saint-didier-en-donjon

    Superficie de 3292 ha - Altitude de 250 à 321 mètres - 269 habitants environ.

    L'origine du nom de la commune vient  de saint Didier, évêque de Vienne au VIème siècle. La commune s'établit autour de son église bâtie sur une motte castrale. En effet, le site défensif du plateau était renforcé par cette motte artificielle très vaste, de 120 mètres de diamètre, entourée de fossés dont le champ de foire occupait encore une grande partie. Abandonnée aux habitants du lieu, la motte se couvrit de d'habitations, et la chapelle seigneuriale fut transformée en église paroissiale.

    Les nombreuses découvertes archéologiques démontrent une implantation très ancienne dans une région de bois et terres marécageuses.

    Au XIXème siècle, la commune se nomme Saint-Didier-des-Bruyères en raison de son terrain pauvre. Elle fut également le dernier refuge des loups jusqu'au début du XXème siècle.

    La conservation du bocage permet le maintient d'une flore et faune variées. Les sites aquatiques préservés servent de refuge à la tortue cistude, et au campagnol amphibie, deux espèces très menacées.

    Motte féodale ronde de la Motte.

    La motte, d'un diamètre de 30 mètres. conserve sa ferme située dans l'ancienne basse-cour. 

    Quatre tronçons de colonne de pierre d'une hauteur de 40 centimètres pour un diamètre de 32 centimètres se trouvent à proximité du site. Des excavations, où l'on a pu observer des tuiles plates beaucoup plus grandes que celles de la région, pratiquées dans le tertre ont servi à remblayer la cour de la ferme.

    Motte féodale fossoyée des Champodons.

    Une maison forte s'y trouvait en position dominante. Cette motte mesurait 20 mètres de côté. Un ancien étang se trouvait à proximité, avec peut-être un moulin ainsi qu'une ancienne ferme, aujourd'hui détruite et reconstruite. De "l'hostel de Champodon", il reste au XIXème siècle "une motte carrée entourée de fossés bien conservés, et couverte de débris divers....". Il subsiste aujourd'hui un bâtiment rectangulaire, flanqué d'un pavillon carré, au centre de la façade.

    La motte du fief de Morinot, perchée sur bombement du relief, domine la vallée de la Lodde, près du domaine de Maurineau. Le fief devait être rattaché au XVème siècle à celui de Champodon. Celle de l'Isle se trouvait en face  de la maison des Millets, de l'autre côté du ruisseau du Pin. Au XIXème siècle, elle était présentée comme "une motte carrée, jadis entourée d'eau". Sur cette motte, au début du XXème siècle, un pavillon s'élevait sur d'anciennes constructions.

    Site médiéval fossoyé du XIVème siècle

    Le site des Ponts-Tournus rentre vraisemblablement dans la typologie des structures intermédiaires entre la motte castrale, avec réelle valeur militaire défensive, et la maison forte, occupée par la basse noblesse et ne possédant plus que des fossés à valeur purement symbolique.

    Sa taille est de 30 mètres de diamètre pour une hauteur de 2 mètres, et est placé en fond de vallée près d'un ruisseau.

    Une digue en aval, détruite, permettait de maintenir un plan d'eau de protection autour du tertre. Le site semble ne rester que peu de temps occupé. Beaucoup plus tard, la construction du moulin de Saint Didier (photo ci-dessous), sur la Loddes, par son fonctionnement mixte eau-charbon, assurait la meunerie des fermiers alentours.

    En 1885, quinze bracelets de bronze ornés de lignes chevronnées sont mis à jour et attribués au premier âge de bronze. A Ponstiau, dans un puits à offrandes, sont exhumées une statuette de Minerve, et des bracelets et fibules en bronze. Dans le voisinage de Champodons, se situent les vestiges d'un habitat gallo-romain. A la fin du XIXème siècle, près de l'église, de la céramique, des monnaies en argent et des sarcophages sont découverts, sans qu'une datation précise puisse être établie.

    Grange du XVème siècle aux Cimetières.

    Porcherie du début du XXème siècle aux Cimetières.

    Trois fragments de bracelets en lignite ont été découverts en 1899. Deux sont de même type et mesurent 5.7 cm de diamètre, le troisième 5.5 cm. Ils sont de couleur grisâtre, tirant sur le brun. Ils devaient appartenir à une sépulture d'une personne importante, sépulture qui aura disparu.

    Porte cochère du XVIIIème siècle aux Molles (photo ci-dessus)

    La clef de voûte de la porte cochère en grès rouge est marquée de la date de 1751. La ferme est située près de l'ancien monastère de Trablaine, disparu au début du XVIème. A côté de la porte cochère se situe une partie d'un mur en brique à losanges noirs sur fond rose.

    Ancienne gare.

    Croix du début du XXème siècle.