neuilly-en-donjon: à voir - à savoir

    patrimoine

    L'église sainte Marie-Madeleine fut construite au XIème et XIIème siècle sur une motte artificielle de forme ovale. Le linteau et le tympan du portail occidental dateraient de vers 1140. Le cimetière, autrefois accolé à l'église, fut transféré à la fin du XIXème siècle. Il existait deux chapelles sur le territoire de la commune: la chapelle saint Fiacre-de-Fol (ruinée au XVIIème siècle), et la chapelle des Bécauds (ruinée au XVIIIème siècle). L'église fut inscrite à l'inventaire supplémentaire des Bâtiments de France le 17 mai 1933, et classée le 13 avril 1944.

    L'église est donc placée sous le vocable de sainte Marie-Madeleine, appelée Marie la Magdaléenne dans les Evangiles, une disciple de Jésus qui le suivit jusqu'à sa crucifixion. Elle fut le premier témoin de sa Résurrection et la première à en prévenir les apôtres.

    Sous l'Ancien régime, la paroisse de Neuilly faisait partie du diocèse d'Autun, et était placé sous le patronnage du prieuré clunisien de Marcigny. Elle fut rattachée au diocèse de Moulins lors de sa création en 1823.

    De type roman, cette église est un édifice très simple, composée d'une abside en hémicycle, d'un choeur couvert d'un berceau, d'une nef unique de quatre travées éclairée par une série de petites fenêtres romanes d'origine, et par de larges baies ouvertes au XIXème siècle. D'un plan rectangulaire, le bâtiment comprend une toiture à deux pentes en tuiles canal, surmonté d'une cloche en bâtière.

    Un clocher en forme de toit à deux versants et à pignons découverts surplombe la toiture. La porte occidentale et principale est surmontée d'un portail finement taillé, classé Monument Historique le 03 septembre 1912, unique dans la région, en particulier dans le Brionnais, dont les églises et leur architecture furent influencées par Cluny. Ce fronton est l'un des mieux conservés.

    L'édifice est construit en moellons de grès et de calcaire. La façade et les murs latéraux ont conservé quelques unes des baies primitives dont certaines ont été remplacées au XIXème siècle par des baies plus larges.

    Son choeur, voûté avec une abside en demi-cercle, est  orienté à l'est.

    La nef, plus large, le prolonge avec une charpente découverte.

    La nef initiale ne possédait que quatre fenêtres et trois portes. Assez simple, elle est de forme rectangulaire avec un plafond plat en lambris. La charpente est découverte et soutenue par de grosses poutres en bois.

    Le choeur communique avec la nef par le biais d'un grand arc en plein cintre qui retombe sur les moulures d'impostes. Il est composé d'une travée droite couverte d'un berceau, lequel est soutenu par des arcs formerets. Il est éclairé par une fenêtre en hauteur, et deux autres, à chaque côté.

    Ci-dessous, statue du XVIIIème siècle représentant la Vierge à l'Enfant. Plus bas, statue du XIXème siècle représentant sainte Marie-Madeleine.

    Ci-dessous, ce tableau sur cuivre avec cadre en bois sculpté et doré, du XVIIème siècle, représentant la descente de croix par Rubens. Classé au titre des Monuments Historiques depuis 1993.

    Ci-dessous, tableau sur bois avec cadre en bois sculpté et doré, du XVIIème siècle, représentant une scène de l'Epiphanie. Classé au titre des Monuments Historiques depuis 1993. Les deux tableaux furent découverts dans le grenier du presbytère par l'Abbé Jean Rodriguez, nommé Curé de Neuilly-en-Donjon en septembre 1945.

    Les vitraux du choeur ont été posés vers 1950, et ceux de la nef en 1965. Lorsque l'on se trouve à l'intérieur, le visiteur peut remarquer un dégradé du sombre au clair en avançant vers le choeur. Les vitraux de la nef reprennent l'esprit du vitrail de l'arc triomphal, et où il est introduit un dégradé de couleur, et une progression chromatique symbolique. Ci-dessous, des vitraux d'art ont été exécutés par le maître-verrier Max Ingrand. Plus bas, trois vitraux figuratifs et un fenestron furent réalisés.

    L'encensoir, dont la fumée est le symbole de la prière qui s'élève vers Dieu, avec l'olifant qui sert à l'acclamation et à la proclamation.

    L'encensoir avec la harpe. David, roi et prophète, utilisait cet instrument pour accompagner son chant des psaumes et louer le Seigneur.

    L'abside est voûtée en forme de cul-de-four. Elle possède une fenêtre romane et une autre, condamnée, d'origine de la construction de l'église. Elle est également percée en son centre, d'une baie unique, fortement ébrasée. Une sacristie moderne est accolée au flanc du choeur. Ci-dessous, ancien bénitier.

    La fenêtre "aveugle" était inconnue avant les travaux de 1963. Sa découverte, n'étant pas prévue, elle resta bouchée.

    Avant 1950, l'église possédait un autel en bois, et l'office se déroulait face à l'est, dos à l'assistance. Ci-dessous les vestiges de l'ancien autel. Il a été remplacé par un autel en pierre où un bas relief représentant un poisson et un pain a été gravé devant.

    La sculpture du massif de l'autel est la reproduction d'un dessin des catacombes. Un éclairage dissymétrique souligne le relief du motif qui s'allie avec l'ensemble architectural. Ce travail est en relation avec l'autel qui est la table des sacrifices. Pains et poissons rappellent la Multiplication des pains, prélude à l'Eucharistie. Cette dernière se fait au cours de la messe, laquelle est le repas pascal renouvelant la réalité du sacrifice de Jésus sur la croix.

    Le poisson évoque, par sa forme, l'idée d'une "nef", c'est-à-dire d'un navire. Nous pouvons y voir l'image de l'Eglise qui navigue sur les eaux de l'humanité continuellement agitées. Nous pouvons également émettre l'idée que le poisson est le signe de ralliement des premiers chrétiens, lors des persécutions. En effet, pour se reconnaître, ils dessinaient un poisson dans la poussière.

    Le mot grec qui désigne le poisson est IXTHUS (ictus). Il est l'anagramme de l'expression grecque: Iéssous, Jésus - Xristos, Christ - THéou.... de Dieu -Uios, Fils - Sôter, Sauveur. Ce qui veut dire que la première lettre de chaque mot donne le mot IXTHUS qui signifie "poisson". En inscrivant la forme du poisson sur le sol, les premiers chrétiens affirmaient leur foi en "Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur".

    Le vitrail du choeur (photo ci-dessus) représente Marie-Madeleine, patronne de la paroisse, adorant et chantant les louanges du Dieu trois fois saint, dans la gloire céleste. Les teintes rouges, d'un bel effet au soleil, symbolisent l'amour qui a poussé la pécheresse au repentir.  Sous ce vitrail, ont été découverts 40 parchemins datant des années 1492-1499. Il y était écrit des demandes de mariages entre cousins.

    Autel actuel. Sous cette table, dans la maçonnerie du massif, a été déposée un tube de verre contenant un parchemin sur lequel figurent les dates des travaux, et les personnes liées à la restauration.

    Le tombeau situé sur le côté droit du choeur, juxtaposant la sacristie, appartient à la famille Cailloux, enterrée ici lorsque le cimetière se situait autour de l'église.

    le portail sculpté

    Ce portail sculpté est une oeuvre majeure de la sculpture romane bourguignonne. Celle-ci tranche avec la simplicité de l'édifice. Le portail comporte un tympan richement sculpté, encadré par une double voussure, avec une décoration d'oves et de palmettes. La voussure interne retombe sur deux colonnes à chapiteaux sculptés.

    Le tympan est la partie supérieure du portail. Il représente la Vierge Marie en majesté tenant l'Enfant Jésus sur ses genoux. Ils sont assis sur un trône, et reçoivent les offrandes des Rois Mages (l'or, la myrrhe et l'encens). Le linteau est la partie centrale inférieure du portail. Il prend place sous le tympan, et relie les deux chapiteaux.

    Le chapiteau de gauche (photo ci-dessous) représente sur sa face occidentale le démon, dont le rictus exprime d'une manière vivante la joie de son triomphe sur l'homme, dont il fait un pécheur. Sa face méridionale symbolise le châtiment du pécheur fouetté par Dieu le Père, assis sur un trône. Une autre interprétation peut représenter un homme en cotte de mailles, saisi par les cheveux et menacé par un individu brandissant une hache.

    Cette scène peut s'interpréter comme la chute de Simon le magicien qui avait proposé de l'argent aux apôtres Pierre et Jean: "Donnez-moi le pouvoir à moi aussi, que celui à qui j'imposerai les mains reçoive l'Esprit" (Acte des Apôtres 8, 19). Et Pierre de lui répondre: "Périsse ton argent et toi avec lui, puisque tu as cru acheter le don de Dieu à prix d'argent" (id. 8, 20).

    Le chapiteau méridional (photo ci-dessous), à droite, expose l'épisode de la vie de Daniel, le prophète, condamné à être dévoré dans la fosse aux lions (livre de Daniel 14, 22, 42). Le lion lèche l'homme de Dieu, fidèle à sa mission. Un autre prophète, Habacuc, ravitaille Daniel en lui présentant un panier de vivres. Ce dernier est transporté dans la fosse par un ange qui le tient par les cheveux. Daniel, par son attitude priante, ne semble ni effrayé ni étonné, dès lors qu'il est uni à son Dieu: "Vous vous êtes souvenu de moi, ô Dieu, et vous n'avez pas abandonné ceux qui vous aiment".

    Le tympan (photo ci-dessus) représente la scène de l'Epiphanie (ou l'adoration des mages), qui est la manifestation glorieuse de Jésus enfant aux hommes, en la personne des mages. C'est l'enfant Jésus en majesté. La démarche des visiteurs orientaux est orchestrée par les anges qui sonnent de l'olifant. La trompe claironne au monde la nouvelle de la naissance du Verbe de Dieu, Sauveur de tous les hommes. Au centre, les mages portent leur présent devant la Vierge Marie, tenant l'Enfant-Jésus sur ses genoux. Les visages de Jésus et Marie ont été martelés.

    Sur chaque côté, deux anges aux ailes immenses rendent Gloire à la divinité de l'Enfant Jésus, au moyen de leur cor. La scène de l'adoration des mages repose sur deux monstres. Derrière le trône de la Vierge se tient saint Mathieu. Les anges, ainsi que les deux monstres peuvent être une référence au récit de l'Apocalypse.

    Les monstres cités ci-dessus ont été décrits, notamment par Emile Mâle, comme étant vaincus par Marie grâce à sa maternité divine. Mais, que ces animaux soient ailés ne les apparente en aucune façon à des monstres. On peut distinguer nettement sur l'un des sabots, et sur l'autre des cornes, des griffes, et une crinière.

    Dans son Apocalypse (chapitre 4, 1-8), l'apôtre saint Jean décrit la manifestation dont il bénéficia alors qu'il se trouvait dans l'île de Patmos: "j'eus la vision que voici: voici qu'un trône était dressé dans le ciel.... Autour de lui se tiennent quatre vivants. Le premier vivant est comme un lion; le deuxième vivant est comme un taureau; le troisième vivant a comme un visage d'homme; le quatrième vivant est comme un aigle en plein vol....". Ces symboles: lion, taureau, homme, aigle, ont été appliqués aux évangélistes, en les mettant en relation avec le début des quatre évangiles.

    Le boeuf, ci-dessus, symbolise saint Luc. Le lion, ci-dessous, symbolise saint Marc.

    L'homme ailé (photo ci-dessous), debout derrière le trône de la Vierge Marie, ne sonne pas du cor, mais tient un livre de la main gauche et de la droite un crayon. Ce peut être l'évangéliste saint Matthieu. Peut-être que le sculpteur a représenté l'homme sous l'aspect d'un ange pour garder à l'oeuvre toute son allure. Ce dernier est debout derrière le trône, et est placé sur le même plan que Marie, sans doute parce que saint Matthieu rapporte l'épisode de l'Epiphanie. Par contre, saint Jean et son aigle sont absents.

    Au linteau, sur la gauche, Adam et Eve (photo ci-dessous) sont placés entre l'arbre de la Vie et celui de la connaissance du Bien et du Mal. Ils font suite au chapiteau du pécheur. Eve cueille un fruit (celui défendu?), tenté ou répondant aux sollicitations du démon, symbolisé par le serpent. Elle le propose à Adam. Celui-ci semble réfléchir, les bras croisés, le menton reposant dans la main droite. Il s'agit d'une représentation habituelle du péché originel, séparée de la scène de droite par l'arbre de Jessé.

    Le reste du linteau (photo ci-dessous) est occupé par l'épisode le cène du dîner chez Simon le Pharisien (ou le lépreux), et non la Cène, le dernier repas de Jésus avant sa crucifixion. Marie-Madeleine, la pécheresse, n'était pas présente le Jeudi-Saint, au repas Pascal. Sa présence sur le linteau est justifiée puisqu'elle est la patronne de la paroisse, et que l'église lui est dédiée.

    Marie-Madeleine, agenouillée, oint les pieds du Christ de parfum, lui rendant ainsi hommage (photo ci-dessous). Survint une femme, une pécheresse de la ville. Ayant appris qu'il était à table chez le Pharisien, elle avait apporté un vase de parfum. Se plaçant alors en arrière, tout en pleurs, à ses pieds, elle se mit à lui arroser les pieds de ses larmes; puis elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrant de baisers, les oignait de parfums. Il est à souligner la finesse du travail dans l'attitude de Marie-Madeleine.

    Ce tableau établit une continuité: d'un côté le péché dont l'origine se trouve dans la désobéissance d'Adam et Eve, et de l'autre la bonté de Dieu qui entoure le juste d'attention, ne l'abandonnant pas dans les épreuves, et manifestant son amour en pardonnant, par son Fils, au pécheur repentant.

    Nous ne pouvons difficilement ne pas faire remarquer la finesse du travail dans les plis de la nappe, le drapé des vêtements des Apôtres (photo ci-dessus). Alors que ceux-ci se manifeste une certaine exécution en série, une certaine rigidité quant à la partie inférieure de leur corps, la partie supérieure paraît nettement personnalisée, vivante.

    Attardons-nous également sur la diversité des visages, des attitudes chez les convives. Les uns regardent vers Jésus, attendant, curieux sa réaction. D'autres discutent entre eux, probablement pour juger la démarche de Marie-Madeleine. Les uns et les autres poursuivent le repas puisque leurs mains prennent les aliments déposés sur la table: pain, poisson avec plat et gobelets.

    Le lieu-dit des Bécauds (les photos ont été prises grâce à l'aide de Monsieur LEBRON Jean-Claude) est la propriété de la commune depuis 1916. Il lui fut cédé par Mlle Cécile Menton, à sa mort, seconde et dernière compagne de Georges Gallay, maire de la commune. Il se compose, en plus d'un parc boisé (photos ci-dessous):



    d'une maison bourgeoise (photos ci-contre), appelée aussi "le château". La construction de ce bâtiment est due à Georges Gallay en 1849.

    Elle était composée à l'époque de huit pièces en bas, et de sept à l'étage, le tout desservi par un couloir central.

    Le rez-de-chaussée était décoré par des cheminées en marbre blanc, et des moulages en plâtre en plafond. Une cave voûtée en brique se situe sous la demeure.

    Pompe à bras avec robinet en forme de tête de fauve.

    Ancienne entrée du parc.

    d'un lavoir (photos ci-dessus et ci-dessous) qui date du XIXème siècle. Rénové en 2001, les tuiles en écailles de façade ont été façonnés selon les méthodes de l'époque, avec de la glaise du village.

    Ce bâtiment marque une certaine attention pour le personnel qui lavait le linge. Un aménagement en bois au bord de l'eau permettait un certain confort.

    Ce lieu permet à quiconque de pêcher ou tout simplement de profiter de l'endroit, calme et ressourçant.



    d'une ferme dépendant de la propriété, et se situant derrière le château. Ils sont séparés par un mur et un portail de communication en fer forgé d'époque (dernière photo ci-dessous).

    En plus de la maison de la ferme et des étables, cet ensemble possède un très joli pigeonnier du XIXème siècle (photos ci-dessus). Conçu en brique et pierre, il se situe dans la partie supérieure de la tour qui surmonte la basse-cour.

    Elle est fermée par un mur en brique de forme semi-circulaire, et d'une mare qui servait d'abreuvoir aux animaux (photo ci-dessous).

    personnalité

    georges gallay (1812-1880)

    Né au Donjon le 15 juillet 1812. Sa famille, de constructeurs de bateaux et marchands de bois, était originaire des bords de Loire, du village disparu de Cée, localisé aujourd'hui à Chassenard.

    Georges Gallay termine ses études de droit à Lyon dans les années 1830. Il assiste à des discussions républicaines, et anime le Mouvement Démocratique Donjonnais, dont il devient rapidement un responsable départemental. Il est très populaire auprès des métayers et des gens aux conditions modestes.

    Domicilié au Donjon, il en devient maire le 31 juillet 1848. En 1849, il s'installe à Neuilly-en-Donjon, et fait construire sa maison au lieu-dit "Les Bécauds" (voir plus haut). La même année, il est battu à une élection législative complémentaire, mais aussi en 1851.

    Le 02 décembre 1851, Louis Napoléon Bonaparte, alors président de la 2ème République, dissout l'Assemblée, et organise un coup d'Etat. La nouvelle parvient jusqu'au Donjon. Georges Gallay réunit alors les républicains de Neuilly et de Luneau, et tous rejoignent le Donjon. Il est bdécidé de marcher de nuit sur Lapalisse. A 7h du matin, 200 à 300 hommes sont présents. Les gardes abandonnent leur poste, et le sous-préfet est capturé. Une fusillade éclate néanmoins, faisant 1 mort et 1 blessé du côté des forces de l'ordre.

    Le coup d'Etat ayant réussi à Paris,  les insurgés apprennent qu'un escadron de chasseurs, venant de Moulins, est en route pour rétablir l'ordre. Pris de panique, nombre de manifestants s'enfuient. Beaucoup seront repris. Georges Gallay fait partie des fuyards.

    Il fut arrêté, malgré de faux papiers, à Nantua, et ramené à la prison de la Malcoiffée à Moulins. D'abord condamné à la déportation en Algérie, il reste au fort de Toulon, puis est dirigé vers Mont-de-Marsan. En 1857, il est amnistié, et regagne Neuilly. Il doit payer de fortes sommes d'argent pour les dégâts de l'insurrection. Il est de nouveau mis en  résidence surveillée en 1858, suite à l'attentat de Napoléon III, fait auquel il n'avait aucun lien. Cette sanction durera jusqu'en 1863.

    La IIIème République est proclamée en 1870. Elu conseiller général pour le canton du Donjon, il conservera ce siège jusqu'à sa mort. Il représente les républicains révolutionnaires aux législatives de 1875, mais est sèchement battu. Pendant cette période, nombre de personnalités et amis du même bord politique que lui passèrent à Neuilly (peut-être même Victor Hugo).

    Le 05 avril 1880, Georges Gallay meurt. 3 000 personnes assistent à ses obsèques civils. Inhumer dans un premier temps dans le cimetière entourant l'église, il est ensuite transféré dans son tombeau, au milieu de son parc boisé. Il repose au côté de sa seconde compagne, Cécile Menton. On peut apercevoir, de la porte, leur lit de mort. Son oeuvre, en tant que maire, fut la modernisation de la commune, la création d'un bureau de bienfaisance pour les pauvres, la construction de l'école qu'il souhaitait obligatoire pour tous.