Pierrefitte-sur-loire: patrimoine

    voies romaines et vieux chemins

    La voie Romaine, comme le grand chemin royal, devait passer au sud de la motte dans le bourg, et continuer sur Coulanges, en suivant la route moderne. Un marché avait lieu chaque semaine depuis le Moyen-Age, grâce au port de la Cornière, où les nombreuses marchandises transitaient. Ces dernières étaient transportées par des chalands.

    la gentilhommière du breuil

    La gentilhommière du Breuil était une maison à pans de bois, du XVème siècle. De nos jours, un bâtiment du XVIIIème siècle occupe l'espace, et est composé de deux corps de logis, disposés en retour d'équerre, accompagné d'un parc d'environ un hectare. Les nombreuses ouvertures sysmétriques éclairent une façade recouverte d'ampélopsis. Ce manoir, proposant des chambres d'hôtes, est actuellement référencé  de trois épis par les gîtes de France. Madame Angleys Piou vous accueillera et vous proposera de déguster ses plats faits maison. La qualité de l'accueil et de la cuisine ne manqueront pas de vous charmer.

    la gentilhommière du chambon

    Il reste des bâtiments à constructions basses avec des communs en retour d'équerre. Un pigeonnier suspendu s'encastre dans un des bâtiments, et il est coiffé d'un large toit débordant, surmonté d'un lanternon. Il subsiste également à l'intérieur une cheminée du XIIIème siècle dont le manteau est orné d'un motif religieux: l'alpha et l'oméga. L'étage, quant à lui, a été transformé au XVIIème.

    le château des launays

    Le château des Launays est une belle demeure de la fin du XIXème siècle, et est accostée de plusieurs tours carrées ou rondes. Le corps de logis principal, de plan rectangulaire, est à deux niveaux, aux ouvertures symétriques. Un second corps de logis, accolé à un  angle, domine l'ensemble de ses trois niveaux. Les toitures d'ardoises sont percées de belles lucarnes, dans le style impérial. Il a remplacé une ancienne demeure avec toit à la Mansart.

    le château de la saulnière

    Le château de la Saulnière date de 1920, et s'organise autour d'un corps de logis de plan rectangulaire, anglé de tours rondes à toits coniques. A l'arrière, un pavillon carré, couvert d'un toit à l'impériale pris en oeuvre, forme un avant-corps au milieu de la façade. Les deux niveaux sont percés de nombreuses et hautes fenêtres, tout comme la toiture l'est de lucarnes qui éclairent des combles élevés. Des harpages de briques soulignent les angles.

    l'église saint-rémy

    Sur sa façade, nous pouvons lire "liberté-égalité-fraternité", suite à un conflit entre le maire et le curé. Son absyde en hémicycle est le reste d'une ancienne église romane du XIIème siècle. Le clocher carré est surmonté d'une flèche de charpente. Le cordon de Billettes, très caractéristique, conservé au chevet extérieur de l'édifice, atteste ses origines Romanes. Le tableau plus bas a été peint en 1930 par André CIVET, représentant les pèlerins d'Emmaüs, dont les visages sont inspirés par des proches de l'artiste.

    Le clocher carré, qui parait de beaucoup antérieur à 1480, est pourvu de deux grosses cloches électrifiées à carillon puissant. Une troisième, plus petite, tintait auparavant les messes basses. Ce clocher abritait un système d'horlogerie en fer forgé de construction artisanale, et très ancien, cité dans les encyclopédies du XIXème siècle. Ce dernier permettait de sonner les heures, les demi-heures, et les quarts d'heures.

    Dans le coeur, un retable en bois sculpté de facture Flamande, proposé comme monument historique, détient en son centre un tabernacle du XVIIème siècle. Ce dernier est inscrit à l'inventaire supplémentaire des objets mobiliers classés depuis le 03 décembre 1975. Ce tabernacle est parfois rehaussé de six statues en bois sombre: Saint Jean-Baptiste, deux évangélistes, un évêque,  et deux anges, non visibles en-dehors de grandes fêtes. Autre curiosité à l'abri des regards: une statue de Saint-Roch du XVIIème siècle. L'outrage des ans fait que son état actuel ne permet pas de l'exposer.

    Sur la gauche de l'édifice, la chapelle initiale était une chapelle mortuaire, où étaient enterrés les personnages importants et, par période de grand froid, les morts qu'il était impossible d'inhumer du fait du gel. Cette chapelle gothique était une construction rapportée ouvrant sur la nef. Elle fut plus tard murée, ne communiquant plus avec la nef que par la porte actuelle. Par contre, cette chapelle ouvrait sur le cimetière par le passage, qui aujourd'hui, dessert la sacristie.

    Dans la nef, deux meubles ont été classés monuments historiques le 30 août 1924: le bénitier en marbre gris de Diou datant de 1643.....


    Le baptistère en marbre blanc veiné de rose de la fin du XVIIème siècle...

    Statue en pierre polychrome du début du XVIème siècle: la Vierge à l'enfant tenant fermement un  oiseau par le cou.


    Statue de Saint-Rémy, évêque, patron de la paroisse, et oeuvre de Lazare Salignat, marbrier à Moulins.

    De la tribune, vous pouvez apercevoir une inscription sur la poutre centrale, attestant de la réparation  de l'église, peut-être en 1650: "l'église de s rémy de pierrefitte a este rebatie 27 octobre 1650."

    La fermeture de la porte principale s'effectue avec une grosse barre transversale.

    La rampe de l'escalier est étonnante dans l'asymétrie des balustres. Ci-dessous: photo de la tribune.

    Sur la photo ci-dessous, au-dessus du grand porche d'entrée, nous pouvons apercevoir la pierre sommitale qui porte l'inscription "1641".

    Pierre et croix des morts.

    Plaque expliquant la symbolique de la pierre et de la croix des morts.