saint-léon: patrimoine

    voies romaines et vieux chemins

    La voie Romaine d'Avaricum (Bourges) à Augustonemetum (Clermont) passait au-delà de Saint-Léon, en suivant le très vieux chemin qui conduit à "Gros-Loup", flanqué au sud par le Puy-Saint-Ambroise, et au nord, par une colline où seraient visibles des traces du culte druidique. Le docteur Bailleau et Monsieur Balliot ont déclaré avoir trouvé des vestiges évidents de la voie Romaine aux environs du Puy-Saint-Ambroise.

    Il écrivait d'ailleurs dans son journal en 1875, page 281: "la voie Romaine passe au-dessus du domaine  de la "Font-Du-Creux", et va jusqu'au-dessous du cimetière de Saint-Léon. On la retrouve , à ce qu'il paraît, dans le "pré Jacob". Elle est empierrée de marbre. Ce n'est pas un chemin ordinaire." Cela confirme bien le tracé de "Gros-Loup". Il est possible également que, dans ces parages, la voie se dédoublait à l'entrée de Saint-Léon.

    l'église saint côme et saint damien

    L'église de Saint-Côme et Saint-Damien est bâtie en grès rouge de Liernolles, et en pierre blanche. Elle date du XIIème et fut remaniée au XIXème siècle. Seule l'abside en hémicycle est du XIIème siècle. Depuis 1888, elle est reliée à une nef de trois travées, et encadrées par deux chapelles rectangulaires. Le clocher carré précède la façade.

    Ci-dessous, Vierge en porcelaine de Nevers. Elle appartenait à l'ancienne église d'Huvers à Liernolles, et fut classée par les Beaux-Arts. Plus bas, Piéta en bois doré polychrome du XVIIème siècle.

    Le bénitier en pierre date de 1677, et qui provient de la chapelle de Montpeyroux. Sa pierre était tellement poreuse, qu'elle absorbait une vingtaine de litres d'eau par semaine. Le problème fut résolu par la garniture de son intérieur de plomb. Plus bas, la statuette de la Vierge date de 1704.

    le château de coulon

    Le château de Coulon est une construction du XIXème siècle comportant un corps de logis rectangulaire à un étage, plus combles éclairés par des lucarnes à pignon aigu, et terminé par deux avant-corps en légère saillie, formés par des murs pignons. L'entourage des fenêtres, ainsi que les chaînages et les angles, sont en grès rouge de Liernolles. Une chapelle, contemporaine au château, est édifiée dans le pré attenant à ce dernier. Il s'agit d'un petit édifice de deux travées présentant un pignon en escalier avec un quadrilobe en façade. L'ensemble comporte également une porte en accolade, et un petit clocheton.

    le château de marcellange

    Le château de Marcellange s'élève sur une légère éminence. C'est un corps de logis rectangulaire à trois niveaux, plus les combles éclairés pare des lucarnes à fronton triangulaire. Restauré en 1895 dans le style néogothique, il fut estimé, durant les travaux, qu'une partie de l'édifice daterait du XIème siècle, ce qui laisserait supposer une origine très ancienne.

    Il est flanqué sur la façade antérieure d'une tour d'angle circulaire, et d'une tour d'escalier polygonale bâtie en grès rouge, avec chaînage en pierre blanche, et dont la partie supérieure carrée repose sur des culs-de-lampe ornés. La façade opposée, encadrée par deux tours rondes, est précédée d'un perron à escalier tournant à trois volées droites, conduisant à une porte d'entrée surmontée d'un entablement à frise ornée de triglyphes, et coiffée d'un fronton percé de deux petites fenêtres.

    chapelle de montpeyroux - château de la douaire - tour de vinification

    Le château de Montperroux-Seu. Montperroux, ancienne paroisse, a conservé son église, qui porte des traces de transformation du XVIIIème siècle. C'est un bâtiment rectangulaire présentant un abside à chevet plat, et un clocher-mur. La porte, en accolade, date du XVème siècle. A proximité, sur une élévation naturelle de terrain, se dressait le château de la Douaire. Aujourd'hui, un château d'inspiration néogothique occupe les lieux. Il a été construit au XIXème siècle. Tout proche, s'élève une tour crénelée, sur motte et cave, où étaient pratiquées des expériences de vinification.

    le manoir de rezolles

    D'après René Germain, ce fut probablement le siège d'une ancienne seigneurie de Rizolles, dont les bâtiments ont disparu, le grand manoir actuel étant une construction du XVIIIème siècle. C'est un long corps de logis rectangulaire, à deux niveaux et sept travées. Les combles élevés sont aveugles et coiffés d'un toit à croupes et jet d'eau.