montoldre

    Superficie de 1890 ha - Altitude de 239 à 307 mètres - 638 habitants environ.

    Le territoire de la commune se divise en deux ensembles géographiques aux caractéristiques bien distinctes: une partie haute et une partie basse. Cette dernière est elle-même séparée en deux zones: l'une très peu habitée en raison de son insalubrité jusqu'à la fin du XIXème siècle, et l'autre, au contraire très peuplée, arrosée de nombreuses sources.

    Montoldre était occupé à l'époque Gallo-Romaine, et l'on a retrouvé en 1891 deux grands timbres en bronze de cette période. La paroisse se divisait anciennement en quatre fiefs. Le premier, le fief de Montoldre, est connu dès le XIVème siècle, mais semble avoir disparu dès le XVIème siècle. Les autres fiefs sont ceux de Gayette, de Valençon et des Echelettes.

    Au XVIIIème siècle, plusieurs évènements viennent perturber la vie de cette petite ville rurale. Entre 1782 et 1786, des averses de grêle répétées provoquent des dommages importants sur les récoltes. La grande sécheresse qui s'abat sur la région entre les mois d'août et d'octobre 1791 vient aggraver une situation déjà critique.

    La commune n'est pas épargnée par les troubles de la révolution. Le curé est arrêté, ses biens vendus, et le culte n'est plus célébré à Montoldre de 1792 à 1847, la paroisse ayant été réunie à celle de Varennes en application du Concordat de 1801. Au XIXème siècle, des travaux d'assainissement et de drainage sont réalisés.

    La croix en fonte ci-dessous repose sur un socle de maçonnerie. Elle comporte en son centre une tête de Christ. Au pied de la croix, sont représentés un ange tenant une couronne à la main, une nonne et un agneau. Ci-dessus, ce pigeonnier a été modifié, notamment dans sa partie supérieure, qui comprend un balcon de bois protégé par l'avancée du toit, et qui court tout autour du bâtiment.

    Le site du Châtelet est un intéressant exemple d'éperon barré, précédé d'un aménagement de terre: de hauts talus entourés de fossés forment un arc de cercle en avant d'un petit plateau qui domine la plaine de Boucé, autrefois marécageuse. Le lieu, d'origine Gallo-Romaine ou antérieure, dut être réoccupé à l'époque médiévale.