saint-prix: patrinmoine

    voies romaines et vieux chemins

    Il est probable que la voie Romaine détachait une branche passant par les points occupés plus tard par Lapalisse, Beaulieu et Gaudinière. Une charrière du bois de Godinière porte encore le nom de "charrière pavée", et un terrier de 1460 fait passer par là le grand Chemin. Ce nom de charrière pavée, et aussi l'ancienneté certaine de Saint-Didier de Gaudinière et de la chapelle de Beaulieu, pourraient même fournir des arguments pour faire de ce tracé le tracé primitif.

    La charrière pavée devait aboutir aux vieux pont dit Romain. Une autre direction a été donnée à cette route dans une monographie consacrée à la commune de Saint-Prix. Une voie venant de Lubié, et dont il existe des tronçons importants, remontait la Besbre, longeait l'ancien cimetière de Saint-Prix, passait au-dessous de Reure puis vers Courte et les Mauvais, empruntait la charrière pavée pour traverser le bois de Godinière et arrivait au vieux pont Romain.

    chapelle notre dame de beaulieu

    Au XIIème siècle, deux cavaliers passent sur le plateau de Beaulieu, alors couvert de forêt, quand leurs chevaux s'arrêtent brusquement en tremblant. L'un des cavaliers voit sur la branche d'un gros chêne la Vierge Marie tenant l'Enfant Jésus, auréolée de rayons traversant le feuillage. Après avoir prié, les cavaliers vont consulter l'évêque et ont de longs pourparlers durant lesquels la lumière ne cesse de briller, attirant de nombreux pèlerins. Un  illustre croisé, le seigneur de Montjournal, fait ensuite construire une chapelle sur le site.

    Elle existe toujours, et tous les 15 août, s'y déroule une grande procession. Les très nombreux miracles censés s'y être déroulés, comme par exemple de grandes guérisons, font de ce lieu un site sacré, où l'on vénère encore la statue de la Vierge à l'Enfant, dite Vierge Noire. Ci-dessous, cette niche en accolade avait une fonction encore mal connue. Fermée par une porte grillagée en fer forgé, elle contient une relique de la croix, donnée par l'abbé Leroy, ancien curé de la paroisse.

    Cette statue ci-dessous, dite Notre Dame de Bon Secours, symbole du lieu, représente la Vierge telle qu'elle serait apparue à deux chevaliers au XIIème siècle. Tous les 15 août, depuis le Moyen-âge, la Vierge est sortie sur le parvis de la chapelle, où est célébrée une messe. Une note des archives de la paroisse précise qu'il ne pleut jamais ce jour-là, excepté en 1976 lors de la grande sécheresse. La mère Bert de son vrai nom Giraud), pendant la révolution, sauva la sainte Vierge. Des révolutionnaires de Lapalisse étaient venus pour enlever et brûler la statue vénérée. A leur approche, Madame Giraud prit la statue et l'étendit dans son lit. Les révolutionnaires arrivent, cherchent partout: dans la grange, dans la cave, au grenier... Jamais ils n'auraient pu se figurer une cachette si simple et si ingénieuse. C'est ainsi que cette statue a  échappé à la ruine et à la profanation.

    Notre-Dame du Bon Secours de Beaulieu est une vierge debout, statue en chêne d'environ quatre-vingt centimètres. Elle est coiffée d'un voile enveloppant et drapée d'une longue pièce d'étoffe. La robe, très ample, est serrée à la ceinture par un cordon et retombe en larges plis sur les pieds nus. De la main droite, la Vierge tient un sceptre fleurdelisé et, de son bras gauche soutient le saint Enfant qui passe sa main droite autour du cou de sa mère. Il porte dans sa main gauche un globe ressemblant à une pomme qu'il considère avec pitié. L'Enfant est simplement vêtu d'un linge autour des reins. Ses jambes sont croisées en un geste naturel. Le regard de la Vierge, qui tourne la tête à l'opposé de l'Enfant, semble se perdre au loin plein de bonté et d'une certaine tristesse. Le Fils et la Mère, l'un et l'autre, se penchent vers l'humanité pour soulager ses infortunes.

    La statue de Saint Augustin, ci-dessous, l'un des Pères de l'Eglise, grand théologien, représente ce dernier portant un missel. Plus bas, saint Nicolas est représenté somptueusement vêtu, portant une mitre et levant la main droite. Près de l'autel, se trouve la statue de Saint Roch.

    église de saint-prix (en photos)

    manoir de grand-grenier

    Cette maison de maître, de construction symétrique, est flanquée d'une tour carrée, et entourée d'un jardin boisé. Elle est à double corps de logis dont le plus ancien semble, malgré les transformations, dater de la fin du Moyen âge. Les deux bâtiments sont disposés en T et couverts de toits à croupes. Le plus bas comprend deux niveaux, à combles élevés et à trois travées. Le second, plus important, est à trois niveaux.

    maison forte des tonquins

    La maison forte des Tonquins, du XVème siècle, a conservé son corps de bâtiment rectangulaire, d'allure massive, flanqué d'une tour ronde, couverte d'un toit conique et percée d'ouvertures de petites dimensions.

    château des vignauds

    Le domaine des Vignauds était assez important pour avoir laissé son nom au petit hameau et au château. La construction actuelle, plus qu'un château, est une belle maison de maître, produit du commerce et de la vigne. Pas de photos disponibles.