saint-léger-sur-vouzance: à voir - à savoir

    patrimoine

    Le visiteur curieux qui pousse la porte de l'église Saint-Léger (XIIème-XIXème siècles) découvre, au delà de la nef construite au XIXème siècle, un petit choeur de style roman Bourguignon du XIIème siècle. Dépendante du diocèse d'Autun sous l'Ancien régime, certaines sources attribuent la fondation de l'église à l'abbaye cistercienne de Sept Fons. Elle fut rattachée au diocèse de Moulins, lors de sa création, en 1822.

    Le dernier niveau du clocher est ajouré, sur chaque face, d'une baie en plein cintre. Il est couvert par un toit à quatre pans, soutenu par une corniche en pierre avec modillons. Une tour circulaire, accolée au flanc sud du clocher, abrite l'escalier d'accès à celui-ci.

    L'édifice a conservé de l'époque romane la travée de choeur, et l'abside en hémicycle. En 1887, l'architecte Moreau rebâtit une nef de trois travées, précédée d'un clocher de façade. Les travées de la nef sont éclairées latéralement par de grandes baies en plein cintre, séparées à l'extérieur par des contreforts à triple ressaut.

    La travée de choeur conserve deux baies romanes, et une corniche en pierre avec modillons sculptés. Une sacristie a été construite sur le flanc sud. L'abside en hémicycle est ajourée par trois fines baies en plein cintre, séparées par des contreforts de facture moderne.

    Le portail occidental comporte un tympan orné d'une croix sculptée, encadrée par une double voussure moulurée qui retombe sur des colonnes. Au premier niveau, une double baie en plein cintre éclaire le revers de la façade.

    Escalier menant au clocher.

    Clocher vu de l'intérieur.

    Une des cloches.

    L'autre cloche.

    La nef communique avec le choeur par un arc roman surbaissé, qui retombe sur des colonnes adossées, par l'intermédiaire de chapiteaux sculptés.

    Les travées de la nef sont voûtées en berceau en plein cintre, soutenues par des arcs doubleaux qui retombent sur des pilastres. Les grandes baies latérales assurent une grande luminosité à l'intérieur du bâtiment.

    A travers ses sculptures riches et fines, et sa décoration, on sent nettement l'influence de Cluny. L'hémicycle du choeur est ponctué par huit colonnettes, parfois ciselées qui soutiennent des arcades en plein cintre. L'abside est voûtée en cul-de-four, et est ornée d'une arcade irrégulière avec chapiteaux et bases sculptés. Les huit chapiteaux qui ornent ces dernières sont bien conservées, où des personnages et des animaux sont présentés sous forme de scènettes.

    Chapiteau sculpté au niveau de l'arc triomphal. Taillé dans le calcaire du Val-de-Loire.

    L'enfer est représenté par un diable, tête à l'envers, grimaçant et dévorant les hommes.

    Chapiteau sculpté au niveau de l'arcature de l'abside.

    Sa base sculptée.

    Chapiteau sculpté au niveau de l'arcature de l'abside.

    Sa base sculptée.

    Chapiteau sculpté au niveau de l'arcature de l'abside.

    Sa base sculptée.

    Chapiteau sculpté au niveau de l'arcature de l'abside.

    Sa base sculptée.

    Chapiteau sculpté au niveau de l'arcature de l'abside.

    Sa base sculptée.

    Chapiteau sculpté au niveau de l'arcature de l'abside.

    Sa base sculptée.

    La travée de choeur, voûtée en berceau, est ajourée latéralement par deux baies en plein cintre fortement ébrasées. Deux vestiges de peintures murales du XIIIème et XIVème siècles contribuent à enrichir l'intérieur de l'édifice. L'une, au nord, représente une litre funéraire, un décor peint représentant un cortège apostolique, et une croix de consécration.

    L'autre, découverte suite à des travaux représente l'évêque d'Autun saint Léger, mort en 678. Il est reconnaissable grâce à la bague qu'il porte.

    Au niveau du mobilier, l'église possède une statue en bois doré, représentant saint Benoit de Nursie, fondateur du monachisme bénédictin.

    Saint Antoine de Padoue.

    Sainte Thérèse de Lisieux.

    Saint Joseph.

    La Vierge Marie.