernière photo de l'article est issue de l'ouvrage "Montaigu-le-Blin en Forterre et sa forteresse médiévale".

    logis du riage

    Le logis du Riage ne garde pas trace de l'ancienne maison forte, à l'exception d'un colombier du XVème siècle. Le droit de colombage est, jusqu'à la révolution, un apanage de la noblesse. Chaque seigneur en possédait un sur son domaine, affichant ainsi sa condition noble aux yeux de tous. Les colombiers sont particulièrement nombreux et bien conservés dans la région du Bourbonnais. Le logis a été reconstruit au XVIIIème siècle, et se présente sous l'aspect d'une maison bourgeoise quadrangulaire à un étage, cinq travées d'ouvertures dont la porte d'entrée au centre, le tout couvert d'un toit à croupe en ardoise.

    gentilhommière d'air-bon

    Au sud du bourg, au pied d'un tureau, la famille de Vaulx fit construire, à la fin du XIXème siècle, une demeure de style "classique". L'édifice est un grand logis quadrangulaire de huit travées de fenêtres, et en élévation de deux niveaux sur un soubassement de pierre. L'ensemble est coiffé d'un toit à croupe en ardoise, percé de lucarnes à fronton cintré. La façade principale est augmentée en son centre d'un avant-corps en légère saillie, large de eux travées, qui s'élève au-dessus de la corniche du logis, et se termine par un fronton triangulaire. Cette gentilhommière, dite d'"Air-Bon", est installée dans un parc planté d'arbres.

    château de boulaize

    Cette construction du XVIIème siècle est le siège d'un fief qui semble avoir toujours été tenu par des capitaines ou officiers du château de Montaigu. Les bâtiments épousent un plan en équerre. Un rez-de-chaussée supporte l'étage noble auquel on accède par un escalier à deux volées en fer à cheval. Les toitures à la Mansart sont en ardoise et éclairées de lucarnes. Une petite extension du XIXème siècle complète les constructions du nord-est.

    château du xixème siècle

    Au pied des remparts du château de Montaigu, la famille Mabru fit construire, à l'extrême fin du XIXème siècle, un château moderne d'inspiration néo-gothique. Un logis quadrangulaire étroit de trois niveaux, couvert d'un toit à croupe en ardoise percé de lucarnes, est encadré par deux pavillons formant saillie. Les toitures à deux pans de ces derniers sont perpendiculaires à celle du logis. Un escalier à deux volées courbes, donnant accès à une petite terrasse, est logé entre les pavillons. L'austérité de cette demeure est cassée par l'adjonction heureuse d'une tourelle polygonale en briques, en surplomb au milieu de la façade du logis. Percée de fentes d'éclairage, couronnée d'une corniche de pierres blanches et surmontée d'un toit en ardoise, elle donne un peu d'élégance et donne un air de château à cette maison bourgeoise.

    personnalité(s) et patrimoine funéraire

    JOSEPH "JO" MOUTET (1926-2002)

    Décédé le 04 mars 2002 à Rambouillet, Jo MOUTET fut un compositeur, arrangeur et chef d'orchestre. Il fut connu également sous les pseudonymes de Jo l'Auvergnat, Paul Béra ou encore Gaston Temporel.

    Il fut accordéoniste et pianiste de Dutronc, Antoine, Alice Dona.... pour n'en citer que quelques-uns. Il fut également compositeur de variétés, opérettes, musiques de films (La Strada) et génériques d'émissions télévisées (Ajourd'hui Madame, Les 4 Z'Amis).

    Grand ami de Georges Guétary, il arrangea aussi les compositions de Charles Aznavour, Dario Moréno, Line Renaud, Maurice Chevalier, Bourvil, Edith Piaf........

    EMILE CLERMONT (1880-1916)

    Emile Clermont passait ses vacances à Montaigu-Le-Blin dans sa famille maternelle. Il prépare au lycée Henri IV le concours de l'Ecole normale supérieure où il entre premier en 1902. Il acquiert alors une double formation de philosophe et d'historien.

    Il fait paraître en 1907 un essai historique sur le Second Empire, en collaboration avec Emile Bourgeois. Il se tourne rapidement vers le roman, avec la publication en 1909 d'Amours Promis, récit d'un amour de jeunesse. Ce roman le fait remarquer par Berenard Grasset, qui édite son second roman Laure en 1913, et continuera à la faire connaître après sa mort.

    Sous-lieutenant d'infanterie pendant la première guerre mondiale, il décède le 05 mars 1916 à Maisons-en-Champagne, touché par un éclat d'obus. Il repose à la nécropole nationale de Suippes-Ville. Son épitaphe est malheureusement quasi illisible sur "sa tombe" à Montaigu-le-Blin. Sa mort prématurée l'a empêché de connaître une gloire durable. Il est injustement oublié, et reste méconnu malgré les efforts de sa maison d'édition pour le faire survivre. Son nom figure également sur le monument aux morts de la commune.