saint-léger-sur-vouzance: fouilles et découvertes

    découvertes du IIème siècle à bornat

    Au cours de la pose d'un drainage, une habitation est découverte sur une superficie de 60 hectares en 1988. Les abondantes traces de charbon peuvent laisser à supposer la destruction de l'habitât par un incendie. Le sol d'occupation archéologique apparaît à 90 centimètres. L'étude de la stratigraphie permet de constater, entre 30 et 50 centimètres au-dessous du niveau du sol actuel, la présence:

    -d'une multitude de tuiles concassées menues,

    -quelques fragments de poterie commune, de 50 à 80 centimètres,

    -des tuiles gallo-romaines brisées, certaines restées intactes malgré tout,

    -un clou de charpente d'une dizaine de centimètres,

    -des éléments en fer fortement oxydés,

    -cinq fragments de meule,

    -de la poterie commune provenant de l'atelier de Coulanges,

    Au milieu de toutes ces découvertes, se trouvait des fragments de coupelles sigillées, dont une intacte, estampillée du nom du potier: Potentinus.  L'estampille est visible en graphie circulaire. Ce nom est répertorié, mais en graphie rectiligne, à Rheinzabern en Allemagne. En revanche, cette coupelle peut provenir de l'atelier de Gueugnon, un nom de potier similaire, malgré une graphie différente, s'y trouve mentionnée.

    Après un premier séchage, la céramique était plongée dans un bain d'argile fine et très fluide. Puis, une cuisson oxydante donnait un aspect rouge à l'objet.

    découvertes du iième siècle aux tournus et aux loyons

    C'est un important atelier de poterie qui fut mis à jour aux Tournus, au milieu de plusieurs habitations. Cet atelier ne semble pas produire de céramique sigillée, comme le suggère une applique représentant un enfant endormi contre un chien, découverte à la fin du XIXème siècle.

    Aux Loyons, où subsistent des substructions d'un habitat gallo-romain, c'est la partie d'une meule tournante qui a été exhumée dans un champ. L'obliquement de la surface permettait la descente continue du grain dans l'évidement pour sa mouture. Ces meules rotatives apparurent à l'âge du bronze, et se généralisèrent au deuxième âge du fer. Elles remplacèrent les antiques meules dormantes utilisées avec une molette.

    saint-léger

    L'église de la commune est placée sous le vocable de saint Léger (616/678), élu évêque d'Autun en 659. Il réforma la discipline ecclésiastique, et imposa l'observance bénédictine à tous les monastères de son diocèse. Ses liens avec la cour carolingienne lui attirèrent la haine du maire du palais, Ebroin, qui lui fit crever les yeux avant de l'assassiner.

    Ce saint, très populaire, est représenté en évêque portant sur un plateau ou sur un livre, ses yeux, sa langue.......