saint-félix: le traumatisme de la seconde guerre mondiale

    Entre 1942 et 1944, il y avait au lieu-dit  "Noyer-Froid", une baraque abritant une section  de la 404ème D.C.A. Il s'agissait de protéger Vichy contre les incursions possibles des avions alliés. De même, dans la commune, vivait Jean Ameurlain, instituteur communiste qui avait créé le 01er juin 1943 la maquis Danielle Casanova, secrétaire générale des Jeunes Filles de France (communistes). Elle fut arrêtée, déportée et décéda à Auschwitz.

    En fait, Ameurlain ne faisait que dormir à Saint-Félix. Dès la nuit venue, il enfourchait sa bicyclette et disparaissait. Personne ne savait ce qu'il faisait de ses nuits. Mais, un après-midi de juillet, il y eut plus de soldats Allemands et de miliciens que d'habitants. Ameurlain regroupa ses papiers dans un sac et parti à travers champs pour se cacher.

    Mais les habitants vécurent un véritable traumatisme. Les Allemands interrogèrent la population, souvent rudement et, quelquefois, les questions étaient accompagnées d'une paire de gifles. Ils  fouillèrent et retournèrent tout, n'hésitant pas au passage à se restaurer avec le peu que les gens possédaient. Ils n'eurent aucune compassion avec la population, alignant hommes, femmes, et enfants contre des murs.

    Finalement, les Allemands repartirent aussi vite qu'ils étaient venus. Ils n'avaient rien trouvé, mais avaient traumatisé toute une population. L'orage était passé. Ameurlain revint à Saint-Félix et recommença ses activités nocturnes.

    saint-félix: vues pendant le circuit