saint-étienne-de-vicq

    Merci à monsieur Patrick CURAT pour son aide précieuse

    Superficie de 1922 ha - Altitude de 278 à 482 mètres - 530 habitants environ.

    Le site, habité depuis l'époque Gallo-Romaine, est sur la voie Romaine allant de Vichy à Roanne. Au XIXème siècle, des poteries et des sculptures en brique de cette époque sont découvertes. Ce fief appartient aux XIVème et XVème siècles à la famille de Vicq qui donne son nom au village, et est mentionné pour la première fois en 1322.

    A un kilomètre à l'est de l'ancienne route, dénommée plus tard le grand chemin de Lapalisse à Cusset, se dressait, au Moyen-âge, le château de Saint-Etienne-de-Vicq, que l'on suppose avoir été détruit par les Anglais. Le nom de Vicq (Vicus), sa position avantageuse, les nombreux débris de poteries et les sépultures en briques découverts, permettent d'affirmer qu'il y eut là, non loin de la voie, un important établissement Gallo-Romain.

    L'ancien château-fort disparu a laissé la place au développement du village actuel. Cependant, de vieux murs subsistent çà et là, et attestent de sa présence, tout comme les contours d'une motte qui a été une ancienne fortification de terre. La chapelle seigneuriale, d'époque romane, a été transformée en église paroissiale. Une tour, vestige de l'ancien château, lui tient lieu de clocher.

    Le nom de "château-Vert" retient l'attention, et ne peut être le fait du hasard. Toute trace a de nos jours disparu, mais ce lieu, marqué aujourd'hui encore par une exploitation rurale, a été le siège d'une fortification bien située, dominant la courbe d'un ruisseau.

    La butte de Malakoff, érigée pendant la guerre de Crimée en 1855, après la prise de Sébastopol et la chute du fort de Malakoff, constitue un témoignage de reconnaissance des habitants, alors largement Bonapartistes, aux soldats de l'armée d'Orient commandée par le général Pelissier. Au bas de la butte, un entassement de blocs de granit rappelle un dolmen druidique. Il est certain que toute la partie montagneuse de la commune était boisée, et que les grosses pierres qu'on voyait jadis étaient des monuments Gaulois Celtiques, qui devaient encadrer ou soutenir quelque dolmen ou autel druidique.

    Un ponceau de pierre en dos d'âne, qui paraît très ancien, est désigné dans les documents sous le nom de "Pont Bernard".  Il aurait été, selon la légende, un lieu de passage pour le trafic du sel. Le régime du Mourgon le Mort est très irrégulier, et a parfois des crues dangereuses, dont la plus célèbre est celle de 1866, qui détruisit tous les moulins de la commune.

    Une Vierge portant l'Enfant Jésus, que l'on peut voir dans la chapelle du bourg a certainement été mutilée pendant la révolution, et non aux cours des guerres de religions. La légende populaire dit que le faîte du clocher était crénelé, et qu'il aurait été décapité à cette époque.