saint-nicolas-des-biefs: patrimoine

    plateau de la verrerie

    Le plateau de la Verrerie possède plusieurs habitats remarquables: tourbière haute active, prairies paratourbeuses et landes montagnardes sèches. La tourbière de la Verrerie est alimentée en eau seulement par les précipitations. Le sol pauvre, acide et constamment inondé détermine les espèces végétales capables d'y pousser. Les prairies paratourbeuses, avec des variations de niveaux d'eau au cours de l'année, permettent une multitude de plantes à fleurs de s'épanouir. Les landes sèches, avec un sol sec et acide, balayées par le vent, sont un environnement froid et rude pour les végétaux. Ces milieux difficiles, combinés à l'altitude, expliquent la faune et la flore particulières, rares et vulnérables, retrouvées sur le site et que vous pourrez observer au cours de votre promenade.

    Les landes et pelouses montagnardes sont des milieux protégés avec une mosaïque parsemée de sorbiers, saules et pins comportant des espèces typiques et certaines rares. Le plateau de la Verrerie est aussi un site de passage de beaucoup d'oiseaux migrateurs.

    Situées sur le pourtour de la tourbière, les prairies humides abritent de nombreuses espèces de papillons.

    Milieu naturel exceptionnel devenu rare au niveau européen, la tourbière relève une histoire de plusieurs milliers d'années. Par la croissance continue de mousses "éponges" typiques de ces milieux et par l'accumulation en couches successives de débris végétaux dans un espace gorgé d'eau et acide, se forme la tourbière. Au fil des années, cette accumulation de matière organique, ne se décomposant pas ou peu, crée un bombement de tourbe, pouvant atteindre plusieurs mètres de haut (ici, plus de quatre mètres). L'eau est encore visible dans de petits trous d'eau mais, ailleurs, des tapis de sphaignes la dissimulent.

    C'est à partir de 1945 que la tourbière de la Verrerie est répertoriée par l'inventaire des Mines comme ressource potentielle et combustible. Toutefois, l'exploitation de cette réserve de tourbe, estimée à 160 000 m3, n'a jamais eu lieu et semble bien dépassée aujourd'hui. En revanche, depuis toujours, l'homme bénéficie de l'importante masse d'eau qu'elle contient. En effet, ses eaux s'écoulent dans les deux bassins versants distincts: celui du Coindre (dans l'Allier) et celui de Lavoine (dans la Loire) et vient soutenir les débits des cours d'eau.

    Avant la lande, la hêtraie dominait le paysage. La hêtraie a disparu progressivement sur ce plateau car les verriers venus de l'est de la France ont occupé les lieux, utilisant le bois de hêtre pour alimenter leurs fours, déboisant le site. Ces fours permettaient de fabriquer des objets en verre. Cette production était ensuite descendue en ville pour être vendue. A la révolution, ils ont quitté le territoire, laissant leur nom à ce plateau. Hêtres et sapins restent aujourd'hui cantonnés uniquement sur les hauteurs du massif. Le hêtre se développe spontanément à cette altitude. Plus bas, avec une atmosphère plus sèche, il disparait.

    Le plateau de la Verrerie était pâturé par les troupeaux des fermes à l'entour. Sur ce point haut, à la vue très dégagée, les jeunes bergers surveillaient leurs troupeaux. Aujourd'hui, il reste un point de repère et de surveillance pour les agriculteurs qui montent leurs troupeaux sur l'estive. Les forêts, bien visibles depuis ce point de vue, étaient autrefois très fréquentées. Durant le XIXème siècle, et jusqu'en 1950, sabotiers et charbonniers parcouraient régulièrement la hêtraie pour couper leur bois. Le sabotier passait la belle saison dans une "leuge". C'est là que le sabot était ébauché et creusé. Dès les premières neiges, il rejoignait le village pour donner la forme définitive à chaque paire, vendue ensuite sur Roanne ou Vichy. Pour obtenir un bois de qualité à travailler, l'arbre doit être abattu en automne et en lune vieille, quand il a perdu ses feuilles. Les charbonniers utilisaient les taillis de hêtre et habitaient une partie de l'année dans les forêts. Ils fabriquaient une "quinaude", sorte de dôme de morceaux de bois qui se consumait doucement pour fabriquer du charbon de bois.

    église saint-nicolas

    historique

    Une première église est construite dans l'ancien bourg, sur le plateau de La Verrerie. Elle est abandonnée, en même temps que les habitations, lors du déplacement du village. La deuxième église est alors édifiée, mais elle est saccagée sous la révolution. On entreprend de la reconstruire en 1803. Le choeur date de cette époque. Le clocher est élevé en 1845. Trapu et surmonté d'une courte flèche, il est fait pour résister aux charges de la neige. La nef, élancée, date de 1913. L'ensemble, avec ses gros moellons de pierre de taille granitique, est caractéristique des constructions du XIXème siècle de la Montagne Bourbonnaise.

    vues intérieures

    ensemble de statues

    Evêque de Myra au IVème siècle, saint Nicolas aurait sauvé du saloir des enfants. Il est vénéré dans tout l'occident et principalement en Allemagne et en Russie. Il est aussi le patron de la paroisse. Sa statue, malheureusement volée, fut fabriquée dans les ateliers Demourge de Moulins, et fait partie d'un ensemble comprenant le Christ en Croix, saint Joseph et saint François-Xavier entre autres, dû à la générosité des fidèles. Peinte à l'origine, elle est décapée et cirée dans les années 1960.

    autres mobiliers

    les vitraux

    pierre-châtel - chapelle notre-dame

    La Pierre-Châtel est un rocher au sommet duquel un château féodal a peut-être existé. Un soir de 1863, une jeune fille du proche village de "La Bletterie" y aurait aperçu des lueurs. Elle établit alors, dans une cavité du rocher, un petit reposoir représentant la Sainte Famille. Des ex-voto suivent. Plusieurs offrandes de pèlerins exaucées par la Vierge permettent d'agrandir la chapelle en 1872, et d'aménager un accès plus aisé, par la pose d'une rampe et d'une barrière de fer.

    grotte de notre-dame de lourdes

    Ce monument est édifié à la suite d'une mission des pères Jésuites. Il est la reproduction, à moindre échelle, de la grotte miraculeuse de Lourdes. La grotte est faite de blocs de granit brut, et les statues de la Vierge et de sainte Bernadette sont fondues à Albi dans le Tarn. Le jour de la bénédiction, toute la population de la commune, hormis cinq hommes, est présente. Cette grotte est actuellement sur la propriété de l' abbaye de Sept-Fons.

    château des hormières

    Le bâtiment présenté est une ancienne maison forte du XVème siècle. Son corps de logis de plan rectangulaire, à trois niveaux, est flanqué d'une tour ronde à l'angle ouest, aujourd'hui tronquée. Les ouvertures du XVème siècle y sont encore visibles malgré les restaurations, et en particulier la porte d'entrée avec ses angles chanfreinés. Il se compose d'un corps de logis central à deux niveaux et niveau de comble, et de deux pavillons bas à deux niveaux, accolés de chaque côté. Le corps principal est épaulé par une tour de plan barlong, prise en oeuvre et qui forme un avant-corps. Elle accueille la porte d'entrée sur perron, dont l'accès est conduit par un petit escalier à double révolution.

    La façade est soulignée par des chaînages à chaque niveau et par un entablement de pierres moulurées. La toiture élancée s'éclaire de lucarnes à oeil-de-boeuf, alors que celle de la tourelle s'orne d'un fronton et d'une lucarne néo-renaissance. Les pavillons construits en retrait s'intègrent bien à l'ensemble. Le logis principal, de style classique, a été dressé par les architectes Durand, père et fils, de Roanne, alors que la construction des communs a été l'oeuvre de l'architecte Moreau. Le parc, quant à lui, a été dessiné par les paysagistes Treyve-Marie. A une cinquantaine de mètres de cette ancienne maison forte, un petit château a été édifié au XIXème siècle, au milieu d'un parc ombragé.

    le parc éolien de saint-nicolas-des-biefs


    Construit en 2014, le parc éolien de Saint-Nicolas-des-Biefs est composé de sept éoliennes Vestas V90. Plusieurs étapes sont nécessaires pour transformer le vent en énergie.

    Premièrement, le vent fait tourner les pales. Dès lors, l"énergie cinétique est transformée à travers le moyeu à un arbre de transmission. De là, le multiplicateur augmente la fréquence de rotation.

    Comme une gigantesque dynamo de bicyclette, le générateur transforme l'énergie cinétique en énergie électrique. Le courant électrique est ensuite transformé et injecté dans le réseau électrique. L'électricité est transportée à travers le réseau et arrive chez le particulier par la prise électrique.