saint-gérand-de-vaux

    merci à monsieur de vergnette jacques et madame et monsieur de villaine pour leur accueil et leur aide précieuse.

    Superficie de 4008 ha - Altitude de 223 à 304 mètres - 402 habitants environ.

    La voie Romaine, disparue par places, avait paraît-il, une largeur de 7 mètres et était bordée de fossés. Mais, il semble qu'il s'agisse plutôt d'un chemin protohistorique qui a dû être aménagé par les Romains. Ce chemin, du Marais aux Berjoux, portait autrefois le nom de "Vie de la Chaussée". A ses abords, on a longtemps parlé d'un "Maître-Tural", grand fossé qui entraînait les eaux en direction de l'Allier, et qui indiquait probablement l'emplacement de la voie Romaine. Sur tout ce parcours et son voisinage, fut exhumé un nombre considérable d'objets de tous les âges, et aussi des substructions. Ci-dessous, la voie Romaine encore existante.

    C'est ce chemin que dut emprunter l'armée de César pourchassant celle de Vercingétorix. On montre, entre le Bouché et la route nationale, les restes d'une enceinte carrée d'environ 500 mètres de côté. C'était, dit-on, le camp Romain d'où César partit pour faire réparer le pont qui devait se trouver an bas de Donobrium (Châtel-de-Neuvre) et franchir la rivière. Ce camp est bordé de buttes de défense, entourées de fossés, reliés à ceux du camp, chacune d'elles devait porter une tour en maçonnerie.

    Cet itinéraire était jalonné de nombreuses buttes d'observations et de défense qui ont été reconnues. La plupart ont disparu. La voie devait couper l'actuelle Nationale 7 au sud-ouest des Berjoux, et passer à l'est du domaine des Mézilliers, près duquel les restes d'un cimetière Gallo-Romain ont été retrouvés: lampes funéraires, débris d'urnes en verre, incinérations. Ci-dessous, motte au Bois des Moines.

    Une paroisse de Sancti Giranni de Vallibus est mentionnée en 1280. Elle dépend du diocèse de Clermont, et se voit rattachée par le pape Eugène III au prieuré de Souvigny. L'agglomération qui se développe autour de l'église est également appelée Sainct-Julian-de-Vaux au cours du Moyen-âge. La paroisse est placée sous le double vocable de saint Gérand et de saint Julien. Le bourg prendra même temporairement le nom de Mont-Libre au cours de la période révolutionnaire. Outre l'important domaine du Parc, le territoire communal abrite plusieurs seigneuries, comme celles de Royet, d'Hauterive, de Mons, ou encore de La Folle. Photo ci-dessous, de haut en bas: ancienne cure et marie.

    Le lavoir ci-dessous, alimenté par une source, est constitué de deux bacs avec plan incliné pour le nettoyage du linge. Il témoigne de la pérennité, jusqu'au XXème siècle, de la nécessité de cet endroit de labeur domestique et de sociabilité. Plus bas, l'ancien moulin.

    l'étang municipal

    L'étang municipal Le Moulin, d'une surface de 8.5 hectares daterait du Moyen-âge. Il est ouvert à la pêche où les amateurs peuvent taquiner des carpes, des tanches, des gardons, des cendres, des blackbass. Ce dernier a probablement été creusé et réalisé par une communauté familiale agricole de la région afin de constituer un appoint de nourriture supplémentaire, indispensable dans cette campagne pauvre. Il tire son nom du moulin, disparu depuis, qu'il alimentait autrefois.

    Depuis peu, des castors ont élu domicile. Ils ont construit un barrage sur le ruisseau qui alimente l'étang.

    Vous pouvez également vous promener en profitant des arbres longeant cet étang, et vous assoir quelques minutes pour profiter de la quiétude des lieux.