neuvy: patrimoine

    voies romaines et vieux chemins

    Une voie Romaine a été retrouvée, venant de Moulins, au nord de Neuvy et en plusieurs points en direction de Marigny, fait confirmé vers 1900 par le chanoine Moret qui signale qu'on en voyait encore le statumen sur un assez long parcours. Malheureusement, ces vestiges, qui n'ont pas été situés avec précision, sont ignorés de nos jours. Peut-être ont-ils été détruits lors de la construction de la nouvelle route ou plus tard, ou sont-ils recouverts par cette dernière. Eux seuls pouvaient permettre de fixer avec certitude le passage de la voie.

    Neuvy (novo-vico) est une ancienne centaine de la viguerie de Deneuvre, sur les confins arvernes, alors que ses voisines, Marigny, Montilly et Coulandon dépendaient du Berry. L'ancienne voie se rapproche ensuite de la Nationale à hauteur de Bessy, et l'accompagne en se tenant à sa gauche jusqu'à la traversée de La Queune à Patry, puis à sa droite jusqu'à la Montée-Perron. En ce dernier point, la voie Romaine quitte la route nationale, mais une rangée d'arbres, au nord de cette dernière, marque encore son passage. Après qu'elle ait coupé le chemin reliant Neuvy au village de La Queune, elle correspond à un large chemin traversant la plaine de Fragny, recevant sure sa gauche une voie venant du Veurdre puis passant au domaine de la Plaine pour atteindre la Croix-de-Fer.

    A la Croix-de-Fer, la vieille route de Bourbon recevait sur sa droite le chemin de Souvigny, qui était aussi une voie Romaine venant par le taillis de Montgarnaud et la bordure nord d'Origny. La voie antique suivait le vieux chemin de Neuvy pour se diriger sur le nord des casernes où elle a été retrouvée lors de la construction de l'ancien manège de cavalerie.

    Le premier cadastre de Neuvy désigne sous le nom d'"ancien chemin de Souvigny", un antique chemin qui se dirige sur la Croix-de-Fer, le Pont-Chinard et qui marque approximativement l'emplacement de la voie Romaine. Deux larges voies Romaines, partant de la Croix-de-Fer, se dirigeaient l'une sur Souvigny en passant par Origny, Bel-Air et le taillis de Montgarnaud.

    Il a été reconnu "un chemin fort remarquable, au-dessous de Montgarnaud, un peu avant d'arriver au ruisseau qui passe à Corgenay. Sur la même place se remarquent d'abord le chemin Gaulois, profond de sept pieds, large de cinq, puis la voie Romaine qui longe parallèlement ce profond chemin sur une longueur de plus de trente mètres. Parallèlement à ces deux voies antiques, est le chemin actuel, établi tout à côté des deux anciens chemins abandonnés, lesquels n'ont jamais été mis en culture. La voie Romaine est encore pavée". Ces vestiges, et aussi ceux qui ont été reconnus autrefois, au point d'intersection de la voie Romaine et de la Nationale 694, ont disparu.

    l'église saint-vincent

    Le chevet et l'absidiole nord, qui sont les parties les plus anciennes de l'église Saint-Vincent, datent de l'époque romane. Au cours des siècles, de nombreux remaniements modifient l'aspect primitif: construction du clocher au XIIème siècle, démolition du bas-côté nord en 1789, et édification d'une nef unique en 1879.

    Pendant la révolution, l'église se trouve sans prêtre après que le curé Jean Luillier se soit marié à Moulins. En 1796, l'édifice est mis en vente. Son acheteur, pour le protéger, en fait une réserve de foin afin d'éviter qu'il devienne un lieu de fêtes publiques. Il est rendu au culte en 1802. Le clocher est Classé Monument Historique en 1932, et l'absidiole nord inscrite à l'Inventaire des Monuments Historiques en 1929.

    Avant la révolution, l'église est dédiée à saint Hilaire. Les archives font état d'une confrérie de Sain-Vincent, patron des vignerons, qui existait depuis une date immémoriale. Après le Concordat, les vignerons rétablissent la confrérie, et Saint-Vincent devient le patron de la paroisse. La statue ci-dessous, qui continue de recevoir du raisin en offrande, en rappelle le souvenir.

    Le côté sud de l'église, remanié au XVème siècle, comprend depuis cette époque, une chapelle à deux nefs ayant appartenu aux seigneurs de Corgenay. Beaucoup de nobles ont alors pour coutume de faire construire, au flanc de leur église paroissiale, une petite chapelle particulière d'où ils assistent aux offices, et où ils établissent leur sépulture.

    Le retable ci-dessous est surmonté d'une coquille et d'une niche en cul-de-four. Deux pilastres cannelés l'encadrent latéralement. Des rinceaux ornent la frise inférieure. Les pilastres et la frise répètent quatre fois l'écu des Corgenay.

    le château de toury

    Dès le début du XIIIème siècle, Toury est considéré comme château fort et l'une des quatre principales baronnies du Bourbonnais. Sa façade est a été considérablement moins remaniée que sa façade ouest, mais perd néanmoins son caractère de forteresse lorsque Anne de Beaujeu devient propriétaire des lieux. C'est dans cette demeure que Jean de Meung a composé une partie du Roman de la Rose, oeuvre très populaire au Moyen-Age.

    le château de montgarnaud

    Les seigneurs de Montgarnaud sont connus depuis le XIIIème siècle. Le fief dépendait directement du roi à cette époque, mais un chartrier ayant été détruit, la date exacte de son origine est inconnue. La façade du château donnant au sud-ouest révèle un corps de logis flanqué de deux tours rondes aux angles. La plus grosse, coiffée d'un lanternon percé de huit ouvertures cintrées, est un ancien colombier. Il s'agit de la partie la plus ancienne de l'édifice, et un puits armorié date du XVIème siècle (photo issue d'internet).

    le château de neuville

    Le château de Neuville a probablement remplacé une demeure plus ancienne puisqu'il est question d'un seigneur de Neuville dans le terrier de Bressolles dès 1466. Mais, il n'a été qu'une maison noble, peut-être une maison forte. Le château actuel est le résultat d'une construction composite. Les deux pavillons en retour d'équerre qui flanquent le corps de logis principal, du XIXème siècle, datent du XVIIème siècle. Le bâtiment principal à un seul niveau et niveau de comble a été construit dans un style néorenaissance avec ses grandes ouvertures à meneaux et son avant-corps à deux niveaux, pris en oeuvre dans la façade. Des bâtiments neufs ont été construits, et le château abrite le centre de formation professionnelle agricole pour adultes créé en 1973.

    la gentilhommière de burelle

    La gentilhommière de Burelle, construite ou restaurée au XVIIème siècle, présente un corps de bâtiment de plan quadrangulaire, et est située dans une cour bordée d'importants communs qui participent à la clôture de cette dernière. La maison est flanquée de deux pavillons en retour d'équerre, qui masquent un peu la façade. L'habitation est à un seul niveau faiblement éclairé, tout comme les combles qui ne reçoivent qu'une seule lucarne centrale. Avant sa restauration, la demeure avait longtemps servi de ferme.

    la gentilhommière du vieux melays

    La gentilhommière du Vieux Melays est caractéristique de la riche gentilhommière Bourbonnaise avec, au fond de la cour, la maison de maître et, de chaque côté, les communs terminés l'un par un colombier, l'autre par la chapelle. Le portail monumental est surmonté d'un fronton arrondi.

    La porte du logis principal est encadrée de deux pilastres surmontés de chapiteaux ioniques. Une tête de femme orne la clef de voûte. Un tympan arrondi abrite divers ornements et est surmonté d'un écusson sculpté. Plus haut, s'ouvre l'oculus d'une lucarne. Plus bas, cette croix a été érigée par le baron Des Michels, propriétaire du château, à l'occasion de la naissance de sa fille Mercedes, devenue plus tard comtesse Terray.

    le château d'origny

    Le château d'Origny actuel a remplacé un château primitif entouré de fossés. Il se présente comme un logis carré néogothique qui a été construit en 1875. La grange est à pans de bois et briques bicolores.

    la gentilhommière de la péronne

    Dans un parc arboré, la gentilhommière de La Péronne est appelée château, peut-être grâce à une tour en forme de donjon, de construction moderne. Le corps de logis de plan rectangulaire date du XVIIème siècle. Il a été restauré vers le milieu du XIXème siècle.

    la maison de maître de la queune

    Appelée château, la maison de maître de La Queune est une construction du XIXème siècle qui, avec des communs plus anciens, s'organisait autour d'une cour fermée (photo issue d'internet).